Les chroniques de Sabine…no 8.

Mes chroniques sont écrites de façon spontanée, c’est un peu comme la photographie,

il faut savoir saisir l’image,  le cliché dans l’instantané  pour le ranger dans une boite.

Hier en écrivant,  ELLE,  m’avait inspirée,

aujourd’hui je suis face à mon clavier et j’ai du mal, alors je relis en prenant tout mon temps vos commentaires sur la chronique d’hier.

Le chagrin de Sabrina me touche et m’interpelle.,

c’est un miroir de notre époque,

mon esprit vagabonde, j’imagine…

les images fusent, les sons avec, sous les lettres du clavier.

Une maison,

un monde désenchanté déserté par l’amour où il ne reste que des cris étouffés.

Les pièces sont vidées de leurs âmes, elles sentent les matins blêmes et l’odeur du café froid.

Le mariage de deux êtres,

le commencement d’une histoire qu’ils croient être celle de leur vie.

Quelques années et un enfant plus tard, l’attachement s’est craquelé.

La maison  dévoile les coulisses d’un paysage familial qui glisse doucement vers les désillusions.

Le mariage c’était,

une grande illusion pour elle et pour lui,

un péril à la liberté.

Quitter la maison c’est devoir tourner la page sur une époque,

Sabrina, enfant de ses parents, consciente de la perte du passé familial est poignardée par le sentiment d’abandon,

perle à l’orée de ses paupières des larmes de colère et de chagrin,

son regard sur cette maison est peut-être le dernier.

Les maisons c’est comme les gens,

parfois les disparus sont bien plus proches de nous qu’ils ne l’étaient avant de passer dans l’autre monde…

Vous en pensez quoi?

 

 

 

39 Commentaires
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39 Commentaires

  1. Chantal says:

    C est vrai j ai longtemps pensé que ma mère ne m aimait pas; que je n avais été qu une erreur de parcours..j ai longtemps dit que je n avais jamais entendu ma mère me dite je t aime des que j ai pu je me suis enfuie de chez moi et maintenant au elle n est plus là elle me manque physiquement mais j ai souvent l impression au elle est à côté de moi; elle me sourit et en rangeant des papiers il y a quelques temps j ai trouvé des cartes d anniversaire où elle me disait qu elle m aimait alors que je ne m en souvenais pas et que je n avais jamais senti son amour..
    Comme quoi vous avez raison Sabine mes disparus sont plus près de moi qu auparavant

  2. Christelle77 says:

    Comment Sabine ? Il est 17h et des brouettes et vous n’êtes pas devant France-Argentine ?! 😁
    Pour être plus sérieuse, c’est la phrase de Lamartine qui me vient à l’esprit avec votre chronique : « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé »… mis à part que l’être en question est ici une maison, une maison que Sabrina aimait apparemment autant qu’un être humain. Parce qu’elle lui rappelle certainement de beaux souvenirs, le temps passé de l’innocence, la croyance que le couple que formait ses parents était immuable et qu’il était pour la vie. Et oui, une maison, ce n’est pas 4 murs et un toit, c’est parfois aussi plein de vie qu’un être humain.

    Mais je note cependant que Sabrina reste positive, et c’est une belle chose. C’est mieux pour ces parents dit-elle et puis cette maison n’est pas morte, elle aura de nouveaux habitants, de nouveaux êtres qui vont s’attacher à elle et y créer de nouveau de la vie. Alors c’est beau aussi non ?

    1. Christelle77 says:

      Bref, c’est la perte qui nous fait sentir tout la richesse qu’il pouvait y avoir dans les liens avec certains êtres ou certaines choses. Alors oui, ces êtres et ces choses deviennent plus proches de nous en n’étant plus.

    2. Nam says:

      3ème Et 4ème buuutt à l’instant là en écrivant!!!!! Christelle. Sabine, pardon pour le petit hors sujet mais Christelle  » me tend la perche » lol ;-).
      C’est une jolie attention pour Sabrina. Je me rappelais très bien de son message. Pour tourner une page dans les domaines de la vie, tout est question d’une chose selon mon point de vue. Peut-être plus facile et libérateur de tourner la page quand il n’y a pas le bonheur ni d’attaches. Sinon c’est:  » Le cœur a ses raisons, que la raison ignore ».
      Lorsqu’on perd sa maison avec cela, je pense qu’on se rend compte du bonheur vécu et on se remémore du « pas acquis à vie » même si on le pensait.

