Les Carnets Noirs De La Voyance…

Serait-il vrai que les gens heureux n’aient pas d’histoire?

Un jour…une jeune femme de vingt trois ans.

Alors qu’elle vient me consulter pour un projet immobilier, je lui demande tout de go:

-Qui a été victime d’attouchements?

Quand je pose cette question…ce n’est jamais pour rien.

J’ai pour habitude afin de ne pas brusquer l’autre de formuler mes certitudes sous la forme interrogative.

Parfois l’autre n’est pas prêt soit à avouer l’inavouable , soit à l’apprendre!

Bref, j’aime prendre le temps d’instaurer par le dialogue un climat de confiance, ce qui permet  plutôt que de déclencher une levée de boucliers de baisser la garde, si il y en a une, pour parler Vrai.

C’est à ce moment précis qu’elle éclata en sanglots doucement , avec beaucoup de retenue comme l’aurait fait un enfant pris en faute.

J’entrepris donc de la rassurer en datant précisément les faits vécus dans son enfance mais pas que…

j’ai continué en mettant un nom sur l’auteur de ces horreurs.

Son père!

Et sa maman, dans tout ça!

Elle a fait mine d’être une oreille bienveillante , puis suite à un conseil de famille elle a décidé que ça devait rester pour le confort du groupe un sujet tabou et secret!

Elle a préféré à la justice , vadrouiller dans le mensonge quitte à la perdre!

Son père mais aussi son oncle ont abusé d’elle pendant de trop nombreuses années.

-Il n’y a pas eu que vous, je vois une autre petite fille, une autre petite victime taiseuse.

-Ma sœur, m’avoue t elle enfin.

Ces deux fillettes, sous l’influence de leur mère ont opté pour toujours pour le silence , ce fameux silence qui,

croit on, anesthésie la honte.

Hypocrisie des familles, rejet de la société, corps qui courbent l’échine, dans certaines familles les pédophiles se pavanaient.

Après ce moment intense et apocalyptique pour nous deux, elle me présente très pudiquement la photo de ses parents.

Petite fille blessée, maladroite avec les mots et craignant le regard des autres, les yeux baissés me demandât pour terminer si je pouvais la rassurer sur leur état de santé…

 

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  1. Armelle says:

    Elle n’avait donc aucune haine pour sa famille ? Acceptation silencieuse. Peut être qu’avec le temps, elle aura l’envie, le besoin de se manifester, de faire entendre la vérité. À la mort de ses parents peut être. Je ne pense pas qu’elle puisse être un jour vraiment heureuse avec ce lourd secret.

  2. valerie says:

    Parfois l’inconscient fait qu’il oublie ou qu’il veut pas se souvenir?
    Continuer de faire comme si rien était, Terrible, mais cela arrive hélas bien plus qu’on ne pense au détriment de notre bien être, certains refuse même le conseil de famille pour faire comme si rien était, et reste en fait dans le schéma familial ou il faut se fondre dans le moule ………..
    Très triste récit des mots pour soigner les maux, mais version sabine pour aider soulager apaiser son prochain !

    1. Domino says:

      Je connais une femme à qui on a raconté ce que son mari a fait à sa petite soeur. Quand sa fille (qui était au courant) lui en a reparlé, elle a ouvert de grands yeux et dit « mais de quoi tu parles ? ». Son cerveau avait effacé … sûrement parce que c’était trop dur à supporter. Elle avait des oeillères toute sa vie, mais là, entendre la vérité, impossible. Alors elle a oublié

