Atelier d’écriture…

A la fin de la seconde guerre mondiale,

dans une petite ville de province,

une jeune fille est tondue, par son ami d’enfance sur la place publique pour avoir vécu une histoire d’amour avec un soldat allemand.

Après cette humiliation publique, elle décide de se venger…

 

Parce qu’enfin Christelle est en vacances, et qu’elle n’aura plus d’excuse,  Lili posée en Espagne, non plus..

et vous tous les autres… parce que vous avez envie de jouer le jeu,

parce que ça pousse à penser,

je vous propose d’écrire un peu, et d’imaginer une suite.

Tandis que fleurissent les vacanciers sous le soleil de l’été, restez singuliers, bien à l’ombre et au frais.

Prenez le temps de vous poser afin de noircir à votre tour cette page.

J’ai hâte de vous lire.

 

38 Commentaires
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38 Commentaires

  1. christelle77 says:

    En vacances ?! … Mais qui doit écrire un rapport de stage à rendre pour le 3 septembre et tout un tas de documents en lien hein (dont une note de synthèse… Truc barbare s’il en est !) …pfff… C’est vraiment trop injuste !!
    Mais bon, j’ai mes nièces aujourd’hui donc ça va être chaud mais ce soir ou demain, promis, je me vengerai !!! (enfin, j’écrirais une histoire de vengeance je veux dire… 😁). 😉

  2. Lili says:

    En Espagne ?! pas encore !!…Mais qui doit ficeler les derniers détails, s’assurer que tout a été pensé, croiser les doigts pour tout charger dans la voiture ce soir et partir à l’aube demain matin avec mes 2 ado/pré-ados ???
    Je ne promets rien…mais je vais y réfléchir, elle mérite vengeance !!!

    1. christelle77 says:

      😂 Courage Lili ! Projette-toi dans le post départ ! L’Espagne, le farniente, la sangria, une liberté retrouvée hein ?! 😁… 😄

  3. Josiane says:

    Être humiliée publiquement….comment oublier,de plus par son ami d’enfance,….je pars faire l’après midi,au frais..😊je me joins à vs ts pour souhaiter bonne route àChristelle et lili 😊

  4. nurse 24 says:

    C’était début juin 1945 où l’air de l’été,mêlé à la libération et à la France victorieuse, rendait à son peuple un nouveau vent de liberté. Colette avait 20 ans. Elle avait été la serveuse du bar du village « le bar de l’amitié ». Non loin de Paris, ce village comptait environ 500 âmes. Tout le monde se connaissait. Elle avait perdu ses parents à l’âge de 14 ans suite à un tragique accident de voiture. Son père, était issu d’une famille riche et avait fait fortune dans le champagne. Orpheline, elle dût se resoudre à vivre chez sa tante, la sœur de sa mère. Ses nouveaux parents, tous deux épiciers, n’avaient que faire d’elle. Ils n’étaient pas riches mais vivaient bien remerciant le marché noir de la guerre, leur donnant une importance à leurs yeux mais qui en réalité n’en était pas une. Mais surtout, ils savaient que les parents de Colette avaient souscrit à une assurance vie leurs permettant d’avoir une rente plutôt confortable, normalement constituée pour assurer l’éducation de la jeune fille. N’étant pas majeure, Colette n’avait pas le choix. Une fois le certificat d’étude en poche, elle se résout à travailler comme femme de ménage puis empocha à 19 ans le travail de serveuse dans le bar du village. Sa rente, elle n’envoyait pas le moindre centimes.
    Encore sous occupation allemande, par une matinée, une voiture noire se gara sur la place du village. Un officier allemand y descendit et s’avança vers le bar. Il demanda de quoi se laver et de quoi manger. C’était Friedrich et avait 32 ans. Elle s’exécute, avait-elle le choix? Il venait d’effectuer un long voyage. Il paya et s’en alla. Elle se disait pourquoi bon payer , il faisait bien ce qu’il voulait. Mais se disait tout de même que sa politesse et son savoir vivre allait de pair avec son charisme et sa prestance si élégante.
    Non loin de là, le QG de la Wehrmacht avait fait escale pour un temps indéterminé dans le monastère à quelques kilomètres de là. On se disait dans le village qu’un nouvel officier allemand nouvellement arrivé présageait une suite des plus pessimistes. Les allemands avaient essuyé une raclée à Stalingrad il y a quelques mois, la Résistance s’organisait de mieux en mieux et on commençait à parler de débarquement américain…le début de la fin? Quoiqu’il en soit, Friedrich trouva son repas tellement bon au bar, mieux que leurs rations qui se faisaient de plus en plus infectes, qu’il revint souvent,plutôt le soir. Colette, elle , faisait souvent la fermeture, au moins jusqu’au couvre-feu. Il la contemplait à dresser les tables avec sa manière quasi militaire, pas un pli sur les nappes vichy, la salière et la poivrière autour d’un petit pot de fleurs conjointement à l’identique sur chaque table. Et puis, Colette était une jolie jeune femme paraissant plus mûre que son visage jeune. Il aimait aussi son caractère quelque peu autoritaire quand il s’agissait de remettre à sa place des hommes maladroitement idiots et machistes. Elle aimait l’élégance et le respect et le faisait savoir.
    Le couvre-feu bientôt là faisait fuir les derniers clients, la présence de Friedrich servait aussi d’alarme. Étants seuls à présent, il osa un soir prendre conversation avec elle. Puis, avec le temps, elle devenait banale. Toujours seuls bien sûr, chacun racontait s vie et son pays leur donnant l’impression que la guerre est loin derrière eux. Restée loyale et droite envers son pays meurtri pour la deuxième fois en même pas un demi siècle, l’assaut du cœur a été plus fort dans un moment où la raison nationaliste perd sa bataille contre un baiser plus explosif qu’un tir de canon. La visite régulière de Friedrich avait semé le doute dans les yeux de Jules ou a réveillé sa jalousie, lui le meilleur ami de Colette, secrètement amoureux. Il passait tous les soirs avant le couvre feu boire un canon pendant son service. Sauf un soir, rentré tard, il se faisait discret dans le village la nuit tombée, fallait pas se faire prendre. Rentrant chez lui, il surpris une lueur par la lucarne qui donnait dans la cuisine du bar. Abasourdi par ce qu’il voit, sa belle enlacée passionnément par cet allemand, une étreinte des plus amoureuses dont les jambes de Colette enroulées le bassin de Friedrich, jupe relevée laissant entrevoir la jartière, ne faisant aucun doute quant à l’avancee de leur relation.
    C’était début 1944. Elle ne se doutait pas les jours et les mois qui ont suivi, l’orage de leur amour allait gronder au delà des portes du village. Quaelques semaines plus tard, Friedrich quitta le village pour rejoindre le reste des troupes, agglutinées les unes aux autres aux portes de la mer du Nord et de la Manche, et croyant attendre le débarquement américain à cet endroit. Elle ne le reverra jamais.
    Elle quitta son travail par choix trop pénible d’être insultée et tripotée puis par obligation, son oncle et sa tante, honteux, la réduisent au rang qu’une moins que rien à leur domicile. Jules, quant à lui se voyait fier d’avoir défendu l’honneur de son pays, croyait il….mais ne s’arrêtant pas là, au lendemain de l’armistice, il se proposa comme celui qui allait devenir son bourreau, lui rasait la tête, comme à un pouilleux.
    Des mois passèrent, ses cheveux avaient repoussés tandis que son corps s’amenuisait. Une coupe à la garçonne, que va-t-elle devenir?
    Le jour de ses 21 ans, elle reçoit la lettre d’un avocat parisien, lui ordonnant de venir le rejoindre à Paris afin de respecter la volonté de ses défunts parents. Maître Clément avait bien connus ses parents, des gens d’une gentillesse exemplaire. Il lui annonce qu’elle va recevoir pour sa majorité une somme d’argent monumentale. Il s’occupera de tout, de lui ouvri un compte en banque. Perdue dans ses pensées sur le chemin du retour, elle de demanda bien de ce qu’elle va pouvoir faire et comment leur annoncer. Puis, à son arrivée, ses faux parents demandèrent alors le caractère de ce rendez-vous sans lui demandait si elle a fait bon voyage. Spontanément, elle leur repondit que leur avocat lui a simplement donné une lettre de ses parents pour sa majorité et un appartement à Paris. Que pour finaliser ce petit héritage, elle doit y retourner pour des papiers. Préparant insidieusement sa fuite, elle prend une petite valise avec le strict nécessaire, pièce d’identité et souvenirs de ses parents, laissant le reste de ses affaires pour ne pas éveiller les soupçons. Voilà repartie à la capitale, Maître Clément lui confie les documents relatant l’héritage et lui demanda ce qu’elle va faire de sa vie. Elle repondit loin d’ici, je pars explorer le monde. Elle ne revînt jamais dans son village.
    Fuir, c’était tout ce qu’elle voulait, refaire sa vie, se refaire une santé tout en n’oubliant pas ce qu’elle etait.
