Atelier D’écriture…

J’imagine les maisons qui se trouvent là,

le bleu des murs,

contrebalancé par la lumière qui traverse les ruelles et,

se dépose sur une chaise blanche droite et solitaire posée devant une porte close.

On dit que Napoléon y a séjourné deux nuits,

avant de partir pour un enfer à ciel ouvert.

Je suis transportée et visualise…

une impression d’interdit et de mystère pèse sur l’île,

l’atmosphère sombre est épaisse,

les arbres sont dépouillés et tristes,

malgré le vent cinglant et la minceur de son manteau,

dans un nuage de poussière,

un empereur déchu  tellement vulnérable qu’on dirait que sa cape noire va l’aspirer, traverse la prairie  et prend le chemin le plus long pour rentrer chez lui.

Misérable poupée cassée et vidée de sa substance,

il avance en faisant craquer les branchages sous la pression de ses pas,

sa tête continue d’affleurer les souvenirs,

ils résonnent au creux de son ventre dans la nuit qui l’entoure maintenant.

Demain, il prendra un dernier  chemin avec sa propre mort dans ses quelques bagages.

Fermez les yeux,

alors, si émus vous êtes,

un instant soyez concentrés pour être proches de lui,

de ce qui reste de lui en ce monde.

Au milieu de l’océan, sur une terre ,

une stèle de pierre grise,

venez y déposer des fleurs et écoutez…

il y a le bruit du vent et des ailes,

douce mélopée qui berce depuis bien longtemps une âme jour et nuit.

 

Je vous propose de reprendre ma chronique de Lundi,

mettez vous dans la peau de Napoléon et racontez moi en quelques lignes ce qu’il vit, ce qu’il pense.

J’ai hâte de vous lire…

si l’inspiration me vient, promis moi aussi je jouerai le jeu,

alors…

donnez moi envie.

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23 Commentaires

  1. sandrine says:

    Face a la mer sur son cheval il écoute le bruit des vagues,le calme lui apporte une sensation de bien être .il ne pense rien il se sent seul et tranquille.

  2. Carole says:

    Je revois ma vie défiler sous mes yeux.
    Je ne pense pas à mes victoires, grandes ou moins grandes, cela n’a aucune importance!
    Je pense à Joséphine, à Marie Thérèse et à toutes les femmes que j’ai aimées.
    Oui j’ai été un séducteur, oui j’ai peut être abusé de mon pouvoir.
    Mais j’ai aimé!

  3. Christelle77 says:

    En cet instant précis, face à la prairie et à la sublime toile de fond qu’offrent ces montagnes de Sainte Hélène, Dieu que la terre est belle ! Quelle atmosphère paisible et puissante à la fois, quelle magie créent ces changements de couleurs au fur et à mesure que le soleil tire sa révérence…
    Pourtant, malgré la beauté des lieux, comme j’ai mal et comme mon âme est triste ! Oh… ce n’est pas tant l’ennemi qui ronge mes entrailles et qui va tantôt gagner sa guerre contre ma volonté qui est le plus douloureux : cette défaite face à la vie, tout le monde la connaîtra un jour ! … Mais l’exil, la réclusion, l’isolement… Dieu que ces défaites là sont cruelles, loin de ma Corsica natale et loin de cette France à qui j’ai tant apporté !
    Demain matin, une fois reposé de sa nuit dans la grotte de Thétis, Apollon se lèvera, comme toujours, pour rendre aux hommes la lumière du jour. Alors moi, je m’enfoncerai plus profondément dans la nuit noire et dans l’oubli. Pourtant, je sais bien qu’un jour, je réapparaîtrai moi aussi tel un soleil aux yeux de cette humanité qui a brisé mon destin. Je sais que viendra le temps où l’on contemplera ce que j’ai accompli. Avec objectivité, on mettra dans la balance les sombres décisions que j’ai pu prendre tout comme les lumineuses, et on me réhabilitera ! Je sais enfin que viendra l’heure où, de mon au-delà, je pourrais contempler mon corps réduit en cendres, rejoindre son véritable tombeau dans cette patrie si chère à mon cœur !! Alors, mon bannissement terminé, peut-être enfin mon âme errante pourra trouver le repos ?

  4. Nurse 24 says:

    Il avance en faisant craquer les branchages sous la pression de ses pas. Sa tête continue d’effleurer les souvenirs. Ils résonnent au creux de son ventre dans la nuit qui l’entoure maintenant.
    L’atmosphère de ce mois de juillet ne ressemble guère à l’été. C’est la fin de sa grande épopée. Celle portée par son ambition et ses idéaux révolutionnaires.
    Il regarde l’océan et se laisse imprégner par le son des vagues et ne peut s’empêcher de penser à sa Corse. Cette île qui l’a vu naître où la Roche domine, claire et lumineuse.
    Ici, sur l’île d’Aix, le capitaine anglais vient de lui annoncer son départ dans deux jours et va se diriger à bord du Bellerophon vers le port anglais de Torquay.
    Quelques jours plutôt, il croyait encore pourvoir fuir vers les États Unis mais n’ayant pas reçu l’écrit officiel de son exil, il s’en est remis aux anglais. Veux même qui l’ont vaincu à Waterloo. Toute façon, quand la défaite est là….
    Se tenant debout encore comme un Empereur, il introduit sa main sous la cape sur un estomac qui lui faisait horriblement mal. Un mal qui le rongeait de plus en plus avec une sensation étrange. Il sait déjà que la trahison anglaise va décider de son sort. Cette sensation qui le tiraille comme une illusion qui s’envole avec la victoire.
    Les traits grossis, le ventre bedonnant et le regard farouche, elle est loin l’allure fière et vigoureuse du militaire. Il semblait plus âgé qu’il n’était alors, du haut de ses 45 ans.
    Son esprit peu enclin à se remémorer ses victoires ni de sa vie d’Empereur entourée de sa famille si chèrement aimée. Mais pensait à ce qu’il aurait pu faire encore plus pour la France, son véritable amour.
    Cet homme sorti de l’ombre pour la gloire, pour construire sa Nation au cœur de l’Europe.
    Tout dans cet homme était à la fois excessif et rayonnant.
    Sorti de l’ombre, il ne lui reste qu’une infime lueur de vie dans ses yeux. Cette lueur que l’on distingue à la fin d’une bougie qui se consume lentement mais sûrement.
    Il se dit que demain, il prendra un dernier chemin avec sa propre mort dans ses quelques bagages… « j’ai consacré ma vie à la France, je l’ai glorifiée, magnifiée et elle, va-t-elle se souvenir de moi……? »
    Sa cape, comme pour tirer sa révérence.

