Atelier d’écriture…

Naples est elle une bonne destination de vacances?

Derrière son indéniable charme,

la ville traine depuis des siècles une réputation des plus sulfureuses.

Ne dit on pas que la cité napolitaine est peuplée de gens rustiques et voyous dans l’âme…

Vous y êtes,

misères et splendeurs de la cité s’entremêlent à de lumineux clichés.

vous êtes émerveillés par les couleurs de la ville et son air  discret de carpe diem,

vous écoutez avec joie sa musique,

dévorez avec appétit ses macaronis.

Vous errez dans les ruelles escarpées de la ville  écrasée de soleil,

la poésie est partout dans ces rues baignées de lumière,

une femme rêveuse flâne….

 

à vous,

j’ai hâte de vous lire.

.

 

47 Commentaires
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47 Commentaires

  1. Mirielle says:

    Elle avait choisi Naples pour se ressourcer, assise sur ce banc, le soleil lui faisait un bien fou, elle contemplait au loin, et ne pensait à cet instant, à rien.
    Un petit vent, venait lui frôler le visage, une douceur indescriptible avec en prime le paysage.
    Elle ne l’entendit pas…
    Il la regardait depuis un bon moment, pourtant, mais elle n’avait rien remarqué, pas plus qu’elle ne l’avait entendu à cet instant lui parler.
    Il s’y reprit donc à deux fois, et c’est là qu’elle entendit cette voix :
    -« Vous pensez qu’il peut se réveiller ? »
    A moitié groggy , par le bain de soleil qu’elle avait pris depuis plus d’une heure, c’est en tournant la tête, qu’elle découvrit, cet inconnu, assit, là, juste à côté d’elle.
    -Pardon ? Excusez-moi, vous m’avez dit ?
    -Je vous demandais, si vous pensiez qu’il pouvait se réveiller ?
    – Qui ?
    -Lui, celui que vous observait depuis plus d’une heure à présent.
    – Je n’observe personne, je regarde au loin, tout simplement.
    – Je vous assure que vous n’avez que lui en tête, depuis que je vous observe !
    Il avait un sourire ravageur, le tain du Napolitain qui va bien, et ce n’était plus le vent qui la caressé à l’instanté, mais bel et bien un frisson indescriptible qui venait de l’envahir.
    Vésuve, vous êtes les yeux rivés sur lui depuis un long moment…

    1. Christelle77 says:

      Excellent Mirielle ! On aurait même envie d’une suite : va-t-elle rembarrer le bellâtre ou lui accorder l’originalité de la drague ?

  2. Lili says:

    Elle s’était comme enfuie d’un quotidien trop pesant, trop enlisant, trop sombre et silencieux…Pourquoi Naples ? Et pourquoi pas ?
    Le plafond y était haut, la vie colorée, les gens bruyants et vivants ! Elle voulait se sentir vivante ! Et laisser tout derrière, ou presque tout.
    En effet, Carla était venue une première fois en vacances puis elle avait fait le sacrifice de laisser ses 2 enfants dans l’espoir de se reconstruire, d’être enfin celle qu’elle doit être, travailler sans prise de tête, histoire de se loger et subvenir à ses besoins. Faire la fête, danser, respirer, errer cette ville nouvelle ou presque…en effet, elle y était déjà venue et y avait quelques rares connaissances même si ce n’était pas pour elles qu’elle était venue.
    Elle venait pour renaître à elle-même …et espérer rencontrer enfin l’Amour…

    1. Sabine Thierry says:

      Carla ne sera aboutie qu’à deux!
      J’ai hésité entre Barcelone et Naples…
      merci Lili, ça a le mérite d’être clair,
      parfois pour être meilleur, il faut savoir prendre des décisions et s’y tenir.
      Ne jamais être sous l’influence des autres et garder toujours son libre arbitre.

      1. Lili says:

        Naples, Barcelone…quelle importante…me trouver et le trouver un jour, oui, sans mes enfants ce ne sera pas facile mais sans lui c’est insupportable…

    2. Christelle77 says:

      Si tu pouvais déjà nous raconter la suite… que ce serait bien !! Allez, moi j’aime les happy end, donc j’y crois à mort !!!

  3. GUYBKK says:

    Naples , Napoli les rues escarpées comme on les aime, presque sans fin, toujours un peu sombres, fleurant bon la lessive à laquelle se mêle l’odeur de pizza tout juste sortie du four. Nous sommes près du vieux centre historique, du quartier espagnol . Les passants déambulent tranquillement en regardant de tous côtés les devantures des magasins de souvenirs . Il y a des fleurs au balcons et les maisons aux belles couleurs ont souvent des terrasses ou des balcons où sèche le linge au vent du large . les Napolitains vivent à même leurs ruelles, dépourvues de trottoir. Déambuler c’est pénétrer dans l’intimité des gens du lieu . On voit des ateliers de ferronnerie, on y répare aussi des scooters – bien entendu. On y vend du côté de via dei Tribunali, ce sont des pâtes à profusion, du jambon de Parme et de la mozzarella , du pain, des pizzas et des pâtisseries locales.
    De jolis petits restaurants avec patio nous invitent à entrer manger une spécialité arrosé de Valpolicella .
    Déjà trois heures sonnent au clocher , il y avait du monde . Nous décidons de découvrir la côte qui surplombe la mer , mais avant nous allons visiter une église bien fraiche pour admirer les décorations .
    Après nous rentrerons à notre hôtel bien fatigués par notre grande promenade

  4. Carole says:

    Naples, Claudia adore!
    C’est dans cette ville qu’elle se sent bien, comme chez Elle; alors dès qu’elle peut s’accorder du temps rien que pour Elle, c’est l’avion direct Paris-Naples.
    A peine les bagages et son smartphone déposés chez Pepita , une amie octogénaire, elle sort seule et déambule très tranquillement, une glace italienne vanille fruit de la passion à la main.
    Elle aime ses rues sinueuses, ses vieilles batisses, ses maisons colorés à la chaux dans les tons orangés/jaune acidulé.
    Elle aime le soleil sur sa peau, elle aime ne rien faire, ne pas penser et laisser la vie défiler comme un filet d’eau.
    Le lâcher prise total, ne rien attendre, laisser faire.

    1. Sabine Thierry says:

      Auriez vous besoin de dépaysement Carole…
      merci pour vos lignes ensoleillées mais dans lesquelles on perçoit une grande fatigue.

  5. Carole says:

    On ne peut rien vous cacher Sabine.
    En effet, je sors d’un week end « Constellations familiales » à Poitiers très fatiguant mais très enrichissant. Lacher prise!

  6. chantal11 says:

    Luciano l’esprit qu vagabonde dans cette intrigante Naples,
    une atmosphère si particulière bien loin de la dolce vità decertaines autres villes
    d’Italie
    En admiration devant El Castel Nuevo proche du port elle va prendre le bateau
    qui l’emmènera jusqu’à Capri afin de rejoindre son bel Italien

  7. Nurse 24 says:

    Une femme rêveuse flâne…
    Arrivée tard la veille, elle est fatiguée de son éprouvant voyage qu’elle venait de faire. Elle était partie de Venise pour oublier habilement le malentendu qu’elle avait vécu avec Marcello, habilement parce qu’elle découvrit en elle ce volcan jaillissant d’une joie qui coule en elle.
    Il est des villes comme Naples qui, par leur grâce, marquent à tout jamais le voyageur qui s’aventure dans ses ruelles. Cette cité unique, centralise toute la quintessence du pays, tout en restant aussi authentique que splendide. Italienne jusque dans sa manière de narguer le
    Vésuve…
    Elle sent cette renaissance qui se profile en elle et se dit qu’elle a bien fait d’accepter la proposition d’Andréas quant à l’idée de s’installer dans l’appartement d’une amie d’enfance de sa grand mère, Lucia.
    Sortie de l’appartement aux boiseries craquelantes, aussi vieilles que la mamma qui l’accueille, elle se retrouve à arpenter une des plus grandes avenues de Naples, comme si elle se retrouvait au cœur de l’âme italienne dans ce qu’elle a de plus chaleureux. Une flânerie sur l’immense rue baptisée Spaccanapoli qui enchantera sa passion pour l’Histoire, la culture avec des édifices somptueux.
    Elle s’aventure à travers ses rues colorées aux odeurs si particulières, au mélange doux et prenant, au cœur même de la ville dont elle découvre la véritable et captivante Naples.
    Baignée d’une lumière méditerranéenne, elle s’y égare avec plaisir et profite du reflet que lui offre une vitrine pour remettre délicatement son chapeau. Tellement perdue dans ses pensées et submergée dans l’effluve de la cité, elle se retrouva dans la baie de Naples.
    Si certains la voient comme une métropole délaissée, elle, sensible, abdique littéralement devant l’élégance que dévoile cette promenade, aux frontières de la ville. Le spectacle qu’offre la baie est une pure merveille, dévoilant un panorama étonnant… celui du majestueux Vésuve en toile de fond. Elle décide alors de s’assoir sur un banc, abîmé par l’air marin, humant ce parfum entêtant de sud et d’iode et laisse plomber son corps de la grâce lumière du soleil.
    Au bout d’un certain temps, elle entendit le son des cloches d’une eglise avoisinante, et se rappelle qu’il fallait surveiller l’heure…17h!
    « Ô mon dieu, faut que je rentre !!! »
    En effet, cette gentille Lucia, aussi généreuse qu’étouffante dans ses manières de grand mère italienne, avait offert à son invitée , une place d’opera pour aller voir La Traviata.
    Acceptant son étourderie, Lucia lui prépare un repas express avant d’aller se préparer. La pauvre mamma avait préparé comme à son habitude une quantité astronomique de nourriture mais se dit qu’elle en aura pour le lendemain. Un repas digne, aux couleurs napolitaines, qui aurait fait envie n’importe quel individu, même le plus anorexique d’entre eux!
    Comme toute femme, elle se demande ce qu’elle va pouvoir se mettre ce soir. N’ayant pas eu le temps depuis son arrivée de ranger ses affaires, elle fouille dans ses valises … « ça y est, c’est ça !!!! ». D’humeur tellement jovial et enjouée, elle ne sent même plus la fatigue, et refuse de porter du noir, certe élégant mais triste pensa-t-elle. Elle décide donc de porter cette belle jupe de taille haute, ample, rouge d’une fine dentelle , tombant sous les genoux où elle y introduira ce haut blanc aux rayures grises/bleues dont les bretelles blanches auréolent ses épaules d’un joli noeud.
    Des espadrilles compensées blanches et bleues qu’elle s’etait offert le temps d’une escapade à st Jean de Luz.
    Le tout agrémenté d’une jolie veste de tailleur bleue roi, courte pour dessiner sa taille. Une taille non de guêpe, mais d’un charmant bourdon avec des rondeurs harmonieuses.
    Pour se coiffer, elle ne s’entête pas, elle défait son chignon qu’elle a porté toute la journée, lui donnant à ses cheveux une allure de coiffé/décoiffé où elle passe ses doigts pour les structurer, lui donnant un air sauvage mais qui se laissera probablement dompté. Pour se maquiller elle fait simple, un trait de fard à paupières pour souligner ses petits yeux accompagné de mascara noir qui finira par accentuer son regard , redevenu si envoûtant. Du fard à joues rose orangé et pour finir une rouge à lèvres d’un rose fushia légèrement brillant afin de rendre à son sourire une douceur acidulée. Se parfumant avec Mon Guerlain, eau de parfum floral, elle enivre sa chambre se dirigeant vers la sortie, met ses perles blanches aux oreilles, 3 petits bracelets d’un côté et sa montre de l’autre et attrape enfin son petit sac à main rouge dont le petit foulard noir et blanc parachève sa tenue élégante. Française, aussi fière et friante de mode qu’une italienne, elle dévale les escaliers en criant « Ciao bella Lucia, a più tardi e grazie mile !!! »
    Il était presque 20h quand elle arriva à temps devant ce beau théâtre dont la devanture lui rappelle que l’art italien est un met à déguster avec délectation. Il est écrit teatro de San Carlo. Elle entre dans la sphère des arts lyriques. Contemplant à l’infini le décor, elle cavale les couloirs pour se diriger à son emplacement qu’elle manqua de peu de faire tomber un homme, un bel italien véritablement du coin celui là, brun aux cheveux courts et légèrement ondulés, des yeux noirs comme du charbon. Décidément gaie ce soir et gênée de cette maladresse, elle s’excusa naturellement en français puis en italien avec un sourire timide mais sincère. Elle se dirige donc vers l’entrée de sa loge, au troisième étage dans ce théâtre qui en comptent six, en se disant que Lucia ne s’était pas fichue d’elle vu l’emplacement qu’elle bénéficiait. Une loge qui ne compte que 2 places, une pour elle mais l’autre…..elle regarde sa montre au moment où la lumière éparse du théâtre s’évanouit doucement. La scène s’allume, les gens applaudissent…elle sent une présence s’approchait d’elle…c’était l’homme qu’elle avait accroché dans le couloir. Il se dresse devant elle et hoche la tête pour la saluer, et lui dit « bonsoir signorina ». Lui répond en bégayant « euh bonsoir Monsieur » avec un air inquisiteur, se demandant bien pourquoi un italien lui parle français! Comment l’avait-il deviné? M’a-t-il entendu parler français? Baissant la tête pour réfléchir, elle s’aperçut des couleurs finales de sa tenue, bleu, blanc, rouge….elle leva la tête vers la scène et ses joues rougissantes étaient cachées par la pénombre de la loge, quelle chance se disait-elle!
    On y est, Verdi subjugue l’auditoire….elle oublie tout, s’émerveille de ce splendide spectacle au cœur même de ses entrailles. La chaleur l’envahit tellement parce que son bonheur explose. Elle décida d’enlever sa veste dont le geste dégage l’odeur de son parfum dans toute la loge.
    Les acteurs de la pièce résonnent de toute leur grâce des airs dont les sentiments se mélangent à en perdre la tête. Le passage de « un di felice » l’amène vers un torrent de larmes, ses boyaux se tordent non pas de douleur mais d’un réveil de sensations inexplicables, comme celles qu’elle a ressenti avec Marcello. Mais là, ce n’etait pas lui l’investigateur, c’était l’immense splendeur de cet air. « Je suis vivante, je suis vivante, je suis vivante » se répète-t-elle muette. Ensuite, viendra « Brindisi », comment ne pas sourire aux larmes encore, à ce magnifique refrain.
    Trois heures de spectacle ahurissantes, cela touchait à sa fin. Un tonnerre d’applaudissements résonne comme un feu d’artifice.
    Une lumière douce regagne sa loge, se lève et fait tomber sa veste de son strapontin. Elle se baisse pour la ramasser en même temps que lui, ayant eu la même idée. Ne regardant toujours pas ce qu’elle fait ni même son voisin, on dirait que c’est une sale habitude chez elle!!! Ils se cognèrent la tête l’un contre l’autre. Se relèverent d’un coup en se tenant chacun son front et au vue de sa énième maladresse, ils se mirent à rire aux éclats devant cette hilarante scène. Elle parce que encore une fois elle se faisait rattraper par sa connerie et lui parce que c’était la deuxième fois qu’elle le bousculait.
    Je vous laisse la suite !!!!!!

    1. Christelle77 says:

      Bellissima !! D’ailleurs, ça m’inspire :

      Lucio, c’était ainsi que s’appelait le bel inconnu, prit un air faussement mécontent pour pouvoir engager la conversation avec cette femme dont il connaissait désormais la moindre parcelle de son profil gauche. Et pour cause, totalement subjugué, il n’avait pu détourner son regard de ce si beau visage, même s’il avait été dans la pénombre la plupart du temps. A tel point d’ailleurs, qu’il aurait été incapable de dire, là, tout de suite, comment Violetta, l’héroïne de l’opéra, était vêtue !

      – Eh bien sinhorina, cela fait 2 fois que vous m’agressez. Vous n’auriez pas ce magnifique visage d’ange, je penserais que vous me voulez du mal !
      – 2 fois ?! … Mais on s’est déjà rencontré ?
      – Oui, il y a environ 3h de cela, vous avez tenté de me faire chavirer dans l’escalier ! Peut-être ne vouliez-vous pas m’autoriser à assister à ce merveilleux opéra ?!
      – Oh, c’était vous ! Oh je suis confuse mon dieu. J’étais tellement pressée de découvrir la salle et de vivre ce sublime moment musical qui a tenu toutes ses promesses ! Ce bonheur que je viens de vivre va m’accompagner toute la soirée je crois bien !
      – Et c’est pour m’empêcher de vous inviter à boire un verre et rester ainsi dans votre égoïste plaisir que vous avez donc tenté de m’assommer pour me faire taire à tout jamais ?
      – Mais… vous me draguez ma parole ?!
      – Draguer ?! Quel mot affreux ! Je le déteste !! Et puis, vous êtes plutôt de celles à qui l’on fait la cour ou avec laquelle on galantise. Les diamants que sont vos yeux ne supporteraient pas une vulgaire et lourdaude drague !!!
      – Donc c’est bien ça, vous me draguez ! Mais peut-être, justement, que je suis une dangereuse criminelle et que j’ai décidé de faire de vous ma prochaine victime ?!

      Tout d’un coup, Lucio redevint grave et sérieux.
      – Non, je suis certain que non. Un être qui pleure si douloureusement à l’écoute de « un di felice » ne peut être que profondément humain et parfaitement éloigné de toute méchanceté.

