Atelier d’écriture…

Elle repose son stylo, retire ses lunettes, frotte l’arête de son nez puis étire son dos.

Elle se lève et regarde tout autour d’elle,

elle laisse échapper un sourire complice d’une simplicité désarmante.

Des objets du quotidien passent devant ses yeux, elle les attrape au vol et en fait des miroirs.

Elle monte l’escalier pour accéder au toit de pierre qui forme une terrasse où la lumière est sublime.

Elle ré-apprivoise les saisons et l’espace, se connecte à la nature

Elle a le teint si doré qu’il est inutile de le rehausser.

Elle retourne à son bureau et se remet à l’écriture de son roman.

Telle une étrangère, une ombre portée surgissant à cinquante ans de distance elle se replonge dans son passé,

enjambe les époques pour se raconter.

L’oreille éteinte pendant des mois, il lui a fallu du temps pour être dans la résilience et accepter de se reconstruire.

La rupture, c’est la perte de quelqu’un, mais aussi celle de projets.

C’est comme un deuil,

il y a plusieurs étapes avant d’en finir.

Il y a d’abord le déni parce qu’on est sous le choc et qu’on y croit pas,

ensuite vient la colère, on en veut à la terre entière, un rempart contre les vagues de désespoir,

puis c’est le marchandage, on pense qu’on peut changer les choses si on fait des efforts, qu’on peut négocier,

enfin vient la dépression et l’acceptation,

quand on est obligé de sourire alors que notre cœur est déchiré.

Une anecdote à raconter, un chagrin à partager,

j’ai hâte de vous lire.

 

 

 

83 Commentaires
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83 Commentaires

  1. Vincent says:

    Les étapes que vous évoquez en ce qui concerne le chagrin d’amour sont pour ma part un peu différentes désormais et ma manière de me reconstruire est je crois bien à moi en tout cas c’est celle qui me convient.
    Pour moi il est nécessaire de terminer les histoires de la meilleure manière qu’il soit peut être parce que je me suis lancé dans des histoires d’amour seulement quand le terrain me paraissait propice ou du moins en sachant que la personne me correspond. Je ne suis jamais dans le conflit, je n’y arrive pas, je dialogue et essaie quand je déraille (eh oui je suis du signe de la Vierge et je retourne tout très vite dans ma tête) de me raisonner et me mettre à la place de l’autre, je le fais peut être trop par contre.
    Mes rituels sont les suivants, essayer de comprendre pourquoi l’autre ne souhaite plus continuer, le laisser partir mais tout en disant les choses telles que je les ressens, je ne peux laisser partir personne sans m’^tre libéré de mes sentiments et ce pour pouvoir avancer moi.
    J’écoute l’autre aussi et respecte sa manière à lui.
    Une fois que pour moi tout est réglé je sens le besoin de prendre l’air, voir ailleurs, prendre de la distance physique pour éviter cette phase de je négocie.
    Je n’y arrive pas pour moi le doute est le signe que l’histoire n’est pas viable et me fait l’effet de prise de conscience, comme un réveil difficile qu’il faut parfois assumer.
    Ma souffrance passe par la bienveillance et l’idée de faire du bien autour de moi est essentielle et je me rends compte que je me reconstruis en me recentrant sur moi-même ( lectures, photos, écriture, voyages…) et je prends soin des gens que j’aime ou qui m’apportent.
    Je pleure un bon coup dans l’avion mais jamais ne me retourne.
    La personne si elle revient reviendra en qualité d’ami quand je serai prêt et si je le souhaite.
    Voilà je ne raconte pas vraiment un chagrin d’amour, j’en ai eu 3 dans ma vie mais les vis à chaque fois avec moins de tristesse en acceptant qu’ils font aussi parti de la vie.

        1. Florence says:

          Je partage tout à fait ceci après une rupture amoureuse :
          – s’éloigner physiquement de l’autre, ne pas avoir à le voir ni le croiser pour moi c’est vital durant quelques temps
          – se recentrer sur soi, indispensable,( ecriture, sport, lecture, voyage…presque tout pareil!) comme se rapprocher des gens que l’on aime : le donner et le recevoir en fait! je valide
          – votre phrase « la personne reviendra en qualité d’ami si je le souhaite » : mais oui exactement…pour moi, quand c’est fini, c’est fini …la boucle est souvent bouclée
          PS : Je suis volontaire pour partir en voyage si vous avez besoin de compagnie!!!!
          hihihi