    Elle voulait voir du pays, rencontrer d’autres cultures, voulait se mélanger à d’autres coutumes. Elle décida de prendre la route vers le Sud de la France. À Marseille, elle prit le bateau pour l’Afrique. Le Maghreb sera sa première escale. Du sable à perte de vue, inimaginable. Derrière les dunes, un coucher de soleil lui prédit des lendemains incertains mais d’une telle intensité qu’elle en oublie presque ses souffrances. Elle ne sait pas pourquoi mais elle ira mieux. Pour elle, la vengeance est une bassesse infligeant à son auteur une honte à l’humanité. Parcourant la région pendant de longues semaines, elle ira jusqu’en Afrique noire, en Guinée. Maître Clément y avait des affaires et en avait parlé à Colette. Il avait une maison en plein centre de la capitale, Conakry. Elle s’y rendit par invitation de Maître Clément. Une ville dont la couleur de la peau est peut être noire mais qui dégage une lumière des plus divines. Des gens accueillants, simples
    Elle décida de visiter et pris un guide. Il l’emmena dans des régions montagneuses. Imaginez des paysages verdoyants à perte de vue, des cascades perdues, des ponts de lianes…elle visita alors un village. Le guide lui expliqua le mode de vie, ses coutumes et traditions. Là-bas, une case, celle d’une sorcière, celle qui protège du mauvais sort. Elle s’appelait Djenab. Quand elle vit Colette, elle l’obligea à rentrer chez elle car avait vu de suite en elle une âme perdue et blessée. Colette lui expliqua sa vie et disait fuir ces fous, elle n’aime pas la vengeance. Ce qu’elle veut , c’est vivre simplement, aimer, découvrir. Pour elle, la haine est nourrice de mauvaises pensées et inspire les injustices. La plus belle des vengeances est le mépris absolu et mon bonheur avant tout. Djenab attendrie par son caractère bienveillant lui proposa son idée. Lui jeter un sort, comme cela, elle n’y sera pour rien et puis, il lui faut bien lui donner une petite leçon. Son accent africain et son sourire éclatant, la meilleure façon de montrer ses dents au destin! Colette acquiesça. Djenab, radieuse et rigolote, lui proposa que le sort se dirige sur lui afin de jouer de la soirée disante virilité de Jules. Ne croyant pas trop à ce sortilège, Colette la remercia et pris congés. Après quelques semaines en Afrique, Colette décida de quitter ce continent pour un autre et prit un bateau pour l’Amérique du Sud. Le premier bateau disponible fut celui en partance pour l’Argentine, année 1946. Arrivée à Buenos Aires, elle vit le caractère passionné, curieux de nature et débordant de vie de ses habitants. Une exubérance qui anime un être encore fragile. Elle découvre alors sa destinée. Une intuition comme ça. C’est un pays qui contraste entre une vie urbaine des plus trépidantes et un étonnant isolement dans l’arriere pays. La faune et la flore abondent , le paysage montagneux est magnifique. Elle se dit que c’est ici qu’elle va faire des choses formidables. Elle investit en affaire , sans doute le caractère commercial hérité de ses parents. « Faisons leur honneur! ».
    Au détour d’une vie tranquille mais énergique, elle rencontre de nombreuses occasions de s’investir dans le monde du commerce. Puis, voulant visiter d’autres coins et recoins que regorgent ce pays, elle part dans l’arriere pays, dans un petite ville côtière. Au détour de ses balades, elle tomba nez à nez avec une splendide demeure au bord de l’océan. Cet endroit est fait pour elle, tellement qu’elle décide d’acheter cette propriété. Une région où l’on peut apercevoir des animaux marins tels que les orques, les manchots, les baleines. Voulant s’acclimater à sa nouvelle vie, elle visite et se mêle à la population finissant même par se faire de nombreux amis. A l’occasion d’un repas organisé en grandes pompes par de une des familles les plus anciennes de la région, elle à fier allure cette française que de nombreux regards se tournent vers elle. Elle se dit bien qu’elle a sûrement pris de l’assurance et ça se voit! Un certain nombre d’invités sont là, s’approchant vers des amis, elle manqua de renverser son verre sur un homme. Se retournant vers elle avec un air sérieux, Friedrich en avait le souffle coupé. Il avait fui lui aussi. Sans doute la chance d’avoir été officier et issu d’une famille notable allemande, lui assurant un train de vie stable et lui permettant de partir loin de son pays où il avait été écœuré par cette mentalité des plus sombres de son histoire. Pour Colette, sa vie avait repris désormais forme humaine. Voilà sa vengeance, un homme dont elle n’a jamais oublié le regard. Il fut effondré de ce qu’on lui avait fait subir. Vous imaginez bien que ces deux là ne se sont jamais quitté. Pris dans leurs affaires commerciales, eux et leur petite famille prirent la décision de revenir en terre française, aux Antilles. Ils reprennent alors une exploitation agricole de cannes à sucres et font fortune dans le rhum. Colette adore le rhum et confectionne avec des antillaises des rhums arrangés à tous les parfums. Leur vente explose jusqu’à métropole. Leur réputation se fait au delà des frontières. Assez vieux pour travailler, ils laissent leur commerce à leur fils, Louis. Débordé par cette entreprise, il demande à ses parents de partir en métropole pour visiter quelques clients. Après tout, pourquoi pas, ils sont par contre assez jeunes pour vivre comme de jeunes amoureux. Loin du passé, la sagesse remplit leur bonheur d’une vie confortable.
    Arrivés à Paris, ils suivent un par un les noms de leurs clients, villes par villes. A la fin de la liste, une ville. Celui de son village devenu grand. Les clients, de jeunes parisiens, avaient répartis le bar de l’amitié et avait fait des lieux un endroit concentrant leur activité autour du rhum. Beaucoup de choses avaient changé ici, normal au bout de 40 ans….invités par les clients à manger à leur table, Colette et Friedrich s’installèrent en terrasse et commandèrent. Sirotant le dernier rhum arrangé fabriqué sur son île, Friedrich aperçut un homme sale, des vêtements tout droit sorti de l’horreur. Le client leur fait remarquer de ne pas y prêter attention, c’est le vieux fou du village. Il est connu de tous. En profonde dépression, il n’a jamais trouvé chaussure à son pied. Mais Friedrich remarqua également et demanda pourquoi se gratte t’il toujours l’entrejambe et tire dessus. Le client lui dit rien à voir avec des morpions, c’est juste un toc. Il a toujours fait ça selon les anciens, depuis l’armistice. Ils ne savent pas pourquoi car avant il le faisait jamais, il était plutôt bien élevé. Un toc qui a rebuté toutes les femmes. Aujourd’hui, seul avec son toc. Colette n’expliquait pas non plus cet agissement venant d’un homme qu’elle connaît depuis l’enfance.
    Ça fait pas très viril et élégant selon elle. Puis…. se disant viril, se souvint de son voyage africain et avec cette sorcière dont elle ne se souvenait plus de son nom. Le toc était le sort!!!!
    Personne ne blesse mieux qu’un homme
    Personne ne se venge mieux qu’une femme…. sacrée sorcière !

    1. Nam says:

      Vous m’avez fait voyagé. Et ce « sacrée sorcière » a attiré mon attention.
      J’étais justement en train de faire une histoire avec elle, (« c’est marrant les coïncidences »), mais avec votre récit, il n’y a plus rien à ajouter, c’est parfait. ^^ Djenab n’a pas fait les choses à moitié, cette sorcière n’a pas mis de temps limité pour le sort!

  5. nurse 24 says:

    Veuillez excusez ce long récit, je me suis laissée emportée par le sujet, j’aime l’Histoire et les récits de guerre.
    Je hais la vengeance, je le dis toujours que la vie se charge de remettre les choses à leur place bien comme il faut. Se salir les mains à cela m’est insupportable. La colère et le ressentiment sont des choses qui doivent être canalisées au mieux que l’on peut, et puis c’est tellement mauvais la santé! La vie est bien plus belle que ça!
    Mais comme j’aime bien rigoler, il me fallait trouver quelque chose de marrant. La sieste n’étant pas mon amie aujourd’hui, j’ai décidé de me mettre de suite au travail d’écriture.

  6. Rabia says:

    Les yeux rougis par les larmes, son crâne mis à blanc par son meilleur ami… elle se regarde dans le miroir.
    Un sentiment de haine l’envahi.
    Elle ne peut oublier le bruit du ciseau et celui de la tondeuse.
    Elle ferme les yeux pour réfléchir. Elle ne peut rester les bras croisés et laisser faire.
    Quelle humiliation !
    La nuit venue, elle se faufile hors de la maison et se dirige vers la maison de son tyran.
    Elle avait pris soin d’emporter avec elle du sucre qu’elle avait l’intention de mettre dans le réservoir d’essence de la voiture.
    Au milieu de la nuit, elle avait dessiner sur le mur le signe qui permettrait aux résistants de savoir que dans cette maison vivait un collabo.
    Elle se regagna sa maison l’esprit un peu plus léger.
    Quelque jours plus tard, le traitre fut amené par les résistants.
    Sa disparition n’inquiéta personne dans le village.
    Le calme revenu, elle put poursuivre sa relation avec son fiancé allemand.

  7. Chantal says:

    Peut on souffrir d avoir seulement aimer se dit la jeune fille.Il est évident que cet amour n avait pas de frontière..

    Le lendemain elle décida de s enfuir avec pour seule bagage son diplôme et la petite bourse de Louis d or que lui avait laissée sa mamie. Arrivée à Paris elle s inscrit à la fac pour continuer ses études de droits. Pour subvenir à ses besoins elle dut faire plusieurs petit boulots…mais celui qui lui rapporta le plus c est celui de serveuse non pas par le salaire mais parce qu’elle y rencontra un jeune étudiant comme elle. En s alliant tous les deux ils ouvrirent un grand cabinet.leurs affaires prospéraient et ils devinrent des personnalités importantes …ils créèrent plusieurs cabinets en province. Jusque dans ma ville où on lui avait fait vivre les pires instants de sa vie. La vengeance sonnait son heure. L urbanisme de sa région démontrait que nombreuses villas avaient été construites sans les permis adéquates….elle jubilait ses tortionnaires faisaient partie de ces frauduleux. Elle faisait partie des nouveaux notables personne ne l avait reconnue. Tous ses bourreaux la supplièrent; elle sourit et leurs dit qui elle était et que comme eux l avait traitee elle n épargnerait personne et que ce qu elle faisait s était juste respecter la loi..

