Mon Carnet De Bord…Acte 15.

Quelques lignes  simplement,

quelques lignes pour vous cueillir…

loger dans un backpackers est une expérience riche d’enseignement et surtout, pour ce qui me concerne,

c’est me renvoyer, ce qui n’est pas pour me déplaire, à quelques années en arrière.

J’ai à nouveau vingt ans au milieu de gens du même âge, rares sont ceux de ma génération qui profitent de ce confort modeste.

Nous accueille, à notre arrivée, une jolie allemande de vingt cinq ans qui gère le temps de ses vacances ce lieu de rencontres.

Me voilà, projetée dans un monde que je ne connaissais pas.

Backpackers …sacs à dos,

c’est déposer façon routard son sac dans un endroit,

un endroit comme une auberge espagnole.,

pas cher, à moindre coût.

Un endroit où se croisent des voyageurs venant de tous les horizons,

avec pour seul bagage, leur amitié et leur soif de découverte.

Beaucoup d’entre eux viennent ici pour le surf, la pêche ou la randonnée,

d’autres, comme un groupe de jeunes suédois de dix huit ans courageux, pour faire le temps d’un mois, de l’humanitaire dans les towns ship.

De vrais humanistes, de vrais bohèmes sûrement,

mais avec des idées fort bien épinglées,

le respect d’autrui et l’aide désintéressée pour son prochain.

Des jeunes qui se font le temps d’un voyage les ambassadeurs de la paix.

On y est comme à la maison, la simplicité y est de mise.

C’est une maison, avec six ou sept chambres meublées plutôt chichement, des lits doubles,

parfois triples.

Une ou deux salles d’eau qu’on se partage,

une grande  et vaste vaste cuisine où on partage ou pas les repas.

Des placards remplis de vaisselle bon marché sont mis à notre disposition,

un réfrigérateur trône au milieu de la cuisine,

il est de grande taille, ce qui correspond au sens de la générosité et du partage de ceux, qui le temps d’une nuit ou plus,

vivent là.

La fête a commencé vers dix neuf heures, comme ça naturellement sans que quoi que ce soit soit programmé,

par une bière,  partagée avec un jeune israëlien qui venait à Kommetjie pour panser un chagrin d’amour,

quoi de mieux que partir ailleurs, le meilleur endroit pour se perdre ,

pour s’effacer.

Un hollandais, travailleur acharné, pour oublier sa fatigue et ses heures sombres d’Amsterdam est venu ici pour les bienfaits de la pêche,

une façon comme une autre de ranger dans un tiroir ses soucis, le culte de soi et le tout à l’égo,

oublier ses excès et ses humeurs.

C’est chargé  du poisson tout  frais pêché de quelques heures, qu’il a fait son entrée et les présentations.

Nous l’avons cuisiné et mangé tous ensemble,

le poison, pas le hollandais!

Un anglais exténué par une randonnée de plusieurs heures, affichant un coup de soleil carabiné s’est empressé de participer dès son arrivée, à peine déchaussé, en ouvrant une bouteille de vin.

Nous nous sommes tous installés autour d’une grande table rectangulaire et nous avons diné.

Ma modeste contribution fut de sortir de mon sac mes indispensables gants mapa rose afin de faire,

comme à la maison,

la vaisselle et le rangement, à la fin du repas.

Le moyen d’apprécier à leur juste valeur,

des petites choses qui sembleraient ailleurs,

anecdotiques et qui,

pourtant font le sel de la vie.

à demain.

 

 

 

39 Commentaires
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  1. Lili says:

    C’est ça la richesse : faire des rencontres de personnes distinctes, c’est partager ce que l’on a, ce que l’on est, c’est ne pas juger et s’enrichir de ces différences.
    C’est le cœur de la vie, revenir à l’essentiel, la simplicité, l’authenticité sans être déformé par un statut professionnel, social …
    Ah ! Ça respire la vie, le bonheur !

  2. Armelle says:

    Je connais les backpackers par la marraine de ma fille qui voyage beaucoup ainsi.
    À coup sûr le moyen de faire des rencontres et de s’enrichir mutuellement. Cette façon de découvrir le monde lui a toujours réussi.
    Ici 5 degrés. Un 1er fevrier, un jour comme un autre. Mais comme j’ai décidé moi aussi ( conseil et soutien de Sabine ), d’effectuer un changement dans ma vie, prochainement, je dois m’efforcer de commencer à le mettre en place petit à petit tous les jours. Donc je travaille pour. Je bouquine, je prends des notes etc.
    Bonne journée.