          1. Florence says:

            Autre chose ; vous dites essayer de comprendre l’autre….
            Là, je pense différemment, car pour moi ça ne sert à rien, car justement on fonctionne differemment, faire des suppositions, se mettre à sa place… inutile
            En revanche, écouter l’autre vraiment, dire ses sentiments, ressentis…bien sur, ça permet d’éviter des mal entendus supplémentaires … Encore faut il que l’autre soit ouvert à ça…
            Tout simplement rester à sa place, et agir au plus juste dans le respect…éviter de tomber dans le piège des reproches…

    1. Christelle77 says:

      Florence et Vincent, connaissez-vous cette chanson de Marie-Paule Belle qui s’appelle « Quand nous serons amis » ? Elle correspond parfaitement à cette idée de revenir en ami après une histoire d’amour, de retrouver une complicité perdue, une certaine sérénité dans cette relation nouvelle parce qu’on fini par accepter l’autre tel qu’il est.

      Le refrain dit ceci :
      Quand tout ira bien, quand nous serons amis
      Sans plus de mensonges, sans plus de jalousie
      Sans plus de colères
      Sans plus de mystères
      Notre amour sera fini

      Et la chanson se termine par :
      Quand tout ira bien, quand nous serons amis
      Qu’on se dira tout, que tout sera permis
      Enfin la confiance
      Enfin l’indulgence
      Notre amour sera fini.

      1. Florence says:

        Je ne connais pas cette chanson ; les paroles raisonnent guère en moi.
        Amour puis amitié…Pas dans mes habitudes ou bien alors quand il sera passé beaucoup beaucoup de temps…
        C’est comme la vie professionnelle et la vie privée : je mélange peu, chaque chose dans son cadre…je préfère

  2. michel says:

    bonjour, je sais pas quoi vous dire sur ça et la rupture que je suis entrain de faire me pose des problèmes que je supporte pas.je manque du courage pour arriver à me libérer mais je sais que je me remettrais jamais avec elle. Les conflits , je ne l’ai supporte pas et soyons intelligent pour faire les choses sans guerre inutiles. J’ai passer une période pas facile , je n’étais pas très bien mais je reste très objectifs, je reste positif. J’ai pris la bonne décision, je n’ai rien contre mon ex sauf ses colères injustifiés contre moi et surtout je ne lui veut pas de mal. Un jour je rencontrais une compagne peut-être , je souhaite vivre en douceur avec calme, je rêve peut-être mais sais mon souhait. j’ espère qu’ elle me respectera pour ce que je suis, j’ai des défauts mais j’ ai grandi beaucoup dans ma tête .

    1. Christelle77 says:

      Totalement d’accord avec Anne ! Qu’ils sont beaux et touchants notre Vincent et notre Michel, 2 hommes sincères, doux, capables de se remettre en question et qui se mettent à nu ici ! Si je l’avais sous la main, je mettrais bien un smiley avec des cœurs à la place des yeux ! J’espère que vous n’aurez pas à attendre trop longtemps pour rencontrer votre vraie chère et tendre !

  3. Nurse 24 says:

    Bonjour Sabine, comment allez vous!?
    Belle explication sur la rupture et le processus de deuil. J’ai eu cela à l’école d’infirmière et ce jour là j’aurais préféré que cela soit vous qui nous donniez ce cours. Ça aurait été moins barbant!!!🤣
    Bravo à Michel et Vincent, effectivement c’est très touchant et j’attends d’autres commentaires pour en prendre pleins les mirettes.
    Je n’ai pas de souvenirs en particulier, juste un constat, je partage mon vécu.
    Pour ma part, après de nombreuses fois, il arrive un temps où lasse, on se réveille et quel bonheur!!!!! L’énergie revient comme revigorée.
    Heureusement, ce n’est pas impossible, il faut juste du temps et de la patience. Quelques larmes, pensées nostalgiques et soirées entre amis plus tard, on s’en remet. Votre cœur est peut-être brisé mais, ne vous inquiétez pas, cela se répare. Après une rupture, vous en ressortirez plus fort.
    On apprend toujours d’un processus de deuil, que ce soit de la mort de quelqu’un ou d’une rupture sentimentale…peu importe quoi on apprend ! Et c’est en apprenant qu’on grandit, qu’on s’élève vers le haut parce qu’il faut prendre le temps plus ou moins long (pas trop quand même sinon il s’agit de se torturer ) pour décortiquer, de retrouver seul dans ses pensées, analyser et ce, jamais en se mentant. Se dire toujours la vérité entre soi et soi, source de bien-être. Si cette vérité triomphe, elle sera source de liberté et elle va éclabousser sur les autres.
    Je me dis aussi que les ex ou la répétition d’histoires similaires sont comme la prison, si tu y retournes c’est que tu n’as rien compris! On a le destin qui nous offre ce genre d’expériences pour comprendre ce à quoi on aspire réellement, ce à quoi nous sommes vraiment, on s’oublie parfois mais on y revient aussi!
    On fabrique aussi et donc on a la vie que l’on mérite!
    Biensur c’est scandaleux de souffrir d’où la colère.
    Puis comme vous le dites, il y’a le marchandage….quelle horreur c’est de la manipulation, d’où l’amour se négocie????? Comment peut on dire à quelqu’un que l’on aime et le tirer vers le bas, l’entraînant dans son désarroi ?
    À chacun sa responsabilité, à chacun d’assumer sa rupture !
    Ça bouffe de l’énergie c’est tout ce que cela fait et l’énergie c’est vital!
    Enfin arrive l’acceptation, cette vérité qui nous sourit et qui nous envahit d’un souffle dont les poumons n’ont même plus la place pour accueillir cet air si vivifiant.
    Vous allez encore dire que je me répète…le lâcher prise!!!!! Se laisser aller, se laisser porter par un avenir radieux, se laisser respirer, se laisser vivre, se respecter, se dire la vérité, dure à entendre mais c’est elle qui éveille et élève.
    Ne pas avoir honte de s’être trompé, jamais! Être indulgent avec soi même. Il est toujours tant de bien vivre!
    Une rupture c’est une fenêtre à moitié ouverte, on y entrevoit toujours une lueur d’espoir.
    Voici mon constat, vous a-t-il plu?😁

