Les carnets noirs de la voyance…

Il était une fois une petite femme brune sans âge.

Je la nommerai Marie-Thérèse.

 

Fascinante à plus d’un titre, elle savait être l’épouse bien-aimée de Jacques tout en restant la mère accomplie de leurs trois enfants magnifiques. Femme épanouie dans son travail d’infirmière de nuit, elle était de celles qui ont toujours le besoin de se renouveler, de s’entourer, d’avancer, de donner et d’écouter.

Elle gérait son monde en étant un véritable moteur, celui qui donne des ailes aux autres.

Une nuit, alors qu’elle veillait à l’hôpital sur les enfants malades des autres,

à son domicile, son fils de cinq ans est décédé des suites d’une crise d’asthme.

Suite à la période de sidération est venu le lent retour à la vie de ceux qui survivent.

Il lui a fallu rester debout et continuer à vivre normalement,

mais surtout refuser malgré sa douleur de négliger ceux qui restaient.

Elle s’est appliquée durant de nombreuses années à recomposer la voix  du petit absent parce que dit-elle,

les sentiments ont droit à l’éternité.

Sous les habits d’une histoire noire se niche une autre toute aussi sombre.

Dix ans ont passé jusqu’à ce que la fatalité la frappe à nouveau.

Sa fille  de quatorze ans percutée par une voiture alors qu’elle descendait du bus scolaire, est décédée des suites de ses blessures.

 

Les années ont encore passé,

les souvenirs et les mots sentent aujourd’hui les fleurs fanées.

 

Un jour, une petite femme brune sans âge,

je la nommerai Marie-Thérèse,

a connu la douleur des survivants,

terrifiée à l’idée de devoir continuer à vivre,

elle est surprise de voir aujourd’hui,

qu’elle y parvient.

 

 

.

 

 

34 Commentaires
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34 Commentaires

  1. Angelique says:

    Le plus difficile est de rester et de devoir continuer à vivre sans les êtres aimés.Tres beau texte qui nous laisse espérer qu’on peut tous y arriver …

  2. Caroline says:

    Quel courage….
    comme dit si bien Angélique, on peut arriver à surmonter ces drames…… ac le temps et réussir à vivre avec…..
    Merci Sabine de nous faire partager cela….. même pour vous, ça doit pas être évident…. vous voyez, mais ressentez tous les maux des gens dans votre corps…. vous avez le mental et le corps d’un sportif de haut niveau, ça c’est sûr ❤️❤️❤️

  3. Amelie says:

    Quelle tragédie !!! c’est atroce !!
    Comme quoi , la vie ne tient qu’à un fil .
    Marie -Thérèse à une sacrés force , c’est impressionnant de pouvoir vivre de tels drames et de pouvoir rester debout !!
    Peut être trouve t’elle une force , «  »dont la photo représentée ci dessus «  » qu’il y a l’âme de ses enfants dans les animaux qui l’entourent «  »???!!!
    merci Sabine

  4. Carole says:

    Quel chemin de vie, glacial comme l’image!
    Quelle épreuve extrême que de perdre 1 puis 2 enfants et l’obligation de puiser au plus profond des ses forces pour rester en vie.
    Je pense aussi à la peine de son 3 ème enfant qui n’a plus de frère, plus de sœur, qui ne doit pas comprendre et qui peut être se demande s’il échappera à cette « malédiction ».

    Il n’y a pas de hasard pour moi. Peut être que Marie Thérèse a accueilli des âmes qui venaient faire un bref passage sur cette terre et que le grand chef d’orchestre là haut savait qu’elle était en capacité de survivre à cette épreuve??
    C’est dans pareille circonstance que l’on se rend compte que l’on a des ressources insoupçonnées.
    Sabine, vous a t’on donné là haut un début de réponse que j’imagine Marie Thérèse a dû vous demander? Pourquoi ?

    France Gall a expliqué lorsqu’elle a perdu sa fille Pauline de maladie de mucoviscidose que pour survivre elle s’était littéralement jetée dans la littérature des grands écrivains qui eux aussi avaient perdu un enfant et qui à travers leurs écrits en parlaient. Cela a été sa manière de résister.
    Je repense à Hugo « demain dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, je partirai, vois tu je sais que tu m’attends… »

    Cette question de la mort reste un grand mystère pour nous. Mais faisons tout pour ne pas en avoir peur!

    1. christelle77 says:

      J’aime bien la philosophie de vie de France Gall. Quand Michel Berger est mort, elle a raconté qu’elle obligeait ses enfants (et elle-même de fait !) à écouter les disques de Michel. Elle savait bien qu’on leur en parlerait tout le temps, qu’ils entendraient souvent ses chansons à la radio et qu’ils seraient donc tout le temps confronté à l’absence, sans possibilité « d’y échapper » d’une certaine façon. Alors plutôt que d’en souffrir de force après, autant choisir de s’y confronter tout de suite pour s’y habituer et accepter.

      1. Sabine Thierry says:

        Je vous lis avec grande attention, toutes vos remarques m’intéressent, il y aurait tant de choses à développer, continuez à noircir cette page. J’apprécie vos remarques et interprétations de l’image, pour ma part, elle m’inspire celle qui avance seule et ce, malgré les tempêtes,
        elle ne garde avec elle que l’essentiel, son chien qui sans elle ne serait rien!

  5. Tatie momo says:

    Comment peut on arriver à surmonter, à survivre après ces drames. C’est la question qui se pose après la perte d’êtres chers, de ses enfants…vous donnez la réponse dans ce témoignage . La vie est plus forte que la mort et il faut continuer pour ceux qui restent et parce que l être humain a une force intérieure « qu ‘il ne soupçonne pas lui-même ». « Les sentiments ont droit à l éternité » c’est peut -être là l ‘explication de la survie, continuer de les avoir près de nous et de ne jamais faire mourir leur esprit!
    La photo résume parfaitement: une femme dans la tourmente, traversant les épreuves, seule mais avançant vers ce que l ‘on peut penser être une éclaircie , un bout du tunnel…mais seule désespérément seule!
    Difficile quand même tout cela …et dans cette histoire le sort s’acharne, perdre deux enfants!

  6. Tatie momo says:

    Carole? j aime cette référence à Hugo « demain dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, je partirai, vois tu je sais que tu m’attends… »

  7. Carole says:

    Merci Tatie momo. Continuer d’avoir ses enfants près de nous? Je ne sais pas… Car je pense que l’on ne doit pas les retenir et tout la difficulté est la! Ne pas les retenir par notre chagrin, les laisser partir… Pas facile du tout….

  8. Laurence says:

    De terribles épreuves, je n’arrive pas à imaginer la douleur avec laquelle elle vit, certainement un anéantissement. Continuer à avancer, à mettre un pied devant l’autre, la vie est plus forte que la mort. L’image est très belle mais très triste aussi, le personnage avance tant bien que mal dans les frimas de l’hiver, entouré des oiseaux qu’il nourrit peut-être et de son compagnon fidèle…

  9. Lili says:

    Sujet qui me taraude, auquel j’aimerais tant avoir de réponses, sujet dont je débats régulièrement avec mon ami Alain.

    Hostilité : froid, neige et toutes ces mouettes, omnivores par excellence, détestées notamment des marins-pêcheurs…qu’est-ce qui pousse cette personne à pédaler encore et à avancer avec son chien ? Se mettre à l’abri de toutes ces hostilités peut-on penser tout simplement ?

    Il y a 2 types de comportements face à la vie qu’on nous impose : marche ou crève.
    Qu’est-ce qui fait que les uns vont marcher et les autres préférer crever ? La résilience ?

    L’Histoire est faite d’inacceptables exemples : l’holocauste, les enfants de Ceausescu, les mères de la place de Mai en Argentine, etc

    Sans être pessimiste, si l’on se détache de soi objectivement et si l’on tient les comptes, pour ma part, je dirais que globalement une vie présente davantage de débits que de crédits mais là on va me dire : tout dépend si l’on voit le verre à moitié vide ou à moitié plein. N’est-ce pas Sabine ?
    Et bien, j’insiste, bien des bilans comptables indiquent un résultat négatif donc logiquement, l’entreprise est mise en liquidation. En remonte 1 ou arrêter ?

    Je me dis même des fois que les morts doivent bien rigoler : ils se retrouvent entre eux et j’imagine des scènes :
    Camille 25 ans, décédée :
    – « Oh Mamie ! Comme je suis contente de te retrouver !
    – Ma chérie, sois la bienvenue, nous t’attendions ! On va faire une grande fête comme à chaque retrouvaille ! »
    Et là, la cousine Audrey qui se pointe et dit : « Hey girl ! Enfin, quelqu’un avec qui rouler quelques pétards ! Tu vas voir, on va bien se marrer ici ! »
    Et Camille de se dire : « Bon sang ! Qu’est-ce que je me suis fait chier toutes ces années avec ces cons de profs de fac ! Et l’autre imbécile d’Arnaud qui m’a bousillé ma réputation sur Facebook ! Pourquoi je suis pas venue avant ??! »
    Et oui, Camille, si on savait que c’est super après, on trouverait tous un moyen d’en finir avec nos vies de mortels !