    1. christelle77 says:

      Vous bouquinez, vous prenez des notes … Ne nous dites pas que vous aussi vous allez prochainement dire bye bye à l’Education nationale ?!

        1. christelle77 says:

          Eh bien ! Si je m’attendais ! … La curiosité me démange… Mais chut, l’après n’est pas encore tout à fait là puisqu’il y a de la révision dans l’air ! 😉 Bon courage en tout cas et amusez-vous bien dans cette nouveauté !

        2. christelle77 says:

          Une prof qui devient CPE … C’est rare !!! Mais je trouve ça très bien ! La vision que vous aurez des élèves comme du système sera beaucoup plus complète que pour un CPE au ne s’est quasi jamais retrouvé seul devant 25, 30 ou 35 élèves. Du coup, je suis persuadée que vous serez bien meilleure qu’un CPE lambda (j’espère que mon amie Florence ne me lit pas !). En tout cas, j’espère que vous vous plairez dans cette nouvelle fonction ! Vivement la rentrée que vous nous racontiez !!! (enfin non, pas vivement la rentrée… Car pour moi, ce sera le retour au collège bien malgré moi !). 😉

  3. Anne says:

    Mais que ça a l’air sympathique ! Des instants vrais dans ce monde trop rempli parfois de faux semblants. Des personnes qui sont toutes là avec un état d’esprit commun, je ne connaissais pas ce concept alors merci pour la découverte. Ça me fait penser un peu à l’esprit des refuges en montagne, on y partage tout, même les ronflements 😉

  4. GUYBKK says:

    J’en ait rencontré des backpackers quelques fois en différents endroits du Brésil , j’ai logé avec eux et on à sympathisé car les gens sont là pour rencontrer des personnes venues d’autres horizons . ça me rappelle un peu les auberges du chemin de St Jacques en Espagne .
    Sabine , peut être allez vous les suivre un moment pour nous raconter leurs nouvelles aventures ? ce serait intéressant .
    En tout cas ce genre d’expérience est vraiment excellente et apporte joie et émulation et on se fait de vrais amis .

  5. Carole says:

    Je ne connaissais pas le terme de back packers . Cela me semble bien sympathique et me rappelle l’auberge de jeunesse où je suis allée avec mon ado à Londres, on partageait la cuisine et les odeurs d’épicesdu monde entier.
    A la lecture de votre article je me demandais comment vous prépariez votre voyage à l’avance ? vos lieux où dormir étaient prévus à l’avance ? Votre circuit…
    Des questions qui me viennent de bon matin!

    1. Sabine Thierry says:

      J’ai toujours de bons tuyaux pour ne pas faire du tourisme de base!
      Il faut être curieux et aimer s’intégrer.
      Ici je n’ai même pas de téléphone.

  6. Tatiemomo says:

    Toute proportion gardée j ai un ami qui gère une halte pour les marcheurs de St Jacques de Compostelle et on retrouve ce sens du partage, de rencontres éphémères mais marquantes, fortes, intenses.
    Générosité, partage, donner du sens à sa vie…voilà des mots qui me viennent. Bonne journée Sabine.

  7. Josiane says:

    Moi,non plus je ne connaissais pas « black packers »…..vs qui aimez « le contact » avec les gens,vs devez vs rrégaler,ça me fait penser un peu chez vous,des repas qu’on a partagé avec des personnes qu’on ne connaissait pas…..c’était cool aussi…..

  8. Amelie says:

    l’on est tellement conditionné par , le travail , l’argent, ect… que l’on en oublie l’essentiel en fait .
    Vos rencontres Sabine , me rappellent un peu , le temps de mes 15 ans , le temps d’un été d’insouciances et de nouvelles rencontres , en soif de liberté …..
    Et puis donner aux autres , c’est aussi se donner à soi , car cela nous apporte du bien à soi .
    «  »Pour ma part , je fais un peu de bénévolat auprès des gens de la rue , jeunes et moins jeunes , qui sont en majorité français, et en leurs donnant un peu de soupe chaude , de couvertures , croquettes pr chiens ….. et de les respecter en parlant avec eux , cela me porte , car personne n’est à l’ abri d’un quelconque malheur ou choix «  »
    Je referme la parenthèse,
    Mais en fait , l’imprévision du moment , avec des gens du moment , c’est des supers minutes , heures ,…. de l’instant présent .