  8. Tatie momo says:

    Oui c’est bien au frais dans ma maison, les volets fermés laissant juste passer la lumière suffisante pour taper sur mon clavier…que j ‘écris une suite!
    « Comment oublier cette tragédie, cette humiliation avec la complicité de celui qui hier était mon ami, jouait avec moi, me promettait de m ‘épouser quand il serait grand. Est-ce la jalousie de voir que j ‘en avais aimé un autre qui le conduisit à participer à un acte aussi vil et désastreux pour moi et pour ma famille!
    Je ne sais, mais la blessure est là, profonde, ouverte, béante comme un abîme sans fin… La honte ressentie d ‘avoir été mise ainsi à l’index de tout un village ne sera oubliée que lorsque j aurais rétabli mon honneur.
    J ‘ai vécu une histoire d amour unique avec celui qui n ‘avait, pour moi, ni passé, ni avenir, ni uniforme, mais était un homme dont j’étais tombée éperdument amoureuse.
    Cela était arrivé après plusieurs semaines où nous nous toisions sans nous parler. Lui gardait le bâtiment des officiers allemands installés dans la ville et moi je passais tous les jours devant, en vélo, pour me rendre à l’usine de textile où je travaillais, j avais 16 ans lui 25 . Échanges de regards, saluts, sourires, bal du village et enfin …rencontres, rendez-vous clandestins le soir, plus intimes! Fin de la guerre, départ de mon amour et là, déferlement de haine envers toutes celles qui comme moi avaient aimé…un allemand.
    Tondues, montrées comme des bêtes de cirque sur un camion à travers toute la ville, nous étions bannies.
    Désemparés, profondément affectés et meurtris, mes parents m ‘envoyèrent à Paris chez la soeur de mon pèreune, célibataire, qui avait un atelier de couture, pour que l’on m’oublie. J ‘y appris le métier et devint une couturière de renom, choyée par ma tante qui m avait pris sous son aile et m’avait légué son savoir -faire et plus tard la gestion de la maison de couture .
    Plusieurs années après, j’appris que l ‘usine de mon village allait fermé, mettant sur la paille une centaine d’ouvriers et d’ouvrières. Les tissus qui sortaient de cette fabrique étaient de très grande qualité et allaient pouvoir me servir dans ma maison de haute couture. Je fis une proposition de rachat.
    Je n ‘étais jamais revenue dans mon village depuis mon départ après la guerre . Mes parents étaient morts , tous deux ,de chagrin et de honte, sans doute, et ce fut avec beaucoup d’émotion et de crainte aussi que je me rendis à l’usine rencontrer le responsable pour lui faire mon offre. En rentrant dans le bureau du contremaître qu ‘elle ne fut pas ma stupéfaction de voir que c’était mon ami d enfance qui était assis derrière le bureau me regardant comme s’il avait vu un fantôme. Je fis comme si je ne le connaissais pas. Mon secrétaire lui demanda les résultats financiers de l entreprise et nous repartîmes en traversant l’usine sous le regard des employés qui n ‘en revenaient pas, certains d’entre eux avaient participé à mon supplice. L’ information fit rapidement le tour de la ville et tous ne parlaient que de moi, la tondue, qui allait sauver l’usine. Je descendis à l hôtel car la maison de mes parents était abandonnée depuis longtemps et tombait en ruine. Le lendemain j avais rendez vous avec les responsables de l’usine pour faire une proposition de rachat. Mon comptable et mon secrétaire menèrent la discussion et nous tombèrent d’accord sur cette reprise sauf quelques conditions particulières que je présenterai moi même au personnel le lendemain.
    Je demanda à ce qu on réunisse l’ensemble des employés pour 9h du matin. Je m ‘étais fait donner la liste complète du personnel et avait dressé une seconde liste composée des noms de tous ceux qui au lendemain de la guerre avaient participé à ces actes barbares.
    Ils étaient tous réunis dans la salle de réunion me regardant pour certains avec reconnaissance car la nouvelle de la reprise avait déjà circulé mais d’autres regards étaient fuyants voire inquiets.
    Je pris la parole , salua l assemblée en rappelant bien qui j étais , une enfant du pays, citant le nom de mes parents . J’annonçais le rachat et le maintien des emplois. Je rajoutais qu’ il y avait cependant quelques conditions particulières pour certains employés et je demandais à ceux dont je citerai le nom de s’avancer vers le milieu de la grande salle : j ‘égrenais une dizaine de noms il y avait plus d’hommes que de femmes et celui du contremaître aussi, mon ancien ami. Un silence de mort régnait à l intérieur de l’usine, ils se demandaient tous ce qu’ils allaient devenir. Ils étaient là , pendus à mes lèvres, prêts à répondre à toutes mes demandes pour sauver leur peau. Pitoyables ! Intérieurement, j aurais aimé jubilé, tellement j avais attendu ce moment mais c ‘était tellement pathétique de les voir ainsi… Je voulais qu’ils paient pour ce qu’ils nous avaient fait subir et en même temps ils me répugnaient. Ma colère était en fait éteinte depuis longtemps. J’avais trouvé la paix auprès de ceux qui m avaient entouré de respect et d amour et qui m avaient redonné foi en la nature humaine.
    Leur supplice était à son comble et il fallait que je parle : les priver de leur travail ? Non ils allaient travailler pour moi, elle était là ma revanche. Je leur rappela ce qu’ils avaient fait . Ils baissèrent les yeux. Aucun ne se défendit , aucun ne décida de quitter l’usine. Trop lâches devant moi qui avait maintenant tout pouvoir sur eux.
    Je ne revins jamais dans l usine, préférant la gérer à distance . Ma maison de couture devint célèbre dans le monde entier, mon entreprise était prospère et je mis un point d’honneur à y accueillir tous ceux que la vie laissait sur le bord de la route en instaurant bien avant l’heure l’égalité entre les hommes et les femmes au niveau des responsabilités et des salaires.

  9. Christelle77 says:

    Jeanne était là, recroquevillée sur elle-même. Albert, son « ami » d’enfance ne s’était pas seulement contentée de la tondre. Il l’avait aussi à moitié dépenaillée. Le sein droit sorti, la culotte apparente et déchirée, une partie de la foule l’insultait, lui crachait dessus pour en rajouter encore une couche dans l’humiliation, si tant est que cela soit possible. Pourtant, Jeanne était en paix avec elle-même. L’allemand qu’elle avait aimé était la bonté même. La guerre, il ne l’avait pas voulu plus qu’elle. A 14 ans, il avait perdu son père à la 1ère, un père qui avait été considéré comme un traître pour avoir refusé le combat dans le chemin des dames. Il avait ensuite vu sa mère obligée de se prostituer pour le faire vivre ainsi que ces 6 frères et sœurs. Ce « passif » familial l’avait contraint à obéir aux ordres d’Hitler et d’aller venger l’Allemagne de l’affront de 14-18. Alors il était parti, en se jurant bien de faire en sorte de ne commettre aucune exaction contre ceux qui ne voulaient pas plus que lui de cette saleté de guerre.
    Et comme la bonté attire la bonté, il était tombé amoureux de Jeanne. Il lui avait raconté l’horreur qu’avait été sa vie. Elle lui avait raconté l’horreur qu’avait été la sienne, abandonnée enceinte à 17 ans par son « fiancé » d’alors, son amoureux transi depuis l’enfance, qui avait finalement préféré épouser la fille la plus riche du village, par commodité. Ce fiancé, c’était Albert, ce même Albert qui l’humiliait finalement ce jour-là pour la 2ème fois de sa vie.

    Dans la foule pourtant, il y avait aussi ceux qui connaissaient l’histoire, ceux qui savaient de quel côté avaient été les » bons » et les « méchants » dans le village. Jeanne avait peut-être été amoureuse d’un allemand, mais elle avait aidé dans la résistance. Son amoureux allemand avait lui aussi combattu pour faire capoter les plans de ses compatriotes les plus barbares. Albert lui, pendant ce temps, avait profité de sa riche épouse pour faire de la contrebande et empocher encore et toujours plus d’argent, sur le dos des pauvres gens.

    Comme Jeanne était incapable de vengeance, ce sont ses amis qui fomentèrent un plan pour que justice soit faite. Ils se débrouillèrent pour imiter l’écriture de leur amie afin que, le soir même, Albert accepte de venir retrouver celle qu’il avait toujours aimé mais qu’il venait pourtant d’humilier une nouvelle fois, par pure lâcheté. Jeanne serait là. Et ils savaient qu’elle n’aurait pas un mot à dire. Albert se trahirait très bien tout seul, lui qui avait toujours été bien trop bavard. En parallèle, ils envoyèrent une missive à la riche épouse d’Albert, afin qu’elle se trouve elle aussi juste à côté de l’endroit voulu, le soir même. Elle pourrait ainsi tout entendre sans être vue.
    Et la vengeance fut parfaite. Quand Albert vit Jeanne, le corps resté en partie dénudé du matin, il s’excusa. Il avoua que la savoir dans les bras d’un autre homme l’avait rendu comme une furie. Et que cet homme soit un allemand avait été la goutte d’eau qui avait fait déborder le vase de sa jalousie. Puis, sans que Jeanne n’ait besoin d’ouvrir la bouche, il expliqua qu’il n’avait toujours eu d’yeux que pour elle, que toutes les fois où il avait fait l’amour à sa femme, c’était avec elle qu’il était en pensée. Puis, dans sa lancée, il déblatéra sur sa belle-famille, se venta de faire d’eux ce qu’il voulait pour leur soutirer l’argent dont il avait besoin. Et, ne s’arrêtant plus, il proposa même à Jeanne de faire en sorte qu’elle puisse vivre désormais des jours paisibles financièrement, à condition qu’elle consente à le dédommager… « en nature », quand il le souhaiterait.
    Jeanne, les larmes aux yeux, était atterrée de la proposition d’Albert. Quand il lut le dégoût dans ses yeux, il reprit ses habits de lâche et sa virilité mal placée en lui disant :
    – Bien, je vois que tu as fait ton choix. C’est très dommage pour toi…
    – Je crois plutôt que c’est pour toi Albert, que c’est très dommage…

    Albert se retourna brusquement pour voir qui venait de parler. Il vit alors son épouse, entourée des deux frères de celle-ci.

    Que la lumière soit avait dit Dieu, et la lumière fut. Que justice soit faite avaient réclamé les outragés, et la justice fut…

    1. Sabrina PO says:

      Eh bein dites donc !!! Quelle suite Christelle !
      Et dire que l’on a failli passer à côté d’un si beau chef d’oeuvre… heureusement que Non ! Et puis votre talent n’est plus à prouver car vous avez une belle plume et c’est tant mieux !
      Je me suis régalée.
      un grand merci à vous ainsi qu’à toutes les filles pour cette belle prouesse 😉😊 .

  10. Sonia M says:

    Fin de la seconde guerre mondiale. Place des allées, dans un petit village du Lot et Garonne. …….
    Une ambiance de cruauté règne, des sifflets des crachats, des insultes pleuvent sur Isabelle tandis que son ami d enfance la tond !

    Quelques années auparavant, avec Philippe, ils ont fait les quatre cents coups. …
    Inséparables jusqu’à cette maudite guerre qui les a privé de l essentiel : l amour !

    Comme beaucoup de matin, le jour à peine levé, elle se faufile à vélo jusqu’à la sortie du village afin de rejoindre Marmande où elle travaille à l usine .