        1. Anne64 says:

          Vous avez un talent fou pour trouver les mots justes, je suis d’accord Sabine, excellent !!! 🙂 Ce que j’apprécie aussi c’est votre attitude toujours positive quoi qu’il se passe et la hauteur que vous savez prendre. Vos écrits me font également réfléchir et c’est super !

        2. Sabine Thierry says:

          c’est comme la chanson de Jacques Brel, ne me quitte pas, tout le monde pense que c’est une belle déclaration d’amour à une femme en réalité il le disait lui même, pas du tout c’est un constat simplement de la faiblesse de l’homme face à une rupture et moi, je rajouterai faiblesse de l’homme comme de la femme, beaucoup perdent leur dignité dans la souffrance.
          C’est comme les femmes qui hurlent de douleur en accouchant alors que d’autres pudiques serrent les dents!
          Les gens se suivent et ne se ressemblent pas.

          1. Carole says:

            Je découvre le sens pour Brel. Je l’écouterai différemment.
            L’être humain se révèle dans la souffrance. Face à soi même et seul face à soi même, on se découvre, on apprend qui on est. Pas d’échappatoire. La vérité en face.
            Comme un exercice pour appréhender la souffrance finale qui sera la mort. On sera seul.
            Je ne veux pas plomber l’ambiance mais j’écris spontanément ce qui me vient.

          2. Nurse 24 says:

            Merci Anne 64, oui je suis une éternelle optimiste parce que je considère la vie bien trop courte, défile à toute vitesse donc je veux profiter de tous mes instants là p’si heureuse possible.
            Comme le dit si bien Sabine, la faiblesse c’est un poison, c’est manquer de courage, ce n’est pas être digne de soi même . J’ai été faible je l’avoue, je n’en ai aucunement honte, mais qu’est ce que j’ai appris!!!!! Une perte de temps énorme puisqu’aussi j’ai mérité ce que j’ai fait, j’ai répété des situations et j’assume !!!! mais je fais toujours confiance au destin.
            Comme le dit Carole, la mort d’un proche, pas de retour en arrière, on avance.
            Une rupture, le risque est de retourner en arrière et là…aïe….a ses risques et périls mais faut assumer si ça déraille et ne pas se morfondre!
            Pour moi, l’amour vrai et véritable, le seul et unique ce n’est pas de l’attachement parce que trop souvent empreint de manipulation. Il attend que l’autre soit source de bonheur pour soi. C’est comme confier un mandat interminable à quelqu’un. L’attachement est selon moi et mon vécu, souvent associé à un mal-être. Il est davantage porteur de souffrance et relié à l’ego, à l’insécurité et à la peur de se retrouver seul….Il donne souvent une fausse impression d’être en amour mais en fait, c’est comme si la personne rencontrée devenait l’objet qui vient remplir un vide. Cela est inconscient tant qu’une démarche d’autonomie affective n’est pas entreprise.
            L’amour nous amène à ressentir de la plénitude. Il permet l’émergence du respect, de la simplicité et du naturel. Il ne nécessite pas de façade pour séduire à tout prix. Aimer, c’est s’aider mutuellement à grandir en harmonie et avec joie. Le contrôle et le rôle de sauveur n’ont pas leur place. On veut le bonheur de l’autre sans oublier le nôtre qui est la base fondamentale à respecter. L’amour c’est aider pas sauver!!!! Selon moi, une relation si elle ne peut pas supporter la vérité dans son entièreté, n’est qu’une relation partielle et vouée à l’échec.
            De l’authenticité et la vérité jusqu’au bout et face à face…. et le reste qui suit c’est du gâteau! Les doigts dans le nez!!!!!
            Je suis forte maintenant mais encline à vivre harmonieusement…une si douce mélodie et un bon rock’n’roll !!!
            Et puis même, pourquoi être pressée de tout comprendre, accepte et apprécie l’inconnu, laisse la vie te surprendre , me répète je souvent!!!!
            Qu’est ce que je suis bavarde aujourd’hui ! Oups!