  9. christelle77 says:

    C’est toujours bien ces moments de rencontre et en particulier quand on est fatigué comme votre randonneur anglais ou triste comme votre israélien. Si c’est bien aussi la solitude, pouvoir partager de bons moments, rire, discuter, se centrer un peu sur les autres, s’enrichir humainement … Cela fait partie de ces petits moments de bonheur, même éphémères, dont il faut profiter. Ça rebouste, ça laisse de bons souvenirs, ça donne le sourire et la pêche … Et c’est même contagieux rien qu’à travers vos mots !!
    … Et en plus, vous avez le dress code « gants mapa » … alors que demander de plus ! 😄

  10. Laurence says:

    Un super partage qui me rappellent des rencontres imprévues, des moments de convivialité, des personnages croisés au hasard …le sel de la vie oui!

  11. Chantal says:

    Bonjour
    Que de fraicheur dans ce récit moi qui ne suis jamais partie sinon dans des voyages organisés par mes patrons…je ne saurais pas faire ce que vous faites j ai l impression que vous êtes toujours la petite jeunette que j ai connue il y a 22 ans qui se mettait aux rollers et avait tant de joie de vivre les ans n ont pas d emprise sur vous et c est bon de lire ça…sur la photo on voit un endroit tres propre pur oh que c est bon je m étais fait une fausse idée de l Afrique je n ai visité que le Kenya et au Sénégal et au Maroc et ce n est pas du tout pareil…que de bonheur de vous lire. Grosses bises.

  12. christophe says:

    de la nature ,des rencontres,du sport,de l’inconnu,,du temps,de la simplicité,de la curiosité,de la lecture,de l’écriture,de la la solidarité,des photos prises qui parlent d’elles mêmes et qui en disent beaucoup,ne rien attendre,être généreux,être libre,sans peurs,la cuisine,la musique,du soleil,la langue du pays..tout cela guidé par le hasard..c’est ma philosophie du voyage.Vous avez la même je pense,c’est courageux,fatiguant mais tellement riche et nourrissant..
    je me demande si comme pour moi,le hasard des rencontres vous on fait comprendre beaucoup de choses avec souvent de drôle de coïncidence?
    Profitez bien Sabine!

      1. christophe says:

        « le hasard des rencontres » c’est ce que j’appelle aussi « on » .
        Au cours de mes voyages « on » m’a fait comprendre grâce aux rencontres pas mal de choses..parce qu’elle se faisaient à des moments ou j’en avait besoin,parce que des dates de naissances identiques à mes connaissances en France,une fois la même date que moi,et en découlaient des évidences que je refusait.Des prénoms,des lieux ou l’on m’a emmené par hasard et que je connaissait,comme déjà vu.Une fois je vais voir un gars au fin fond de Madagascar je ne sais pourquoi,en fait il était d’un village à 4 km de chez moi.Une fois dans l’aéroport de kualalupour je discute avec des gars ,des basques,ils allaient au Cambodge,chez une même famille ou j’allait moi aussi..on a fait du coup 15 jours ensemble..

        1. GUYBKK says:

          J’ai eu aussi des expériences similaires , sur des coïncidences qui n’en sont pas .
          Ou aussi parfois jeune des rêves prémonitoire qui se sont avérés exacts par la suite . Je ne puis expliquer ces mystères .

          1. christophe says:

            Les rêves prémonitoire,c’est plus direct on vous prévient de quelque chose et entre rêve et flash éveillé il n’y a qu’un pas.
            En voyage ces coïncidences étaient vraiment incroyables et significatives pour moi.

  13. gisele says:

    bonjour sabine
    je me régale
    de vous lire !!!!
    mais je ne laisse plus mes commentaires ,car je ne peux plus me relire !!!!!
    ils disparaissent
    bonne continuations de voyage bise

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