  5. Sonia M says:

    Telle une misérable poupée cassée et vidée de sa substance, je continue d avancer. ….
    Empereur déchu, je ne me sens pas de fuir. …
    Mes soldats m attendent, ils se sont battus avec moi depuis les premiers combats pour certains. …Je me dois d être encore à la hauteur. ..
    Pourtant à cet instant précis, mes bras rêvent de tenir une femme aimante. …
    Sentir sa peau douce sous mes caresses….
    Son regard implorant l étreinte à venir. …
    Son souffle chaud parcourir mon corps. ….

    Les femmes de ma vie, sans elles qu elle aurait été mon existence. …
    Elles m ont porté.

    J’hume l air marin, j observe cette nature hostile ….
    Quand je partirai demain vers ma mort certaine, bloties sous ma cape. …
    Toutes ces femmes m accompagneront .

  6. Tatie momo says:

    Absente ce weekend petit séjour à l océan. Je lis avec attention vos articles. C’est certain l île d Aix est envoûtante et de plus quand l esprit de Napoléon y plane d une façon preignante…
    Nous sentons au travers vos propos du respect pour ce personnage…Cela m amène personnellement à revisiter son parcours!!!
    Et me donne encore plus envie de séjourner sur ce petit îlot.

  7. Laurence says:

    Nous sommes en été mais la terre est triste, l’île est en deuil pour mieux me dire sa désolation.
    J’ai perdu la guerre mais je ne perds pas espoir.
    Je suis un grand homme, un empereur, même déchu. Je regarde les éléments tournoyer, la mer qui se déchaîne sur les rochers, le vent puissant qui décorne les boeufs et les arbres. Je pense aux soldats dont le sang a coulé sur les champs de bataille, à leurs silhouettes démenbrées, aux chevaux éventrés. Leur mort n’est pas vaine. C’est le coeur lourd que je vais partir pour l’Angleterre, mais le peuple de France saura reconnaître ma valeur et mon courage et se réclamera de moi. Vive l’empereur, vive la France!

  8. sylvie méditerranée says:

    A l’aube…… Le long des rochers la brise est douce…
    Mon âme ce balade sur l’île pas de bruit même si mon âme est lourde de souvenirs de batailles , et d’ amour.
    Je me sens par mis les vivants, mais cela n’est qu’illusion…
    L’aurore pointe et je vais bientôt m’effacer car le jour va prendre possession des lieux.
    Et l’histoire ne restera que dans les livres….
    Mais peu être vous me croiserez en venant sur l’ile d’Aix dans le flottement d’air, où dans un courant d’air……
    Je suis qu’une âme qui se promène le long des prairies , le long des berges, et parfois dans mon ancienne demeure laissant derrière moi un léger souffle…..
    J’ai besoins de cette lumière de ces odeurs de l’embrun qui vient se déposer chaque jours sur le bord du rivage , ainsi que sur le feuillage des arbres….
    Je dois m’évaporé pour laisser place au jour………….
    Je suis sûr que vous viendrez me rendre visite……..
    Et l’histoire ne finira jamais grâce à vous…….

  9. Nam says:

    Titre : « SOS Message »

    Napoléon descend de son cheval et observe l’halée de fleurs blanches sur ce ponton face à lui.
    Il hume l’une de ces roses blanches. A ce geste, il chantonne en s’interrogeant : « Je m’en irai donc dormir dans le paradis blanc ? », « Pourquoi je vis, pourquoi je meurs ? ».

    Las ! celui-ci cueille une rose de la vie et s’immerge dans ses réflexions. Il sort de son sac un vieux papier, semblable à un parchemin. Il annote ses pensées de l’instant.

    Napoléon cherchera ensuite à enfouir son message dans les roches ou le placera dans sa bouteille et l’élancera à la mer avec l’espoir que quelqu’un lui réponde.

    Petite bouteille échouée, petit message de Napoléon :

    « J’ai toujours aimé tout comprendre mais décidément personne ne m’aura aidé à te comprendre. Je ne t’aime pas. Toi!

    Qui toi ?

    Toi, la mort, tu as toujours été un sujet qui m’échappe! Tu me glaces ! Comment ne pas avoir de frissons quand on ne parvient pas à te cerner. Je ne veux pas te vivre, juste en apprendre sur toi.
    Je suis énervé, frustré à cause de toi. Si seulement quelqu’un pouvait m’expliquer, cela me permettrait peut-être de moins te craindre, de m’apaiser.
    Vieille âme que je suis dit-on, je suis Napoléon, on me fête le 15 août. On fête la vie, ma vie ! Demain sera un autre jour. Mais au fond, que signifie « vieille âme » ? Une vieille âme revit-elle ? »

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