Il était une fois…

Il était une fois…

Carole a soixante ans, ses enfants sont tous mariés,

elle peut maintenant s’autoriser à ne rien faire.

Un jour, dans sa boîte aux lettres,

une lettre.

Elle l’ouvre et le temps s’arrête,

s’y étale noir sur blanc le mensonge de toute une vie…

 

à vous,

pour une suite,

j’ai hâte de vous lire…

 

 

 

 

 

 

 

 

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  1. Christelle77 says:

    Madame,

    Je fais suite à votre demande de constituer l’arbre généalogique de votre famille, en ma qualité de généalogiste professionnel.
    Comme vous l’avaient laissé entendre vos feux parents, vous avez bien des ancêtres, du côté de votre père, qui ont appartenu à la noblesse française au moment de la Révolution et qui ont été sauvés en fuyant dans des royautés voisines. C’est ainsi, qu’après un long travail de recherche (y compris donc, à l’étranger), j’ai pu reconstituer votre arbre généalogique jusqu’en 1324, ce qui est exceptionnel compte tenu des nombreux registres paroissiaux qui ont été détruits au cours des guerres, des phénomènes climatiques, des déplacements d’archives ou des négligences humaines.
    Voici donc, en document joint, l’arbre généalogique complet ainsi que toutes les informations et documents annexes sur les différentes personnes constituant cet arbre.

    Cependant, je tiens aussi à vous faire part d’un fait extrêmement délicat mais que je ne peux passer sous silence, par respect pour la confiance que vous m’avez accordé mais aussi autant que par déontologie. Je fais d’autant plus facilement cela que les suites que vous pourrez donner à ce que je vais vous dire sont très ouvertes.
    En repartant donc des documents d’Etat civil de vos 2 parents, je me suis rapidement aperçu d’un état de fait que vous ignorez totalement, au vu de nos discussions préalables à ma recherche. Cet état de fait, qui sera, je le sais, un véritable choc pour vous est le suivant : vos parents n’ont jamais eu d’enfant biologique. Vous comprendrez donc aisément que cela veut dire que vous avez été une enfant adoptée. Sans chercher à retrouver l’identité précise de vos véritables parents biologiques, s’ils sont ou non toujours en vie aujourd’hui et les détails de cet abandon, j’ai cependant pu consulter rapidement votre dossier d’enfant adopté aux archives départementales de votre département de naissance.
    Si je vous informe de tout cela, c’est que le dossier contient tous les éléments qui vous permettraient de prendre connaissance de l’identité de ces 2 personnes, voire potentiellement de les rencontrer, dans l’hypothèse où ils seraient encore en vie. En effet, le dossier d’abandon indique que vos 2 parents biologiques n’ont pas indiqué de restriction à la divulgation de leur identité au moment de l’abandon.
    Aujourd’hui, vous avez donc le choix de poursuivre les recherches ou de ne pas y donner suite. Quelque soit le choix que vous ferez en votre âme et conscience, je reste à votre disposition pour toute question que vous pourriez vous poser ou pour une aide quelconque dans démarches que vous souhaiteriez entreprendre.
    Bien cordialement,

    M. Pierre L. (généalogiste professionnel)

          1. Christelle77 says:

            Je le sais ! Vous nous l’aviez déjà prouvé il y a longtemps quand j’avais parlé de la gourmandise sur le feu « journal de Sabine » ! C’est pour cela que j’ai dis ça !!!

          2. Sabine Thierry says:

            Dans ts les cas, heureusement que vous étiez là toutes les deux, merci d’avoir noirci cette page…

    1. Josiane Daste says:

      On attend la suite Christelle, va t elle vouloir savoir qui sont ses vrais parents? La recherche ds les archives vs va bien 😊 cette formation doit bien vs convenir

  2. Anne says:

    Elle ouvre cette lettre…heureusement, comme à son habitude lorsqu’elle lit son courrier,elle est assise autour de sa table de cuisine. Les mots et les phrases se succèdent sous son regard et au fut et à mesure de sa lecture, ses yeux se couvrent d’un voile rendant trouble chaque mot, chaque lettre. Les larmes se mettent à perler sur ses joues, son coeur s’emballe,…elle a, tout à coup, l’impression de suffoquer. L’air lui manque…, l’atmosphère autour d’elle devient lourde, très lourde, elle commence même à transpirer tellement l’émotion l’envahit. Elle se sent partir, elle sent sa vie lui échapper subitement.
    Quelques secondes (les plus longues de son existence) passent, elle reprend ses esprits et se met à relire cette lettre. Elle n’y croit pas, elle ne peut pas y croire…Son mari, cet homme qui partage sa vie depuis 35 ans, n’est pas celui qu’elle croyait pourtant connaitre par coeur. Elle apprend qu’il a eu une double vie pendant des années et que dans cette vie parallèle, des jumeaux sont nés. Aujourd’hui orphelins car venant de perdre leur mère, ces deux garçons sont en quête d’un père, ce père qu’ils n’ont connu que quelques mois quand ils étaient nourissons…

      1. Anne says:

        Merci Sabine. Vous aviez raison, l’exercice du jeudi est très agréable à faire, on se prend au jeu mais j’aime tout autant lire les suites de mes camarades et le dénouement du mardi, bien évidemment ! 🙂

    1. Josiane Daste says:

      Quand j’ai lu le texte de sabine,j’ai de suite pensé qu’une femme allait lui apprendre ds la lettre que son mari avait une double vie et qu’il avait une fille….. et qu’elle souhaiterait les rencontrer….
      j’aime bien votre suite Anne,….seulement apprendre que son mari a eu un enfant avec une autre femme….Je connais un couple pas très loin de chez moi,lui a eu une liaison avec une femme bien plus jeune qui travaillait ds le même hôpital,ils ont eu une fille,il s’en est tjs occupé,apparemment sa femme le sait….Je me suis souvent demandée comment elle avait pu rester avec son mari….