  3. Josiane says:

    La première fois qu’on s’est parle,vs m’avez posé cette question ,chaque fois vs me le redemandiez même quand je vs avais contacté pour mes deux garçons,jamais à ma soeur..
    ..je vs dis pas sur le moment,le choc que j’ai eu,on se fait plein de film…..,je savais tres bien pour moi qu’il ne ‘s’était jamais rien passe, du moins je l’esperais….mais pour mes fils,en plus vs m’aviez parle une fois pour mon fils aîné d’un pretre pour son autorité,….je vs cache pas que j’ai cherché pendant des annees…vous m’avez tjs dit que si vous m’en parliez,c’est que c’etait vrai,il fallait que je trouve…..
    jusqu’au jour où une soeur de mon père m’a raconté que quand elle allait en vacances chez son oncle,il « avait essayé… »,et qu’il avait abusé pendant des annees de ses filles qui étaient handicapées
    ,sur le moment j’ai été soulagée de savoir que ça ne concernait pas mes fils(en fait,vs n’enparliez qu’à moi et pas a ma soeur car petite j’allais souvent ds cette maison avec une cousine…!mais quel dégoût d’avoir appris tout ça,il est décédé ,son épouse ne devait jamais avoir rien dit a l’époque,pauvres filles,c’est terrible
    Cette histoire sur ces deux filles me révoltent tellement,la mère qui savait et qui na rien fait,le comble c’est qu’elle vs demande de la rassurer sur leur état de santé
    De plus en plus ds les actualités,on continue à lire que des parents abusent sexuellement de leurs enfants,voir même bébé

  4. CEDRIC says:

    Oh Sabine! Tu commences la semaine avec un sujet bien délicat mais toujours d’actualité . Sujet douloureux qui a toujours existé mais souvent enfoui parmi les lourds secrets de famille . De nos jours, nous sommes sensibilisés à ce problème traumatisant pour les victimes qui sont invité(es) à en parler mais ce n’est sûrement pas évident car les victimes développent des sentiments de culpabilité, de de solitude ou d’angoisse. C’est malheureusement très courant mais , comme le cas de Flavie Flament, sa mère n’a rien fait et a choisi de ne pas parler ou de soutenir sa fille. C’est déroutant pour cette femme qui a porté cette lourd fardeau? Comment se construire paisiblement, après un tel traumatisme, quand on est pas soutenu par ces proches? Tu lui as permis de mettre des mots sur ce traumatisme, et peut-être tu l’as aidé à se libérer par la parole. Quand on vient te voir, on apprécie l’entrevue pour ta clairvoyance, ta franchise , et tes conseils éclairés .

  5. christelle77 says:

    C’est terrible ! L’acte de l’un en lui-même et la manipulation mentale des 2 parents finalement qui imposent le silence pour ne pas être incriminés. Et comme des parents restent toujours des parents pour les enfants, cette manipulation fonctionne souvent et là en particulier. Vu de l’extérieur c’est totalement incompréhensible … Et pourtant, ça semble être si souvent le cas !

  6. Carole says:

    Sujet sensible qui touche tellement de personnes. Qui ne connait pas dans son entourage, une personne qui a été victime d’attouchements voir de viol. Dans son histoire familiale, dans ses ancêtres.
    Et puis on pense toujours à un adulte abusant un enfant. Mais il existe des jeunes ados qui se comportent de la sorte avec des enfants plus jeunes . J’en ai été le témoin et c’est terrifiant .Terrifiant car on ne se méfie pas, on est pas en alerte.

  7. Domino says:

    Comment une mère peut elle cautionner ça ? C’est ce qui me révolte le plus je crois. Mais, hélas, c’est tellement courant. J’ai moi même le cas dans mon entourage. Elle n’a pas cautionné, elle a fait semblant de ne pas voir, alors que ma soeur et moi, enfants, nous en étions aperçues …
    Des enfances brisées. Et quand on sait l’influence de notre enfance sur notre vie ….

  8. christophe says:

    Est elle venue pour déposer son fardeau ou était- ce une surprise pour elle?j’espère le premier cas.Et si c’était quelqu’un comme son père ou sa mère qui venait vous voir on ne sait jamais,ou bien un cas identique dans la vie de tout les jours..
    Courage Mdme Sabine.

  9. sandrine says:

    Quand j’ai lu l’histoire J’ai pensé a la mére de ma cousine qui ma confiée un jour qu’elle avait subis des
    attouchements par son père quand elle était petite.Malgrés tout elle a continué a voir ses parents .Elle
    ma dit qu’elle en voulait a son pére ,quand elle a voulu en parlé avec sa mére la réponse qu’elle a eu
    maintenant c’est du passé.En tant que maman je pense que j’aurais réagis et je n’aurais pas pu accepter cela.