    Marie-Thérèse a tenu pour les autres, pas pour elle. Elle a survécu grâce à son altruisme. C’est pour les autres qu’on tient, pour les enfants qui ont encore besoin de nous.
    Marie-Thérèse a été amputée 2 fois : finalement, on constate que les personnes physiquement amputées réapprennent à vivre avec ce handicap : qu’on soit amputée physiquement ou moralement, on réinvente une vie, on s’adapte et on s’accroche. Marie-Thérèse avait ce mari et ses 2 autres enfants, puis son 3ème et dernier enfant auxquels se raccrocher, mais ceux qui n’ont plus rien à quoi se raccrocher, comment font-ils pour rester ? L’espoir d’avoir une petite part de bonheur avant de s’en aller ?

    On dit souvent que la vie est faite de cycles : pourquoi les cycles d’épreuves nous semblent plus longs que ceux faits de joies ?
    Marche ou crève… Marche et vis ta vie du mieux que tu peux avec ce qu’elle te donne et ce qu’elle te retire. Savoure ce qu’elle te donne, savoure-le intensément pour survivre à ce qu’elle t’arrache en ayant un peu le sentiment qu’elle t’arrache un peu de souffle à chaque fois…

    Je crois aux rencontres, à la chance des belles rencontres et des mains qui nous sont tendues, à celles que l’on tend. C’est comme une grande ronde de mains qui se tendent et pas toujours dans la réciprocité, mais ce n’est pas grave, donnez sans attendre à qui vous donnez, d’autres à qui vous ne donnerez pas vous donneront. C’est comme un passage de témoin que l’on se passe dans notre course !

    Je remercie ici Sabine qui m’a donné énormément, j’espère qu’elle a reçu aussi d’autres personnes…

    Lisez Boris Cyrulnik, ça fait du bien. Tiens, bien que j’aie du mal à lire depuis quelques temps, je vais peut-être en lire un !

  10. Carole says:

    Oui Boris Cyrulnik est un grand Monsieur . Son histoire personnelle est édifiante et le fait de partager à travers ses ouvrages sa notion de résilience fait du bien . Tout comme Lili, je crois aux rencontres, aux mains qui se tendent mais encore faut il être en capacité de les voir. Sur ce sujet de la mort, j’ai montré à ma fille ado le film GHOST qui m’avait tant plus il y a 20 ans. J’aime la version qui y est faite de ce qui se passe après la mort .C’est très réconfortant.

  11. Sabrina says:

    L image me fait penser à tant de choses… mais surtout que dans le coeur de cette femme l’hiver y habite même si elle reste altruiste et bienveillante envers les autres .
    Elle sait que face à notre destin nous sommes résignés … car on ne fait pas revenir un être disparu .
    J admire les personnes qui malgré les drames , insurmontables pour certains , restent debout en continuant d’ aimer leur prochain ….

  12. christelle77 says:

    Marcher ou crever comme dit Lili.
    Marcher parce qu’il y a ceux qui restent et que les abandonner en déclarant forfait ce serait leur infliger une double peine !
    Ou crever parce que parfois, être confronté à la mort est trop dur et qu’on préfère (égoïstement ?) abréger ses propres souffrances.
    Marcher parce qu’on a la foi en ce qu’il y a après (une vie après la mort, le paradis, la réincarnation ou je ne sais quoi d’autre).
    Crever parce qu’on pense qu’il n’y a rien après et que la vie ne vaut pas tant que ça le coup d’être vécue (surtout si c’est pour y être malheureux).

    Je crois que comme pour la maladie, c’est quand on y est confronté qu’on fait le choix de se ranger dans la catégorie des « marche » ou dans celle des « crève ». Si un jour ça nous arrive, j’espère qu’on aura le courage et la force de Marie-Thérèse !

    Merci Sabine pour cette histoire qui nous fait envisager que l’on eut toujours surmonter l’insurmontable si tant est qu’on en ait la volonté !

  13. Laurence says:

    Mon époux vient de me dire qu’un jeune homme de 22 ans a trouvé la mort dans un accident de voiture à côté de chez nous tout à l’heure, la route était glissante; je pense à sa famille et à sa mère. Mon frère est mort dans un accident lui aussi et ma mère n’a jamais vraiment réussi à s’en remettre, mais elle a continué à vivre, a recommencé à sourire avec ses petits enfants et n’a pas envie de mourir. De l’espoir dans le désespoir.

  14. Carole says:

    En lisant le message de Laurence, j’en ai des frissons…. On est tellement peu de chose et en même temps unique dans cet univers! On est comme des handicapés dans le sens où on a pas accès aux informations de l’autre monde sauf si on rencontre des personnes comme Sabine qui y ont accès. Sabine nous permet de reconstituer des morceaux du puzzle de qui on est, de ce que l’on a fait avant, du sens de notre vie aujourd’hui. Répondre à tellement de pourquoi??? Je pense à ces 2 jeunes femmes assassinées hier à Marseille. Pourquoi elles? Cela me renvoie à une phrase de KRISNAMUTI qui m’a toujours interpellée:  » On n’est pas irresponsable de son propre assassinat  » . Votre texte du jour Sabine nous emmène loin…Vous l’aurez compris c’est un sujet qui me passionne.