      Carla se mit à rougir. Puis son regard pénétra celui de Lucio. Qu’il semblait triste tout à coup, si empreint de mélancolie. Que se passait-il donc dans la tête de cet homme si rieur un instant auparavant ? … Elle réprima une subite envie de le serrer dans ses bras, de sentir son corps chaud contre le sien, de lui murmurer à l’oreille : « ne vous inquiétez pas, je suis là maintenant, tout va bien »… Puis elle se ressaisit :
      – Bien, je crois qu’il est temps que je quitte cette si belle loge. Avec ma maladresse, je pourrais tout à fait involontairement vous faire basculer par dessus le balcon… et je m’en voudrais terriblement !
      – Donc vous ne m’accompagnerez pas pour boire un verre ?
      – Non, je vous remercie. Une autre fois peut-être ?
      – Que dieu vous entende. … Avant de partir, pourriez-vous me dire comment vous avez eu cette place d’opéra ?
      – On m’en a fait cadeau !
      – Et bien vous remercierez la personne qui m’a donc permis de passer cette si charmante soirée en votre compagnie !
      – Je n’y manquerai pas, puisque c’est chez elle que je loge !

      Avant de rentrer, Carla marcha dans les rues de Naples durant 1 heure. Il lui fallait reprendre son calme. Entre l’opéra, le souvenir de Marcello, l’effet que lui avait fait Lucio … Carla était une boule d’émotions. Elle avait envie de rire ou de pleurer, ou les deux à la fois peut-être ! Alors elle marcha tranquillement dans la douceur de Napoli.
      Quand elle rentra se coucher, Lucia dormait déjà. Elle monta donc doucement les marches, sans faire de bruit. Elle ouvrit la porte de sa chambre, n’alluma pas la lumière (la pleine lune faisait suffisamment bien son travail !). Puis en voyant l’énorme édredon qui recouvrait le lit, elle eut une subite envie : retrouver un petit bonheur de son enfance quand elle et sa sœur sautaient sur cette montagne moelleuse qui les enveloppait ensuite tant il était immense !
      Carla se prépara, écarta les bras, pris sa respiration, s’élança et plongea en arrière en plein milieu du gigantesque édredon ! Formant une étoile, étendue sur le dos, elle riait de sa puérilité ! Elle resta cependant interdite quand la lumière s’alluma soudain et qu’elle vit apparaître au-dessus d’elle, le visage d’un calme olympien de Lucio !
      – Comment dit-on chez vous ? Jamais 2 sans 3 n’est-ce pas ? N’ayant pas réussi à vous débarrasser de moi tout à l’heure, vous avez donc décidé d’abuser de mon corps dans ma propre chambre !
      – Mais que faites-vous ici ?! Lucia a préparé cette chambre pour moi !!
      – Ma grand-mère est une coquine qui ne rate jamais une occasion de jouer les cupidon ! Je comprends mieux pourquoi elle tenait tant à ce que j’aille voir « La traviata » ce soir. La connaissant, elle pensait sûrement que nous irions boire un verre en sortant de l’opéra et que, de fil en aiguille, nous en viendrions à nous apercevoir que le même lit nous était destiné ! Elle sera donc bien déçue quand elle saura demain matin que j’ai fait rater le beau plan qu’elle avait échafaudé !

      La fureur de vivre se rappela soudainement à Carla ! Avec un regard de braise, elle dit alors :
      – Raté ?! Pourquoi raté ? … Il se trouve que je suis là … dans le même lit que vous … et que la lune me permet de profiter très agréablement du beau torse de Dieu grec qui s’offre à mon regard …
      – Mais, ma parole sinhorina ! Vous me draguez ?!
      – Draguer ? Mon dieu, quel vilain mot, je le déteste…
      – Alors que les choses soient claires : je ne suis pas un homme facile !! Mais bon, je n’opposerai cependant aucune résistance… ce que la Mama veut, dieu le veut !

  8. Nurse 24 says:

    Merci les filles!
    Et christelle, la suite est comme je l’imaginais !!! Waouhhhh !!!! Vous avez lu dans mes pensées !!! J’adore la coquetterie et l’espièglerie…elle dégage un caractère fonceuse que vous avez si bien raconté.
    C’est une mamma bien moderne pour avoir organisé cette mise en scène. Mais toujours aussi protectrice.
    Cet homme n’a qu’à bien se tenir et puis je crois qu’il a su tout simplement y faire avec elle…comme quoi faut être un peu malin dans la vie!!!!!
    Encore bravo! meilleur mais bien meilleur que moi!!!!

  9. Anne64 says:

    Un régal toutes ces suites ! 🙂 C’est beau, coloré, très bien écrit, mon esprit s’est évadé au travers de toutes ces belles histoires.

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