      Par contre, pour ma part, je ressens que les vivants sont plus proches de moi que les être disparus. Je ne les oublie pas mais je reste plus proches d’eux de leurs vivants.

  3. kittie says:

    les disparus sont bien plus proches de nous qu ils ne l etaient avant de passer dans l autre monde.ca me parle bp car on prend conscience de la valeur des personnes quand elles ne sont plus la .en ce qui me concerne je n aimais pas une personne tres proche je n ai rien partage avec lui de son vivant si ce n est que de la souffrance et de la douleur. quand il est decede de mort violente je n ai pas eu le choix que d aller faire une therapie qui m a aide a comprendre et a pardonner.aujourd hui je reçens souvent sa presence .il m aide quand je lui demande .pe etre que c est lui mon ange gardien .vous sabine vous savez .

  4. Nurse 24 says:

    Il faut placer son cœur très haut pour verser certaines larmes. Une femme qui croyait se fabriquer que des bons souvenirs parce que cette maison a été un pilier dans sa vie…la chute brutale par ce socle qui se brise rappelle que rien est éternel dans la vie.
    Ses larmes sous ses paupières démontrent sa profonde sensibilité…si belle.
    Les larmes nettoient l’âme mais n’efface pas tout.
    Alors, pour captiver l’amour de sa maison et de ses souvenirs, que les bons, les larmes ne sont que la plus simple et saine des expressions.
    Comme la terre, la nature ont besoin d’eau, nous aussi avons besoin d’eau pour se purifier et vivre…renaître.
    Une désillusion est toujours décevante. Sa colère, comme la foudre, frappe mais détruit. Qu’elle ne dure pas trop longtemps et qu’elle se batte pour se reconstruire à elle ses propres souvenirs.
    Une larme, blessure du cœur. Mais je crois dur comme fer qu’une larme suffit pour mieux voir.
    Ce sentiment d’être nue est terrible. Seulement, ça laissera la place à de nouveaux habits de lumière.
    Que l’acceptation l’envahisse et la propulse vers une nostalgie heureuse de son passé.
    Vers un inconnu si excitant où le bonheur si cache.
    Qu’est que la vie…sinon du temps???? Oui, du temps, il lui en faudra.
    Sabine, une triste mais belle description de sentiments tellement nécessaires, humains tout simplement.
    Rien est éternel, me répété-je. Juste se battre, d’entretenir un bonheur au delà des apparences.
    Tourner la page, des paroles qui sentent, qui émeuvent…dans un livre ouvert à de nombreuses péripéties, de riches histoires à se fabriquer en de magnifiques souvenirs.
    Demain est beau.

  5. Laurence says:

    Tout s’en va avec le temps, les illusions, les sentiments, les gens.
    Je comprends la douleur de Sabrina, les maisons de famille nous rattachent aux personnes, nous rassurent, nous disent que rien n’a changé. Dans un monde où nous avons tout (du moins en France), on reconnaît le bonheur quand il s’est enfui…de même que c est bien connu, ce sont les meilleurs qui partent les premiers.

  6. Laurence says:

    La photo de la famille parfaite que tu as choisie Sabine me fait penser à la chanson de Bénabar Quatre murs et un toit qui me touche chaque fois que je l’entends et qui me rappelle que les jours heureux de mon enfance sont loin derrière moi…

  7. Sabrina PO says:

    Comme vous êtes Précieuse Sabine … vous savez tellement bien lire dans nos âmes…
    Ma surprise à été grande car je n’ai pas l’habitude d’être sous les projecteurs . Je suis plutôt pudique et un brin timide …Et ouiii !!
    Mais quelle belle attention. MERCI !!!!!!
    Dès que vous avez posté la Chronique d’aujourd’hui, je l’ai lu … lu…. et relu pour m’imprégner de tous vos mots et surtout de leur sens .. Je suis comme ça et vous le savez..

    « Le mariage c’était… une grande illusion pour elle… et pour lui , un péril à la liberté  »
    « Son regard sur cette maison est peut-être le dernier.. »
    « Parfois les disparus sont bien plus proches de nous qu’ils ne l’étaient avant de passer dans l’autre monde »

    Des larmes qui coulent… oui… pour tant de moments de bonheurs avortés , pour l’injustice du destin et pour ne pas pouvoir tenir la promesse faite à ma mère… pour mon frère…
    Mais j’ai la foi en demain et j’apprend à accepter la perte .