    Avec toute la force et l espoir ses 20 ans ,elle pédale en imaginant un avenir meilleur.
    Quelques kilomètres plus loin une crevaison l l arrête net dans élan.
    C’est avec rage qu elle continue en poussant son vélo jusqu’à ce qu une voiture allemande s arrête à sa hauteur.
    Un soldat descend.
    Malgré toute son aversion pour ces soldats, elle remarque immédiatement sa beauté. ..
    Il est jeune comme elle. ..
    Dans un français approximatif, il lui propose aimablement son aide.
    Faute de matériel pour réparer il décide de la conduire jusqu’à Marmande.
    Troublée mais consciente de son attirance elle se risque à une discussion avec lui.
    C’est ainsi qu elle apprend qu’il vit dans la grande demeure bourgeoise de la comtesse De Lugas réquisitionnée , à deux pas de la ferme de ses parents.
    Arrivée à destination, elle ne peut s empêcher de lui sourire en le remerciant.
    Toute la journée ,égarée dans ses pensées elle fera plusieurs erreurs .
    Le soir, assise sur son lit, elle écrit tout le trouble ressenti pour cet homme.
    Tiraillée par l ivresse et le désespoir elle s endort épuisée.
    Quelques jours plus tard alors qu elle pense s être raisonner, non elle ne peut pas être attirée par un ennemi, il apparaît à la barrière de la ferme.
    D abord stupéfaite, elle s empresse de l accueillir avec un sourire .
    Sous prétexte de venir chercher quelques légumes et du lard ,il lui donne rendez vous le soir même après le couvre feu derrière la fontaine Galliane situé à l écart du village.
    L arrivée de son père met un terme à son invitation sans avoir obtenu de réponse.
    La maison à peine endormi, elle s approche discrètement du lieu de rendez vous.
    Son coeur bat à tout rompre entre la peur d être découverte et son désir de le retrouver.
    Ils vont se revoir , souvent. …..
    Persuadé de tromper leur monde, ils ne verront pas Philippe les observait …
    À partir de se jour, Isabelle ne le sait pas mais l ennemi ne sera pas celui qu elle croit !

    Elle pleure la tête entre ses mains, ses longs cheveux bruns tombent en emportant son soldat. …
    Et ces coups de ciseaux qui lui arrachent le coeur c’est Philippe qui les donne.

    Quelques mois plus tard un enfant dans les bras ,Isabelle n est plus que l ombre d elle même.
    Chassée par sa famille, son village, elle a trouvé refuge chez un homme bien plus âgé qui abuse d elle en échange d’un minimum pour elle et son fils.
    Dans sa tête la violence, la haine prennent place.
    Elle n a de cesse d imaginer les pires tortures envers les hommes. …
    Leurs souffrances ,leurs agonies sont sa raison de vivre.
    Persécutée par toutes ses idées noires, elle bascule dans la folie ….

    Un soir de plus ou son logeur ivre veut la contraindre. ..
    Elle passe à l acte !
    À coups de ciseaux, elle le defigure ,lui lacere le corps. ….
    Elle jubile de voir sa souffrance.
    Alors commence une descente macabre en enfer.
    Elle affûte ces ciseaux. …
    Au gré de ses errances nocturnes, elle defigure, lacere avec un sourire cruel. …
    Un soir, il est là. …
    Tapis dans l ombre, derrière le magnolia de sa propriété, elle le regarde descendre de sa voiture. …
    Sans un bruit, elle approche. ..
    Il se retourne et se retrouve nez à nez avec son ami d enfance.
    Avec son plus beau sourire, elle se jette sur lui. …
    Avec toute sa force et sa rage des dernières années de haine elle lui perfore le coeur à coup de ciseaux. ..

    Au petit matin, on découvre deux corps sans vie dans la cours de Philippe.
    Ayant obtenu sa vengeance ,elle s est libérée de ses démons en se donnant la mort.

    Isabelle qui na plus de famille et qui est jugée comme un monstre par le village n a pas droit à de vrais funérailles .
    Mais c’est sans compter sur la bienveillance de Sabine qui fera appel à Michael et Adeline pour offrir à Isabelle une véritable cérémonie de départ.

  11. michel says:

    bonsoir, je viens juste de rentrer de corse, j’ai passer un bon séjour et je n’avais pas internet pour vous le raconter. J’ai visiter Bonifacio , Corte et bien d’autres. Je me suis baigner avec une eau bleu magnifique et chaude. Je me situé à Filitosa dans le sud de la corse, beaucoup de randonner dans se secteur et je pense que sa vous plairez sabine et pour les autres aussi. Je vous conseille y aller et dommage que les gens ne respectent pas la nature et polluent.

  12. sylvie méditerranée says:

    Quelques mois après le débarquement , elle se souvient de ce jour là devant la place de son village où régnait une atmosphère pesante où elle était assise.
    Ce jour là sa dignité et son honneur fût décapiter une humiliation sans pareil par son ami.
    Quelques mois sont passés ,gardant au fond de ces entrailles meurtries sa honte se cachant ne sortant plus de chez elle .
    Un matin elle fût obliger de partir chez sa grand mère , pour aller chercher un peu de nourriture n’ayant pas manger depuis quelques jours ,celle ci se décida enfin d’aller à la ferme de sa grand mère qui se situer à un kilomètre de chez elle.
    Elle recouvra sa tête d’un foulard , puis pris son bicyclette .
    Au bout du chemin elle vue une silhouette avancer vers elle de plus en plus, arriver à sa hauteur de celle ci elle l’interpella est descend de son vélo, quand tout à coup une voix crie et lui dit ne fait pas ça je tant supplie ne fait pas ça tu le regretteras toute ta vie.
    Mais mamie elle à détruit ma vie!!!!! mais c’est tu que de vouloir faire justice soit même cela n’est pas bien, je t’aime trop pour quelle gagne une fois de plus!!!!!.
    Puis la grand mère pris le bras de celle ci et lui somment de partir sur le champ avant que se soit t’elle qui s’occupe de sont sort.