  10. Laurence says:

    Que la mère cautionne c’est impensable…étouffer l’affaire pour ne pas avoir honte…
    Dans les familles ou dans le clergé, les enfants ne comptaient pas, alors on pouvait leur faire ce qu’on voulait, heureusement maintenant les langues se délient.
    On se veut érudit, on milite pour ou contre l’avortement, contre les guerres, on s’insurge sur les faits divers au JT mais on laisse faire des choses dans son propre foyer….ça me désole et me désespère…

    1. Josiane says:

      Je vs rejoins Laurence ,le prêtre de mon village était la seconde personne très importante après le maire,je me rappelle que j’avais dit que je n’aimais pas aller à la « sachristie » car il était tjs en train de ns serrer par le cou….etc….ca me dérangeait énormément mais il fallait rien dire (mon pere etait le maire ….)alors que maintenant quand j’en reparle, bp sont d’accord avec moi,elles avaient le même dégoût,meme mon’pere le comprend alors qu’à l’époque…….

  11. Anne says:

    Comment une maman peut elle taire de tels actes et pour le coup, devenir complice du bourreau ? C’est terrible. Savoir, et ne rien dire, laisser faire…J’en ai des frissons dans le dos.
    Comme dit dans un commentaire, j’ai déjà entendu parler de cas oú les victimes « oublient » ces horribles violences en les enfouissant au plus prifond de leur cerveau. Cela vous est déjà arrivé Sabine, de rencontrer quelqu’un qui a enfoui ces traumatismes ?

      1. Anne says:

        Je suis d’accord avec vous, mais surtout autrefois il me semble car je pense qu’aujourd’hui, beaucoup d’enseignants disent les choses et viennent en aide à ces enfants. Après, pour avoir moi même effectué des informations préoccupantes quand on pense que des enfants sont en danger, ce n’est pas simple dans le sens oú comme la jeune fille dont vous parlez, l’enfant se sent très vite coincé dans un conflit de loyauté envers ses parents et a alors du mal à se livrer lorsqu’il comprend ce qui peut ensuite se passer. Dans tous les cas, il est de notre devoir de ne pas taire ces actes, nous sommes tous citoyens et ce devoir s’impose à tous.

      2. Christelle77 says:

        Il est assez rare que les enfants viennent nous parler d’attouchements (en tout cas pour les collégiens). Ou alors si, mais chez les enfants en situation de handicap (les ulis, les segpas par exemple) qui n’ont pas forcément de filtres et qui racontent naturellement des choses abominables qui se passent chez eux (sans parfois se rendre eux-mêmes compte à quel point ce qu’ils vivent n’est pas acceptable). Comme le dit Anne, les enseignants parlent quand ils apprennent des choses graves concernant un enfant (maltraitance, enfants à qui on demande de faire le boulot des parents auprès des petits frères et soeurs …). Le problème est qu’au-dessus, ça ne suit pas toujours. Les chefs d’établissements font des signalements d’enfants en danger, l’infirmière est aussi sur le coup (quand il y en a une !). Mais malheureusement, on voit assez peu de conséquences à ces signalements (multiples parfois) !! Il faudrait multiplier le nombre d’assistantes sociales, de psychologues, d’infirmières scolaires etc … et on attend toujours !!
        Et puis les familles d’accueil … c’est pas toujours le top non plus (soit parce que certaines familles ne font pas leur boulot, soit parce que les enfants qu’elles accueillent sont parfois tellement traumatisés qu’ils sont violents envers les autres ou reproduisent des choses terribles envers les autres enfants). Bref, on sait parfois, on le dit … mais on n’a pas de solutions !

    1. Amelie says:

      et c’est honteux , à raison de plus la maman , voir les membres de la famille se taisent !!!!!
      Alors qu’ils sont censé la protéger , car ce n’est pas parce que cela vient de la famille , qu’il faut accepter , qu’il faut rien dire !! non !!! ils doivent tous être puni et même la maman qui n’apporte pas assistance en personne vulnérable , en danger et en plus son mari !!!
      C’est HONTEUX , moi cela me révolte !!