          3. Josiane says:

            Je ne savais pas pour Barbara ,je l’ai appris sur ce site il y a quelque temps,et pour Jacques Brel,je ne savais pas non plus, je ne vais pas l’écouter de la même façon,,comme quoi…. j’ai lu avec attention ts
            vos commentaires,….

    1. Christelle77 says:

      Quelle philosophie de vie ! On parlait de sagesse il y a quelques temps, je crois bien que vous avez atteint le Graal ! Quand je vous lis, je me dis souvent : « Punaise, mais elle a raison !! ». Et puis malheureusement, on ne se refait pas, et il n’est pas toujours facile de franchir soi-même le pas. Mais à force d’entendre cette philosophie positive du lâcher-prise, de l’ouverture d’esprit et de l’amour que l’on doit se porter pour le donner à d’autres ensuite, on va bien finir par arriver nous aussi, les craintifs, à s’approcher du Graal !!
      Bref, n’hésitez pas à vous répéter ! On aime !

      1. Nurse 24 says:

        Merci Christelle. Ne vous inquiétez pas j’ai du bagout!!!! 😂
        J’aime la vie et veut la vivre heureuse et épanouie au maximum ! Je suis une gourmande, une épicurienne !
        Il n’y a aucune raison de ne pas y arriver!!!!
        Comme tout le monde, j’ai des hauts et des bas.
        Rien est impossible !!!!! Rien!

        1. Nurse 24 says:

          Et puis, j’ai du bonheur à revendre ! Profitez en c’est les soldes! 😂
          Seulement, le bonheur se partage à qui veut bien comprendre et accepter que c’est un échange, pas une prison!

  4. Carole says:

    Ma rupture unique, mon deuil, je l’ai posée par l’écriture il y a quelques mois dans la rubrique « La Veuve-extrait ».
    – « Il y a d’abord le déni parce qu’on est sous le choc et qu’on y croit pas », C’est tellement vrai, ce n’est pas concevable que l’on vous arrache l’être cher que vous chérissez. Donc oui déni il y a.
    -« ensuite vient la colère, on en veut à la terre entière », Je n’ai pas connu ce sentiment de colère et je ne sais pas pourquoi?
    « vient la dépression et l’acceptation », Plutôt de la mélancolie, L’acceptation car pas le choix.

    Finalement, pour moi, cela raisonne plus sur le thème d’une rupture amoureuse que sur un deuil même si le deuil est une rupture. Dans une rupture on peut espérer un retour en arrière. Dans le deuil, pas de retour en arrière possible alors on regarde droit devant car on ne peut faire autrement.

    Oui après un deuil, on est changé, on a grandit, on est plus fort, on se dit que l’on a plus peur de rien car on a vécu l’insurmontable. Tout est possible, pas de limite.
    A fond la Vie!

      1. Florence says:

        je rejoins Carole sur le vecu du deuil…
        Meme s’il y a 20 ans pour moi : le déni, je ne sais pas, simplement que la terre tremble, longtemps et qu’on a le sentiment d’injustice profonde
        Comme Carole, pas eu de sentiment de colère, mais oui de mélancolie, de profonde tristesse… ET oui pour l’acceptation car seul choix que celui d’avancer pour ma fille surtout et en mémoire du mari parti ,qui c’est sur , voulait qu’on se batte ….
        Donc pour moi la rupture amoureuse ne se vit pas de la meme façon qu’un deuil. J ai envie de dire qu elle est beaucoup plus facile à surmonter…en tout cas pour moi.
        Mais la question est : ai je vraiment été amoureuse après ce deuil…
        Pour etre honnete, je répondrai que non… sans doute car je me disais que aimer était dangereux, alors je pense m etre protégee comme cela… et forcément je ne pouvais et ne peux rencontrer la bonne personne… j’en suis consciente
        Déjà, dans le deuil, il y a toujours et encore de l’amour envers celui qui est parti…et c’est chouette, ça renforce
        Dans les ruptures amoureuses, ce sentiment d’amour change, s’évapore…
        Donc pour moi, le lien d’amour n’est pas le meme, ni sa guérison…

        1. Carole says:

          Je comprends Florence.
          Je ne suis pas certaine que la rupture amoureuse soit plus facile à surmonter que le deuil.
          Le bonheur après un deuil est possible; il faut juste être convaincue que c’est possible, qu’on en a le droit, que ce n’est pas trahir celui qui est partit.
          Ne pas avoir peur. Vouloir vivre à tout prix.

          1. Florence says:

            vous l’avez bien résumé : qu on a le droit…
            Tout est là, s’autoriser….et jusqu’ici justement c’est ce qu’il me manque…je ne me suis jamais vraiment autorisé…pas par rapport à celui qui est parti, mais par rapport à ma fille …j’ai vecu à travers elle en fait, dans les responsabilités et en me mettant entre parenthèse, d’autant qu’elle a eu toujours beaucoup de mal à accepter un autre homme à la place de son père qu’elle n’a pas connu ( elle était dans mon ventre quand il a eu son accident) … et moI dans la culpabilité…alors…
            Elle a 20 ans aujourd hui , je pense que l’heure arrive que l’on prenne chacune notre envol… ça va se faire naturellement…

  5. Carole says:

    Oui sans doute, je dis sans doute car je n’ai pas connu dans cette vie de rupture autre que celle d’un deuil. Vos textes nous poussent à réfléchir et c’est vraiment intéressant ces échanges entre nous.

  6. Nurse 24 says:

    Vous savez Carole, je crois que ce n’est pas l’âge qui est synonyme de maturité, des gens plus vieux que moi sont en souffrance continuelle. Et pourtant ne dit on pas l’âge de raison et de la maturité ! Foutaise!!!! J’ai juste compris. Je suis une boule d’énergie et un optimisme qui ne m’a jamais quittée. On m’a vidée de cette énergie car on a pris mes forces ou j’en ai trop donné aussi! Quand on a plus d’energie, on se tue à petit feu. Mais comme en plus je suis une résistante sans borgnes car je sais encaisser, c’est pour cela que ca a duré longtemps. Au moment où on se sent asphyxié … j’ai remonté à la surface pour respirer, quand on dit à la surface c’est vers le haut! J’ai tendu la main où on l’a tendue vers Le bas. Maintenant je tend la main mais si on me tire dessus, je lâche! Et ce n’est pas sur moi que l’élastique va claquer!!!! Chacun a sa responsabilité. Aider pas sauver.
    En tout cas, ce qui est certain, est que l’on doit respecter toutes les étapes du processus du deuil, les franchir une par une, un retour à l’étape précédente est possible parce qu’on a été trop vite ou on se mentait à soi même. Toutes les étapes sont capitales. Elles n’ont pas de notion de durée mais de compréhension. Seule solution pour accéder à l’ultime étape, elle est éternelle.

      1. Nurse 24 says:

        Du tempérament oui…la vie m’a giflée à plusieurs reprises jusqu’au jour où elle s’en est pris une carabinée!!!! 😂😂🤣
        Mais la douceur ne m’en quitte pas, elle me colle à la peau!
        Vos commentaires sont lourds de bonheur pour moi, un grand merci comme ça ♥️

  7. Christelle77 says:

    Très beau texte, plein de douceur, de tendresse, d’empathie pour la femme décrite. Et puis surtout, un texte qui est une vraie leçon de vie parce qu’il explique que, quoi qu’il arrive, le chemin qui mène de la mort à la résurrection amoureuse nécessite des étapes auxquelles il faut se confronter et qu’il faut franchir, une par une. Et même si ces étapes sont difficiles à vivre, ce sont elles qui finiront un jour par nous ramener à la vie.
    Je n’ai pas d’anecdote à raconter parce que je suis bien trop trouillarde pour m’engager dans un chemin qui peut potentiellement m’amener à vivre ces étapes. Je n’ai jamais eu le goût du risque (même si, du coup, je me prive de l’adrénaline que cela apporte !). Mais faute d’anecdote, je vais citer une nouvelle fois cette merveilleuse chanson de Barbara, qui rappelle comme vous Sabine, qu’il faut affronter ses démons :

    « Il est, paraît-il, un rivage
    Où l’on guérit du mal d’aimer.
    Les amours mortes y font naufrage,
    Epaves mortes du passé.
    Si tu veux que ma joie revienne,
    Qu’au matin, je puisse sourire
    Vers ce pays où meurt la peine,
    Je t’en prie, laisse-moi partir.
    Il faut de mes amours anciennes
    Que périsse le souvenir
    Pour que, libérée de ma chaîne,
    Vers toi, je puisse revenir. « 

    1. Carole says:

      De lire Nurse et puis juste après Christelle, c’est drôle!
      Gros éclat de rire!
      Je serais scénariste, je trouverai truculent de vous mettre en scène.