  13. Sabrina PO says:

    Deux ans se sont écoulés depuis ..
    Arlette s’est forgée une carapace à toute épreuve et un bouclier invisible entre elle et le reste du monde pour se protéger ..
    Elle s’est lancée à corps perdu dans son travail à l’hôpital et des actions humanitaires ..
    Le temps , elle ne veut pas le voir passer.. pour oublier et ne plus avoir à penser à ce jour-là ..
    Ces yeux sont comme un océan..rempli de larmes de tristesse.. et de colère parfois de tant justice dont on lui a fait payer le prix fort .
    Elle n’aurait jamais cru capable Patrick son ami d’enfance de tant de haine envers elle .
    Il avait choisi  » un camp  » et il était inconcevable pour lui qu’Arlette soit tombée amoureuse d’un allemand et n’avait pas hésité à la dénoncer.. pire, à la tondre en publique sans le moindre état d’âme.
    Lui qui croyait que  » son parti » était bien meilleur que l’autre.. Lui il était devenu le bourreau et ne valait pas mieux que tous ceux qui convaincus dans l’âme, levaient le bras droit tendu bien haut..
    Un soir, dans le service de l’hôpital où Arlette prend la relève, sa collègue l’informe d’une entrée faîte en fin de journée , lui tend la fiche de transmission du patient et lui donne le numéro de la chambre dans la foulée.
    Arlette se dirige vers la chambre tout en parcourant sa fiche et elle s’arrête net..
    Elle ressentie une nausée et n’as qu’une envie celle de retourner les talons.
    Non, elle n’était pas fautive.
    Non, elle n’avait aucune honte à avoir et c’est la tête haute qu’elle entreprend d’ouvrir la porte..
    Dans son émotion elle n’avait pas lu toutes les informations relatives au patient..
    Il régne un calme paisible dans la chambre, la lumière est feutrée et il flotte dans l’air une odeur aseptisée.. Cette ambiance et ce ressenti elle les connaît que trop bien.
    Arlette s’approche doucement du lit et là.. Patrick amaigri affaibli et pâle ouvre difficilement ses yeux, il l’a regarde sans pouvoir émettre un son .. Arlette , sa vocation innée dans la peau se ressaisi, elle parcourt sa fiche et comprend l’état de santé de Patrick, il est atteint d’un cancer généralisé et se trouve en fin de vie..
    Un mal qui le ronge depuis des années au compte goutte sournoisement et qui a décidé de sa fin.. Lui qui lui avait tondu les cheveux en publique.. n’en avait plus un seul sur le crâne.. Quelle ironie du destin.
    Comme s’il avait attendu elle, pour partir en paix , avec ses dernières larmes qui coulent et dans un dernier souffle lui demande le pardon..
    Alors, avant que ses paupières ne se ferment à tout jamais, Arlette lui prend la main et doucement lui dit
    « Je te pardonne ..Tu peux partir en paix.»
    Elle sait que le pardon c’est pour elle aussi s’être libérée..

  14. Nam says:

    Vous êtes inspirée Sabrina. :-). Je viens de vous lire tous, vous avez des créations de vengeances originales. Parfois, il y a même la loi qui va dans le sens de la vengeance, bravo.

    Suite:

    Elle ne sait pas comment se venger.
    La vie se chargera de la venger.
    Lui, ne connaitra que la solitude.
    Elle, aura « goûté, savouré » intensément l’amitié.
    Ce sera sa revanche….!

    Sa complice de toujours, son amie Fadnie a toujours été présente à ses côtés.

    Ce soir, le temps est maussade dans le coeur de la jeune demoiselle. Elle oberse les étoiles pour la chercher auprès d’elle.
    Elle sussure: « Fadnie, c’est laquelle ton étoile? ».
    Depuis quelques jours, hélàs, la jeune fille est nerveuse, éperdue, attristée.
    Son amie vient de s’envoler vers d’autres cieux.
    Ce fameux soir où elle l’a appris, elle préfère le censurer. Mais voilà… tout la ramène à ce deuil. Des télégrammes lui parviennent et abordent le sujet de la mort. Elle lit sans comprendre. Totalement déphasée, elle refuse la mort et préfère détourner la conversation.

    Là, elle abaisse ses yeux et s’égare dans ses pensées: « J’ai vécu une magnifique histoire, une forme d’amour réciproque, des sentiments sincères. Fadnie était loyale, prête à tout… même à se mettre en danger pour me préserver… Moi!

    Elle détestait pourtant les enfants… mais j’en étais une!

    Elle m’a accompagné TOUTE MA VIIE.

    17 ans et demi d’amitié entre nous!!

    Aujourd’hui, je vais commencer à composer ma vie sans elle.
    « Il y a un lien indéfectible et un bien inestimable! » Elle laisse une trace indélibile. Que c’est beau la vie, ces jolis sentiments!. J’ai tant d’interrogations. J’espère du fond du coeur que Fadnie n’est pas seule, qu’elle reste un peu… beaucoup… auprès de moi, qu’elle renaitra, qu’elle est heureuse de là où elle est. »

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