  12. Lili says:

    Sabine, je vous considère aussi un peu l’infirmière des âmes et des cœurs meurtris …

    A cette jeune personne et à toutes les autres, l’aigle noir a frappé. Cela doit être terrible qui plus est de l’adulte en qui l’on est sensé avoir le plus confiance, celui qui doit être LE protecteur…idem pour cette mère qui a accepté de jouer le rôle de la complice de l’aigle noir ! En tant que maman, je ne peux comprendre, je crois que je soulèverais des montagnes si l’on touchait à mes enfants…je serais une lionne sans pitié…
    A cette jeune fille et à tous les autres, enfants, garçons, filles victimes d’inceste, ces parents ne vous méritent pas. Conseil de famille, oreille bienveillante : j’t’en foutrai de ta bienveillance, foutaise ! Elle est tout aussi coupable et se dédouane sous couvert de conseil de famille …en fait, elle en remet une couche. Le silence, le masque à porter pour faire comme si de rien…Osez ! Indignez-vous !
    Nul n’est coupable et tous sont victimes. Coupez les liens avec ces personnes qui vous sont hautement nocives, éloignez-vous et guérissez autant que vous le pouvez. Barbara à qui l’on prêtait une personnalité noire et déprimée, disait adorer la vie ! Si j’en crois les lectures et écoute de ses interviews (et peut-être aussi mon interprétation), c’est d’amour-passion dont elle manquait. Moi, je l’admire, elle a eu le courage de dénoncer son père, hélas elle n’a pas été entendu jusqu’à sa célèbre chanson programmée au dernier moment pour pouvoir finir un disque…! Well done à tous points de vue.
    A vous tous, courage, détermination, guérison, joie de vivre et en avant !

  13. Sylvie says:

    Beaucoup trop de jeunes enfants sont victimes de pédophile, les prédateurs sont souvent des proches parents ou bien un des membres de la famille . Les mères ne veulent pas faire tomber les masques .
    Elles se protègent dans un silence hypocrite . Pour ma part les mères sont aussi coupables que le bourreau et je dirais même encore plus .
    Admettre l’ horreur , c’est de ne pas réagir , de ne pas ce battre pour le bien de ses propres enfants, c’est de les laisser abuser par ces ignobles personnages , juste pour assouvir leurs pulsions dévastatrices .
    Pour moi les enfants , nous devons les aimer et non les humilier .
    Avoir le courage de dénoncer de tel agissement car trop de jeunes vies sont bafouées comme c’est deux jeunes femmes.

  14. Rabia says:

    Comment peut on vivre avec un si lourd secret ?
    Comment se construire après ces douloureux moments ?
    Comment apprendre à ces enfants si innocents où commence le bien et où s’arrete le mal …
    Pourquoi cette mère a accepter de laisser ses filles vivre ça … et elle vivre avec cet homme ignoble …
    pourquoi cautionner ça !!!

  15. claudine cazeaux says:

    QUE DE DOULOUREUX SOUVENIRS SONT EVOQUER ICI POUR MOI
    OUI UN ENFANTS BLESSER SALIE NE PEUT AVOIR DE VIE SEREINE QUELQUES FOIS LE TEMPS PERMET
    DE SE RECONSTRUIRE MAIS ON N OUBLI JAMAIS!!!!

  16. Laurence ZITOUNI says:

    Quelle douloureuse histoire ! je m’aperçois que cette jeune femme a été blessé à jamais , au delà de cet acte odieux de pédophilie , son père l’a marqué au fer rouge à vie dans son corps , dans son esprit et dans son coeur ! sa mère par son silence en est complice et malgré tout le coeur de cette jeune femme continu à aimer , aimer ses bourreaux alors q’on peux s’ imaginer qu’il y a sans doute le « bazard » plus ou moins conscient dans sa tête , mais bien pire c’est que toutes les émotions qui y sont liées circulent dans son corps comme un poison à libération prolongée.

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