        1. Christelle77 says:

          Pour le coup, moi aussi !! Et comme j’ai beaucoup d’humour sur moi-même, je pourrais même m’auto-vanner dans l’hypothèse ou vous n’oseriez pas le faire !
          … Pff… je dis n’importe quoi ! Nurse 24 ne pas oser faire quelque chose ?! C’est ridicule !! lol
          Vous savez ce qui est le pire ? C’est que je suis persuadée que Nurse serait suffisamment convaincante pour que je finisse par la suivre ! Bon, je sortirais certainement des phrases comme : « Non mais ça va pas ! » ou « Mais tu es folle ! » ou « Moi vivante jamais, c’est bien trop risqué ! » mais je finirais bon an mal an par écouter ses « Mais si on y va ! » et ses « On a qu’une vie, vivons-là à fond ! » ou ses « Mais qu’est-ce que tu risques de toute façon, à part d’être heureuse ? ». … Bref, je suis sûre que Nurse 24 pourrait me retourner comme une crêpe, si vous me permettez l’expression ! Pour peu que Sabine y aille aussi de son refrain…

          Mon dieu, pourvu que je ne les croise pas toutes les deux en même temps !! 😂😂😂😂

          1. Carole says:

            C’est tout à fait ça Christelle, cette sensation que Nurse peut embarquer tout le monde dans ses aventures et en plus elle nous en donne l’envie! Une chef de bande

          2. Nurse 24 says:

            L’autodérision j’adore!!!! Une de mes philosophies! Je ne force jamais je propose, je vous laisse le choix. J’argumente oui, on a qu’une vie, le risque n’évite pas le danger mais je fonce! Qui m’aime me suive et je respecterai toujours le choix de chacun. J’ai toujours bonne intuition, je porte chance !!!!
            Et si on choisit Sabine pour écrire une pièce de théâtre, après tout, écrire pour écrire, ça lui donnera une autre couleur dans sa palette arc en ciel !

      1. Nurse 24 says:

        Merci à vous Sabine. Franchement en toute sincérité, ce blog est simplement à votre image, de la simplicité, décrypter, de la réflexion, de l’entraide et tout est désintéresse et cela rend magnifique comme vos écrits.
        Je pense que toutes ici nous sommes des vraies femmes. Selon moi, une vraie femme ne jalouse pas, on ne se critique pas, pas de rivalité ! Mais on s’encourage, on se soutient, on s’inspire, on se motive les unes les autres, on s’écoute
        Je n’oublie pas ces messieurs dont je pense que leur sensibilité est courageusement citée, digne même!
        J’aime la vérité qui émane de ce blog et de toutes ces personnes qui le suivent

  8. kittie says:

    quand je vois la photo ça ma fait penser a : je t aime ,un peu, beaucoup, passionnement , a la folie , pas du tout. le deni , la colere le marchandage,la deppression , l acceptation ce sont les etapes a vivre apres une douloureuse rupture mais le pire c est quand malgre tout ça et apres des annees cette personne vous reviens a l esprit de temps en temps avec une douleur qui vous noue le ventre et vous ne savez pas pourquoi.

  9. Carole says:

    Pour encore rebondir sur cette question de la rupture amoureuse,
    sur finalement : cette peur de rester seule comme le mentionnait Nurse,
    je vous invite à regarder sur youtube une vidéo que j’ai découverte aujourd’hui et qui m’a fait du bien: « Liberté, chemins de traverse et Combativité » d’Antoine de Maximy (pour ceux qui connaissent l’émission J’irais dormir chez vous).
    Ou simplement d’être libre, sans entrave, rend heureux !

    1. Christelle77 says:

      Excellente vidéo ! J’aime bien Antoine de Maximy. Il est plein de sagesse, plein d’humour sur lui-même. J’en retiens ce que Sabine nous a souvent dit et qu’il dit aussi lui-même : faire en sorte d’être à sa place pour être heureux, faire les choses (même s’il faut combattre) pour ne pas avoir de regrets. Faire en sorte qu’on puisse se regarder en face et dire : « j’ai réussi ma vie ». Et puis j’aime bien cette idée qui fait l’objet d’un dicton mais qui fait souvent qu’on vous regarde comme un extraterrestre quand vous dites : « L’argent ne fait pas le bonheur et je préfère m’asseoir sur mon salaire actuel mais être heureuse plutôt que de continuer à gagner autant en me faisant chier ». Le jour où on mourra, on emportera les souvenirs de toutes nos vies… mais pas nos économies ! Et ça aussi, Sabine nous le rappelle régulièrement !
      Bref, Antoine, Sabine… même combat : celui de nous aider à vivre heureux !

      1. Carole says:

        Et raconté en 16 minutes comme un sketch de Vie, si simplement, si vrai, si humblement avec drôlerie, auto-dérision, j’ai éclaté de rire en la visionnant et ça fait tellement du bien! Oui cela aide à nous aider à vivre heureux en effet.

    2. Nurse 24 says:

      J’ai regardé la vidéo ! Génial !!! Effectivement vivre sans entrave c’est une forme de liberté mais l’entrave dont il fait référence aussi et qui me parle est les doutes que nous nous fabriquons pour ne pas avancer, prendre des risques pour ne jamais regretter, de se dire que même si on perd on a au moins essayé. C’est ce qu’il appelle la combativité et j’adhère totalement! Pour obtenir ce dont on souhaite, il faut se battre intelligemment ! Il parle de l’échec en se disant que même si on obtient pas ce qu’on veut, ce n’est pas grave en soi car autre chose de bien va nous arriver, une chose entraînant une autre.
      Au final, en étant dans cet état d’esprit, à oublier ces doutes qui nous parasitent, nous sommes nous mêmes, on peut dire qu’on a réussi sa vie! La vie n’est elle pas un voyage ??? Biensur que si!
      Merci pour ce partage Carole!

  10. sylvie méditerranée says:

    Une rétro – prospective……..
    J’ai vécu pendant plus de 11 ans de souffrance avec le père de mon fil.
    J’avait 20 ans j’était réserver ,introvertie , et pratiquement pas beaucoup sortie, j’ai rencontrer cette individu .
    Car il resta à l’image de lui même : un alcoolique et violent , envers mon fil ,et surtout contre moi.
    Et surtout tous les Week-end avec ses copains ce n’était pas que l’apéro ,plutôt des beuveries, successives, et j’en passe.
    Le temps à fait comme sablier il s’écouler , je vécu souvent la peur au ventre car l’alcool le rendait de plus en plus violent.
    Même un jour il ma menacer avec son fusil ,il le pointa face moi et à mon fil.
    Ce soir là ma décision fût finale fuir.
    Je suis partie dans la nuit avec mon fil ,pendant que celui-ci était dans son sommeil , mais avec un sacrée boule au ventre , et surtout une grande peur .
    Mais une fois la porte fermé derrière moi je savait qui il avait la liberté , et surtout ne plus vivre dans un déni, et plus à subir ces humeurs d’alcool.

    Aujourd’hui une vie reconstruite avec une totale sérénité ,un regard différent sur le monde ,car j’ai passé toutes les étapes de votre récit Sabine .
    Cela fait 27ans maintenant que j’ai l’AMOUR avec mon Mari : et une grande complicité. Avec beaucoup d’Amour mais pas de guère .
    ( pour la photo et très sympa; nous pouvons l’effeuiller cette jolie fleure, Je t’aime, un peu,beaucoup passionnément , et beaucoup beaucoup pour tous les amies, et amis du blog ainsi que pour jolie SABINE.

    .
    L

    1. Nurse 24 says:

      Quel courage! Bravo!!!
      Pour avoir souvent vu des femmes soumises à la violence voire battues quand je travaillais aux urgences, peu s’en sortait….
      Vous avez de quoi être fière et digne!
      Vous avez su prendre votre chance qui vous a conduit vers le véritable amour!

      1. sylvie méditerranée says:

        MERCI Nurse pour vos mots (car il avait gagné la garde de mon fil avec des dessous de tables) car il travailler pour la fonction public .
        Mais moi j’ai gagné l’amour et cela il na pas pu me le prendre.
        MERCI une sacrée petite famille le blog.

    2. Carole says:

      Super.
      On a j’imagine tous et toutes en tête des femmes qui sans le vouloir n’arrivent pas à casser le schéma et retombent inlassablement avec le même type d’homme.
      Pour le coup, grand ménage pour vous avec grand courage et au final l’Amour.
      Comme quoi, cela vaut le coup!

