Les chroniques de Sabine…j 2. Retour à Kommetjie.

Une nuit venteuse, pluvieuse et froide vient de s’écouler, j’ai bien cru que Septembre était revenu avec ses aubes fraîches….

Ce sont les oiseaux qui chantent plus fort les matins clairs d’été qui m’ont réveillée, complices sans paroles du lever du soleil au lever de la lune…

il est à peine onze heures, l’air tremble à nouveau de chaleur.

Le besoin de retrouver en douceur mes marques m’amène à une promenade matinale,

je marche le long de la côte en humant l’air pour remplir mes poumons et ma tête de petits bonheurs tout simples que j’avais presque oubliés, l’air salin, l’odeur des algues échouées sur le sable.

J’entends au loin le bruit de vaisselle dans une cuisine ouverte sur la rue, celui d’une machine à laver qui rumine sa cargaison, un robinet qui s’ouvre dans un jardin, une porte qui claque après avoir garé le véhicule,  des instants fugaces qui apportent un lot de nuances bienvenues…

en bordure du chemin, des carrés de terre accueillent fleurs et végétations diverses, derrière une grande maison de briques rouge foncé occupe tout un côté d’une allée silencieuse, une grille grince lorsqu’on la pousse, à droite s’étend un parc dont les limites ne sont pas visibles, la lumière brille violemment.

Au loin, je distingue sur la terrasse, quelques meubles africains parmi d’autres en fer forgé, une femme aux cheveux argentés attablée sirote une tasse de café, son chignon forme une lourde boule sur la nuque, ses longues jambes sont joliment croisées, une main est relevée, une cigarette entre ses doigts fins, elle semble rêveuse.

La plage est un endroit calme à l’esprit bohème,  doucement elle se remplit,

des couples se baladent main dans la main, les enfants courent en sautant dans l’écume, les chiens joyeux et joueurs  en font tout autant.

Une femme se baigne longuement dans l’eau qui miroite mollement soulevée par les vagues, une autre couchée sur le sable regarde ses bras quand l’eau s’évapore en laissant une dentelle de sel.

Je lève les yeux et regarde dans le ciel, les cerfs volants nombreux font leur danse joue contre joue avec le vent,

la brume joue de l’ombre avec les sommets des montagnes occupés par quelques babouins prudents qui regardent de loin apparaître le village campé à plat sous un ciel haut sans nuages.

C’est la fin de l’été à Kommetjie, le soleil est puissant et le vent ressemble à un pardon…

à demain…

avec un ailleurs.

 

 

 

 

 

29 Commentaires
Partager:

29 Commentaires

  1. Carole says:

    C’est une fenêtre vivifiante que de vous suivre dans ce pays ! D’autant qu’ici, c’est relative hibernation comme les ours. Merci pour ce rayon de soleil Sabine même si venteux et pluvieux pour le moment, je suis sûre qu’il va pointer ses rayons lumineux pour se refléter dans la mer et sur les couleurs de l’Afrique du sud.

      1. Carole says:

        Oui Sabine, j’aime l’idée de chroniques.
        J’aime cette idée de voyager avec vous! on en a besoin dans cette ambiance explosive que l’on vit en France. S’évader vers plus de liberté pour mieux se retrouver à l’intérieur de soi-même.
        Je vais suivre avec délectation vos chroniques. J’aime les voyages. C’est comme si vous nous embarquiez dans vos bagages.

  2. Sylvie Méditerranée says:

    Jolie photo sublime balade, on ferme les yeux on s’y croirait tout près de ce lieu en votre présence. Un joli partage merci merci pour nous faire rêver. Toujours aussi magnifique. 😎😥💥

    1. Sabine Thierry says:

      J’avance doucement et vous entraine avec moi, prendre le temps et en saisir tous les instants pour mieux vous les rapporter.
      Si l’impression d’y être est réelle alors c’est que j’ai gagné!
      Merci pour votre retour et vos encouragements.

  3. Goldy says:

    Quelle douceur dans vos lignes, je me laisse porter et savoure chaque ligne. Vos descriptions, si détaillées, me donnent le sentiment de m’être glisser dans vos pas, dans votre ombre….
    à demain

  4. Vérobiarritz says:

    Quelle sérénité à travers tes mots … rien de mieux que l’océan pour se ressourcer …
    Comment as-tu découvert cet endroit qui te colle si bien ?
    Je t’embrasse « fraîchement » ;o)

  5. Pascale says:

    C’est plein de vie cette chronique … on s’y croit vraiment j’adore la description de vos personnages en général, ici la femme aux cheveux argentés … merci de nous faire voyager avec en prime un air de l’au-délà ! merci …

  6. Sonia M says:

    Pas à pas, je vous ai suivi. ….
    La sérénité de votre promenade me fait un bien fou. …
    Malgré les bruits lointain du quotidien, j’ai aimé le calme.
    Aujourd’hui je me baignerai bien un instant avant de m installer sur le sable. ….
    A demain.

  7. Laurence says:

    Quelle jolie promenade avec ta plume précise, on y est nous aussi!
    L’air marin, l’odeur des algues, le sable, le sel, propices à la méditation et la création, les bruits de la civilisation. Bonnes vacances Sabine!

  8. amelie says:

    -c’est plaisant de vous suivre et de vous lire
    -Par petit texte…. joliment écrit , avec vos mots qui me font voyager , rêver .
    -J’aime beaucoup « les chroniques de Sabine  »
    vivement la suite

  9. Tatie momo says:

    Le décor est planté, nous sommes devant une belle peinture. Je dirais même plus: nous faisons partie de ce tableau tant la description est « réaliste » nous sentons , nous ressentons les ambiances, les odeurs…
    Bon dimanche Sabine et merci de nous faire bénéficier ainsi de ce petit coin du monde…Qui sait? un jour peut-être nous découvrirons pour de vrai cette terre où ,comme vous l’avez si bien écrit hier, tout a peut être commencé ( vous nous donnez envie d’y aller)

  10. Anne64 says:

    Ce texte me rappelle que chaque instant est précieux, et qu’ une multitude de petits bonheurs s’offre à nous grâce, entre autres, à dame nature. On oublie parfois de les voir. Ce que j’aime ici, en plus du beau décor que vous nous racontez, c’est cette faculté à profiter de tout. Ce lieu semble magnifique, et j’aime l’ambiance paisible qui semble y régner. Bonne journée à vous Sabine et à tous les amis du blog ! 🙂

  11. Christelle77 says:

    Voilà ! ça c’est un pays climatiquement chouette : il fait moche la nuit mais beau le jour ! Le rêve non ? … Et en plus quand « le vent ressemble à un pardon », alors c’est peut-être le paradis ?
    Quel plaisir de vous lire : votre description mêlée de poésie, les sons, les odeurs, les gens, la lumière, les sensations de chaleur et de sel sur notre peau : une véritable ode aux 5 sens !! Et comme la vie semble paisible aujourd’hui…

  12. Rabia says:

    Grâce à votre chronique, vous nous avez-vous fait une petite place dans votre valise.
    On voyage à travers votre poésie.
    Vous êtes notre guide touristique …
    à demain Sabine.

  13. Sabrina PO says:

    Comme Kommetjie doit être beau..J’aime beaucoup votre description  » ..le pays des dieux…là où tout à commencé.. »
    Même si je suis plus discrète (mes pensées sont ver mon frère..) j’ attends et lis tous vos articles et suis très contente pour vous Sabine pour avoir maintenant l’embarras du choix pour faire éditer votre livre.
    Profitez à fond et intensément de votre repos plus que mérite.
    Bises très fraîches de la France.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *