La femme qui fuit…Le livre.

Une lecture de plus à partager.

Je vous invite à découvrir ce livre , peut-être donnera t-il à certaines d’entre-vous le  courage de ne pas continuer à survivre, de faire semblant , d’épouser une vie dans laquelle vous vous trouvez handicapées ou tout simplement pas à votre place. Ne courez plus les psy parce qu’en quête de solutions ou de pansements,  il vous suffit pour guérir de vous regarder dans un miroir non pas pour observer sur votre visage les stigmates du temps qui passe mais pour vous y voir vraiment.

Parce que le bonheur ça se mérite, faites l’effort d’aller à votre rencontre et demandez-vous vraiment de quoi avez-vous besoin pour être bien!

Anaïs Barbeau Lavalette remonte le fleuve de ses origines et part à la recherche de sa grand-mère qu’elle n’a pas connue. Une grand-mère jugée mauvaise mère et mauvaise épouse pour avoir choisi un jour de quitter son foyer pour ne plus jamais y retourner. A travers ces pages l’auteure nous raconte comment elle a découvert à travers ses recherches une femme aux aspirations et aux combats en avance sur son temps. Du statut de femme paria elle devient l’amazone qui a un beau jour donné un coup fatal à sa vie hypocrite.

Ce livre vous laissera pensives, c’est une utile réflexion sur la liberté.

32 Commentaires
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32 Commentaires

  1. Christelle77 says:

    Tout comme Anne, je crois que ce livre est aussi fait pour moi ! Ne pas « obéir » aveuglément aux codes sociétaux (celui notamment qu’une femme doit se marier et avoir des enfants pour être épanouie et se sentir pleinement femme par exemple), voilà une idée que j’aime bien ! Je suis persuadée qu’il y aurait moins de malheureux sur cette planète si les choses ne se faisaient pas juste pour faire « comme tout le monde » !

    1. Sabine Thierry says:

      Je ne peux que réagir favorablement à votre post, c’est clair que nous ne sommes pas armés les uns et les autres de la même manière ,à chacun son combat ou sa guerre. Mais surtout à chacun son histoire et son identité. ce qui fait que le monde est beau, c’est avant tout qu’il est peuplé de gens qui ne se ressemblent pas.Les plus malheureux restent ceux qui rêvent de la vie de l’autre ou qui disent: comme moi!

      1. marie simone says:

        Bonjour Sabine , je pense que vous référence à Norman Mailler pour le polar . En ce qui concerne Suzanne pas possible pour elle de concilier sa vie de mère et celle d’une artiste ,elle choisit de mettre ses enfants à l’abri pour vivre sa vie d’artiste avec ses hauts et ses bas, en révolte aussi à l’emprise de la religion catholique qui régente la vie familiale et surtout celle de la femme à cette époque là au Canada Elle a été courageuse , j’aime ce livre, merçi Sabine pour ce choix

        1. marie simone says:

          Ce qui est beau , c’est qu’ Anais sa petite fille ai essayé de comprendre ce choix et qu’elle soit désormais fière d’elle 🙂

          1. marie simone says:

            Le fait d’abandonner ses deux enfants ,Suzanne en a souffert toute sa vie Je rectifie Anais a commencé à » aimer » sa grand mère après avoir écrit le livre

  2. Anne says:

    Ça y est, j’ai acheté le livre et l’ai commencé. J’attends d’avancer dans l’histoire mais l’ambiance me plait déjà beaucoup. A suivre…

  3. chantal11 says:

    Je dirai simplement que la liberté peut aussi être une sensation,par exemple ne rien faire
    j’apprécie dans la description la petite touche de Sabine,de bon conseil

    Pour ma part je vais lire « te laisser partir » de C MackIntosh

  4. Carole says:

    Je viens de dévorer ce livre qui m’a beaucoup touchée. Touchée par Anaïs pour qui il était vital d’aller à la rencontre de sa grand mère car « Parce que je suis en partie constituée de ton départ, ton absence fait partie de moi, elle m’a aussi fabriquée ». Touchée par Mousse qui n’a pas fermé sa porte à sa mère en lui envoyant inlassablement des photos. Touchée par François son frère « qui s’est réfugié où l’on ne peut plus le blesser… » Touchée par Suzanne qui a fait le choix d’abandonner ses enfants, qui a vécu comme elle l’avait décidé. J’aime lorsqu’elle dit « Tu te plais dans le mouvement des choses. Ta valise reste donc ouverte, tes vêtements pliés dedans, les tiroirs vides » ou « Tu n’aime pas ce qui est fixe, ça te donne le vertige? Tu as si peur de reprendre racine. » Je suis très attirée par les artistes car pour moi, ils ont un supplément d’âme et nous montrent le chemin. J’imagine la vie de Suzanne semblable aux artistes du Surréalisme, réinventant le monde. Ces personnages me fascinent. Je ne juge pas Suzanne mais il aurait été préférable pour elle de ne pas avoir d’enfant.

  5. Carole says:

    J’ai beaucoup aimé ce livre et comme je suis curieuse, je suis allée sur You Tube et j’ai écouté une interview d’Anaïs Barbeau (causerie de la Librairie Monet). Interview qu’il est préférable à mon avis d’écouter après avoir lu le livre. Déjà Anaïs Barbeau est pour moi une personne attachante, vraie. Elle explique que sa grand mère en s’arrachant à eux de cette façon là, par son absence, lui aura léguer le profond désir de prendre soin des siens.  » J’ai besoin d’être enracinée. Elle m’aura léguée ce désir intense de liberté mais moi je suis LIBRE ENSEMBLE; mon désir de liberté et mon désir de cultiver les liens. » Pour Anaïs, sa grand mère n’a pas eu une vraie liberté, elle est en marge de sa vie tout le temps, toujours en équilibre; cette blessure l’a poursuivie tout le temps ». Anaïs explique le moment où dans l’écriture de son livre elle a commencé a aimer sa grand mère, c’est très touchant. Au début de l’écriture de son livre, elle ne pensait pas qu’elle aurait de l’empathie pour Elle. Elle a eu ce besoin de reconstituer la vie de sa grand mère au moment où elle est tombée enceinte; elle avait le désir de rebâtir cette lignée de femmes. Merci Sabine pour la découverte de ce livre

  6. Carole says:

    Ce qui m’interpelle aussi, c’est la filiation, Suzanne, Mousse sa fille, AnaÏs sa petite fille sont des femmes engagées dans leur vie. De plus Anaïs est auteure, scénariste. L’Art est présent à travers ces 3 femmes.

  7. Lili says:

    J’ai fini sa lecture, rapidement, étonnant.
    J’aime l’écriture à la 2ème personne, on découvre un personnage presque en même temps que sa petite fille. Aucun jugement, de la bienveillance et beaucoup l’empathie : à la fin de la lecture, j’ai eu le sentiment que cette femme a choisi une vie, sa vie mais avec une sensation de meurtrissure. Elle ne m’a pas laissé le sentiment d’une femme heureuse. Mais elle a peut être fait le lien entre sa mère et la génération future : sa mère n’a été qu’une mère fermant la porte au piano alors que sa fille et sa petite fille ont pu associer les 2 : leur vie de mère et de femme professionnellement, artistiquement accomplies. Elle a été le trait d’union entre ces 2 possibles, elle m’a semblé comme écartelée et d’ailleurs son talent n’a été reconnu que très tardivement.
    Tout artiste semble avoir une fêlure profonde nécessaire à la création…

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