  8. Anne64 says:

    L’attachement à une maison peut être très fort. Il symbolise aussi parfois l’enfance, tous les souvenirs, et quand la maison est quittée, on a l’impression d’y laisser aussi une part de soi, et donc une part de sa vie. C’est différent mais quand j’ai perdu mes grand parents maternels, il nous a été très difficile,avec ma maman, de nous détacher de cette maison. Elle est restée longtemps telle quelle, comme s’ils allaient revenir demain…
    Sabrina a beaucoup de chagrin, mais je sais que Sabine saura la guider pour continuer son chemin et sécher peu à peu ses larmes pour laisser la place à d’autres larmes, mais des larmes de bonheur cette fois.

  9. Sabrina PO says:

    Une belle illustration aux jolies couleurs qui représente la joie, l’amour, le bonheur quoi est qui me fait penser à mes deux enfants et moi ! Sauf que je ne porte pas de chapeau 😆

  10. Amelie says:

    LA photo fait joyeuse par rapport au texte , mais il ne faut pas se fier aux apparences ( rire)
    C’est vrai que quand on est enfant , on ressent et retient beaucoup de choses qui restent des souvenirs plus où moins douloureux .
    Et c’est vrai aussi , que dans des maisons il y a des  » âmes qui trainent  » et dont on ne vois pas ( sauf sûrement notre Sabine ) il y a les odeurs aussi , où d’autres signes dans la vie terrestre qui peuvent nous interpeller , en tout cas , moi j’y crois .
    Peut être , ces morts de cette famille ,ont ils des « remords  » de voir que Sabrina soit triste ??
    Certainement !!

  11. sandrine says:

    Pas facile de quitter la maison que l’on aime .Je pense que la relation que l’on avait avec la personne
    qui n’est plus là ne peut pas disparaître comme ça surtout quand cela est quelqu’un de proche
    un jour j’espère que Sabrina retrouveras le bonheur .

  12. michel says:

    bonjour, un texte émouvant que je comprends. Quant la personne à fait sa vie, je pense que c’est normal et l’ être cher on l » a toujours avec nous dans le cœur .on veut du changement dans sa vie , on abandonne son confort, la facilité de vie, le couple, son salaire etc.Je pense qu’ il vaut le faire pour recommencer une nouvelle aventure et écrire une nouvelle histoire. l « enfant abandonné , la souffrance qui peut rencontrer et la difficulté à se reconstruire l’autre coté que de laisser son enfant pour qu' » il est une vie meilleur, ce ne doit pas être facile. Dans tout ça, il vaut un sacré courage pour faire changer des choses dans sa vie.

  13. Lili says:

    Je me souviens que Sabine m’avait dit « il est plus difficile d’être quitté(e) que de quitter », et de faire le deuil de ce qui allait avec, ses repères, la maison, un passé surtout s’il a été heureux…
    Quoiqu’il en soit, c’est comme faire un deuil, avec un nouveau schéma à construire, avec la peur de l’inconnu, la perte de …mais qui sait ? On peut y gagner aussi et en sortir grandi, plus fort et finalement se dire que c’est notre histoire…
    Pour conclure, je citerai une phrase de Paul Valéry dans le Cimetière marin
    « Le vent se lève !… il faut tenter de vivre ! »
    Le temps, le temps et rien d’autre, s’accrocher et espérer des jours meilleurs. Accrochez-vous Sabrina, pleurez si vous y arrivez, c’est libérateur mais riez aussi de chaque petit moment de bonheur que la vie vous offre …

    Superbe Sabine, vous savez allez chercher les émotions…

  14. florence says:

    c’est rigolo…je viens juste d’entendre à la radio un témoignage d Elie Semoun qui disait : ma mère n’est plus là depuis longtemps et ce vide prend une place immense au quotidien…il en a fait un scénario dans son one man show…
    Et sans transition, bien sur que je crois que quand ces etres qui nous sont chers disparaissent, ils passent sur un autre plan, sont des etres de lumiere pour nous, des aides….encore faut il les laisser partir, meme si notre chagrin est immense…

  15. SABRINA40 says:

    Merci beaucoup Sabine pour ce texte. Il décrit en tout point les émotions j’ai pu ressentir cette semaine. A n’importe quel âge, je pense qu’il est difficile voir la famille se disloquer surtout quand on y est très attaché. Pas évident de perdre ses repères et les illusions d’un bonheur parfait! Pour ma part, je pense également que les êtres chers passés de l’autre côté sont toujours auprès de nous pour nous soutenir. Le temps passe tellement vite, je pense qu’il est important de dire à nos êtres chers que nous les aimons, savoir leur pardonner (afin de ne pas le regretter le jour de leur disparition) et profiter au maximum de tous ces moments de bonheur à leur côtés.

  16. Pascale says:

    Oui les forces de l’invisible sont là, les proches travaillent pour nous … on ne se rend pas toujours compte. « Tout parle » vous nous permettez d’en prendre bien conscience aujourd’hui et c’est vraiment important sur notre chemin d’avoir des personnes comme vous pour nous éveiller …

  17. Chantal says:

    Aujourd’hui Sabine je lis et relis le texte que vous avez écrit pour Sabrina..tous les commentaires et malgré moi les larmes me montent aux yeux je suis les conseils et me dis qu elles laveront peut-être mes remords de ne pas avoir vu plutôt ces gestes d amour…mais je suis sûre que là où elle est maman m a pardonnée d avoir toujours rechercher ce que je ne ressentais pas

  18. Sabrina PO says:

    Bonjour Chantal,
    Les remords ne font que nous donner des regrets inutiles et nous rendre triste…
    Je comprends que ce n’est pas chose facile et je sais de quoi je parle, mais il faut être dans le présent, le vivre pleinement pour se construire des moments de bonheurs.😄
    Je me souviens de ce que m’a dit Sabine  » il faut du temps au temps … mais ne pas rester dans le passé ! « ..
    Quand aux dernières phrases de cette chronique, elles parlent d’elles-memes ..
    un beau dimanche à vous Chantal .

    1. Sabrina PO says:

      Je ne suis pas la seule Sabrina du blog…
      Y aurait-il eut deux vécus qui se seraient ressemblé ,Sabine..?
      Je ne le pense pas mais sait on jamais…

  19. GUYBKK says:

    Je me suis souvent demandé si quand on fait une rencontre avec une situation bien particulière si nos cher disparus ne souhaitent pas de notre part une réaction en faveur de cette personne tout en nous permettant de mieux intégrer certaines informations nécessaires à notre existence .
    Par exemple j’ai rencontré l’autre jour une femme très souriante et aimable , mais qui buvait sans arrêt des bières . Je lui ait conseillé de ralentir sa consommation d’alcool , mais en même temps cela raisonnait pour moi comme un avertissement . Peut être le hasard n’existe pas et nos disparus nous guident .

        1. Sabine Thierry says:

          parfois Guy, il faut savoir se taire.
          Toute vérité n’est pas bonne à dire…et surtout elle fait ce qu’elle veut de son corps!

  20. Sonia M says:

    Des mots qui résonnent fort en moi !
    -« Le mariage une grande illusion pour elle »;
    « -quitter la maison c est devoir tourner la page sur une époque « ;
    -« Poignardée par le sentiment d abandon « …
    Vous avez un véritable don pour écrire nos ressentis ,nos émotions .
    Votre générosité est une évidence jusque dans votre façon d écrire.
    Dans votre livre, vous dites :
    -« moi, j’ai les bras pleins « ,vos mots le sont tout autant !
    Quant à Sabrina , je lui souhaite tout le bonheur possible.

    1. Sabrina PO says:

      Comme c’est gentil Sonia Merci
      A moi de faire ce qu’il faut pour me le mériter..
      Car comme dit Sabine  » on a le bonheur que l’on se donne… »
      Je vous le souhaite très fort aussi de l’ avoir.. ce bonheur!

      1. Domino says:

        Vous avez l’air d’être bien partie pour faire ce qu’il faut pour atteindre ce bonheur ! Vous avez le courage déjà…. c’est important 😉 ! Quant aux plaies à panser, le temps est le seul qui les apaise… Mais en attendant, vous vivez le présent à fond, et vous avez tellement raison ! Vous avez tout compris.

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