    1. Laurence says:

      Il paraît que nous choisissons les épreuves que nous vivons, notre attitude conditionnant chacune de nos vies jusqu’à ce qu’on aille sur un autre plan lorsque nous sommes prêts…
      Il y a certainement un autre monde, je n’en doute pas, mais j’ai du mal à comprendre pourquoi nous devons perdre des êtres chers, pourquoi bon nombre d’ habitants de notre terre ne peut se nourrir correctement, pourquoi la cruauté existe….N’y aurait il que la souffrance pour progresser?

  15. Carole says:

    Dans l’Oracle della Luna, un des livres conseillé par Sabine, Giovanni rencontre le père de sa future épouse Eléazar qui est un sage.
    Il dit ceci:  » je suis parfaitement convaincu de trois choses:
    « – La première, c’est que nous naissons avec un bagage psychique important qui nous conditionne au moins autant que les conditions matérielles de notre naissance, comme notre famille, notre pays.
    – La deuxième, c’est que notre existence n’est pas le fruit du hasard et contient déjà en germe, dès la conception et la naissance- comme le gland d’un chêne ce que nous sommes appelés à devenir.
    – La troisième enfin, c’est que la vie est une sorte d’école dont le seul but est d’apprendre à connaître et à aimer. Pour cela, nous traversons toutes sortes d’expériences, agréables ou douloureuses, qui nous permettent de progresser « .
    Il est génial ce bouquin! On a beaucoup de réponses dans les livres….

  16. Amelie says:

    Bonsoir à toutes et à tous
    Carole et  » où Sabine « , quel est le livre de l’ Oracle della luna que vous a conseillé Sabine ?
    C’est pas mal les quelques lignes que vous avez écrits .
    Cela m’intéresse ,
    Merci d’avance

  17. Carole says:

    Amélie, dans la rubrique « Mes lectures » vous trouverez de Frédéric Lenoir « Oracle della luna » conseillé par Sabine. Un vrai bijou ce livre!

    1. Amelie says:

      Merci Carole ,
      Alors c’est rigolo , car je suis allée voir sur Google pour recherche le livre et je suis tombé sur :
      «  »Le livre …l’oracle della luna de Frédéric Lenoir. | Les …
      https://ecrits-sabine.fr/le-livre-loracle-de-la-luna-de-frederic

      Qui est Luna, la belle sorcière aux cheveux de feu ? Quelle malédiction frappe le blessé retrouvé dans sa cabane des Abruzzes ? Qui sont les hommes masqués de … » »
      L’ avez vous à vendre Sabine ,en livre de poche ???merci

  18. Anne says:

    Une vie remplie de terribles épreuves pour cette femme…Une photo qui me renvoie à la solitude de cette femme. Elle est seule avec son chien au milieu d’un décor froid au sens propre comme au sens figuré, peut être parce que, elle seule, a pu braver les obstacles qui se sont présentés sur son chemin de vie. Peut être pour nous montrer que dans les pires moments de la vie, la force de continuer ne peut venir que de nous même…

  19. Claire says:

    Je suis de train de lire le livre « l’oracle della luna » effectivement il est très bien merci Sabine.
    J’ai pas vraiment de mot face à la douleur que peut ressentir Marie-Thérèse qui malgré tout reste debout. Je ne peux qu’admirer sa force et son courage d’avancer malgré ces épreuves … Marie-Thérèse qui prend soin des autres et qui le fait merveilleusement bien doit probablement donner un nouveau souffle à sa vie, en tout cas je lui souhaite de tout mon coeur, de trouver son chemin où elle se sente bien, apaisée … avec ses deux enfants partis trop tôt sur un autre plan …

  20. Sylvie says:

    Une leçon de courage.
    Marie -Thérèse comme une branche d’osier elle c’est plier face à l’horreur et la souffrance, puis redoubler de courage continué à avancer malgré tout et dépasser et ce sûr dépasser pour sa famille..
    Et puis dix ans après la grande faucheuse à frappé une fois de plus sa petite famille.
    Pourtant une personne si dévoué envers autrui.
    Le temps passe mais les douleurs restent.

  21. Françoise says:

    Coucou dur cette histoire mais je pense a son troisième enfant qui pour lui aussi ce long chemin est lourd a porter sans son frère et sa soeur Son chien ne parle pas mais comprends la douleur de sa  » maîtresse  » passez une belle nuit nuit Kenavo

  22. Lili says:

    Le hasard a voulu que je regarde ce soir le film « Sans plus attendre » avec Jack Nicholson.
    Si on devait mourir dans 6 mois, que ferait-on ? …

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