      1. sylvie méditerranée says:

        Merci Josiane de votre témoignage .
        L’instinct d’une maman est protéger son enfant avant tout et contre tout.
        Je suis sur que toutes ses dames ont beaucoup de mérite , mais à l’heure actuel c’est inconcevable nous avons une justice à deux temps.

  11. Lili says:

    Je suis FAN de ce texte Sabine mais vraiment fan, c’est l’un des plus beaux et pourtant ils sont nombreux…j’ai lu attentivement à plusieurs reprises. J’ai lu les commentaires. J’ai une autre lecture, on a chacun sa propre lecture par rapport à sa propre vie, à soi. Vous, vous êtes en haut, la seule qui êtes capable de savoir ce que chacun d’entre nous ressent, à avoir de multiples lectures…
    Et souvent, on réagit par rapport à un vécu, passé ou actuel.

    Tout d’abord, j’aime cette marguerite, c’est l’une de mes fleurs préférées. On a tous joué à « je t’aime, un peu… »

    Concernant ma petite personne, j’y vois la rupture d’avec soi-même, d’avec ma vie. Je ressens les étapes successives que vous y décrivez : le déni, la colère, le marchandage, la dépression et enfin l’acceptation.
    Tout ça avec le sourire ! C’est étrange d’ailleurs cette dichotomie entre cette béante souffrance masquée par un sourire !
    Etre et ne pas être dans la vie, être passive, se révolter parce que trop lourd à porter alors qu’il y a tellement de souffrance autrement plus grande dans ce monde que la mienne, faire des tentatives d’efforts en se disant que ça devrait vite payer et puis redescendre dans les bas-fond parce que seule, parce le tunnel semble interminable et enfin, se dire que c’est comme ça et qu’il faut avancer, et régler les problèmes les uns derrière les autres, affronter, endurer puis agir enfin ! Et se dire, que, au moins on aura essayé d’être acteur de sa vie et de prendre les choses comme elles viennent du mieux que l’on peut.
    Voilà la lecture que j’en ai.

    Le livre, le livre…à lire, à offrir parce qu’il sera rempli de sagesse, plein de bon sens, de bases de réflexion…
    On l’attend !!

    « Elle retourne à son bureau et se remet à l’écriture de son roman »

    1. Nurse 24 says:

      Vous avez raison Lili, notre vie nous influence dans nos philosophies. J’ai fait aussi le deuil d’un passé, comme vous
      Effectivement, vous y aviez pensé, la photo bien choisie évidement, Sabine maîtrise l’art du texte comme de la photo. Une fleur bien jolie. Comme nous tous, nous avons pleins de pétales, arrachés d’autres bien accrochés !

  12. Florence says:

    Au final, s’il a rupture, est ce parce qu’il y a beaucoup plus d’illusions, d’attachement, d’accomodement pour combler « un vide ou une non acceptation de la solitude » que d’un véritable amour ?…
    Alors peut etre qu’une des solutions est de s’aimer soi meme avant de pouvoir aimer et se faire aimer véritablement de l’autre …

    1. Carole says:

      OUI, s’aimer d’abord Soi, se faire plaisir d’abord pour Soi, prendre soin de Soi est pour moi un préalable pour ensuite rencontrer l’autre dans ce que l’on est vraiment.
      En ce moment, je relis souvent cette phrase qui raisonne en moi : « Quand tu n’attends rien de personne, tout le monde se sent en sécurité, même Toi même »;
      C’est le début de la Sagesse, mais ça c’est une autre histoire.

      1. Florence says:

        Je partage cette phrase qui est très juste, et j’avoue que j’en use depuis pas mal de temps.
        Et je dois reconnaitre que je me sens plus « lègère » en effet , et c’est magique car les choses se déroulent plus facilement aussi, mon approche etant tout autre.

  13. Pascale says:

    Beaucoup de plaisir à lire les commentaires de chacun également …
    Les ruptures ont toujours été difficiles pour moi, les étapes aussi encre une expérience doulourouse … je ne sais pas comment je vais passer, lâcher … Les textes m’enrichissent en tout cas, me font réfléchir …

  14. Sabrina PO says:

    C’est vrai que sur ce blog prime la bienveillance . J’ai lu des textes pleins de tristesse et pleins de sourires aussi.. où lorsque certains se retrouvent le moral dans les chaussettes et bien n ‘abandonnent pas et se relèvent pour continuer à croire et faire ce qu’il faut pour que demain leur soit meilleur et ça c’est Énorme , car ça veut dire avancer ..
    Bravo à tous pour votre belle singularité et le partage de vos belles histoires .. qui donnent à réfléchir.. et Merci à vous ,Sabine.

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