  3. Sabine Thierry says:

    Elle m’a volé ma suiteeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee.
    J’adore Christelle, merci d’ouvrir le bal, il en fallait une et ça ne pouvait être que vous!

    1. christelle77 says:

      … Et j’ai bien peur que ce ne soit pas fini ! 😁 Des mensonges d’une vie entière, il ne doit pas y en avoir 50 !!! 😋
      Mais bon au pire, ce n’est pas grave si votre fin est commune à celle de quelqu’un d’autre ! Votre façon d’écrire est tellement singulière que ce sera toujours divertissant, épatant ou émouvant pour nous !! 😉
      Allez Sabine ! Courage pour cette journée qui s’annonce longue et difficile !!!! 😂

  4. Laurence says:

    Super les filles, brillantes suites! Mais pas sympas pour les protagonistes!
    Sabine, tu as toujours des chutes inattendues…
    Bonne soirée à toutes et tous!

  5. Anne says:

    Une autre idée me vient. Elle est d’ailleurs inspirée d’histoires vraies dont vous avez sûrement déjà entendu parler.
    La lettre lui indique qu’un de ses enfants n’est pas le sien…, il y a eu un échange à la maternité et l’autre enfant, victime d’un grave accident, vient de l’apprendre suite à des examens médicaux révélant qu’il ne pouvait pas être le fils biologique de ses parents…

  6. Lili says:

    Bravo aux 2 écrivaines, je n’ai pas de talent pour l’écriture.
    En effet, on a envie de connaître la suite !
    Christelle, ça sent le vécu ou l’expérience en tous cas des arbres généalogiques. J’ai été prise dans l’histoire ! Anne aussi mais un peu court, on en redemande !

    1. Christelle77 says:

      Comment ça vous ne savez pas écrire Lili !! Il est très plaisant de lire vos commentaires habituellement ! Il suffit juste de transformer tout ça en histoire !
      Quand à mon arbre généalogique, je ne l’ai pas encore fait ! Mais les études d’archiviste que je fais actuellement me pousseront certainement à le faire un jour !

  7. Lili says:

    Ah c’est ça ! N’attendez pas si tel est votre désir!
    On attend mardi pour Sabine mais certaines histoires donnent l’envie d’une suite.
    Bonne nuit 😉

  8. Sabrina says:

    Carole se trouve au beau milieu de son salon , sa lettre entre les mains, ses yeux sont hagards, son regard fixe au loin à travers la fenêtre , son émotion n’est plus contrôlable, les larmes qu’elle retient de couler lui font mal…. . comme cette accouchement à la clinique , une nuit d’hiver, elle avait 20ans .
    Très jeune et sans compagnon, elle vivait encore chez ses parents et continuait ses études, elle ne voulait pas leur infliger ‘ son erreur ‘ et décidait d accoucher sous x.
    Les formalités remplies , elle mettait au monde un adorable bébé, un garçon .
    Alors, qu’elle ne voulait plus qu’une seule chose , garder son petit auprès d’elle , lui donner tout l’amour et la chaleur maternelle qu’il réclamait, on lui prenait déjà son enfant malgré ses cris de douleur .
    Les années passaient et Carole construisait sa vie tant bien que mal…. une famille aimante et un travail qui la comblait dans tous les sens du terme, elle était sage femme .
    Dans cette lettre , qu’elle tient contre son coeur comme un espoir auquel elle se raccroche , Son fils lui propose de la rencontrer pour prendre un café , lui expliquer comment il l’a retrouvé …Alors , elle note un numéro de téléphone qui est celui de ce fils ,son fils qu’elle allait pouvoir enfin serrer dans ses bras , pour la 1ère fois … elle compose , avec beaucoup d émotions les chiffres sur son clavier téléphonique , tout d’un coup , comme s’i l’attendait …..
    «…Allo…»
    Elle sait qu’il va falloir qu’elle annonce cela à sa famille mais ce qu’elle sait par-dessus tout c’est qu’elle ne voulait plus jamais abandonnait son enfant qu’elle avait mis au monde….. il y a 40ans déjà…

    1. christelle77 says:

      Merci ! Et j’aime beaucoup la vôtre aussi ! Abandonner son enfant doit rarement être un choix évident à faire. J’ai une amie qui a adopté 2 garçons en 10 ans. Elle m’a raconté que le personnel médical et autre aide sociale faisait tout pour tenter de convaincre la maman de trouver une autre solution. Le plus dur doit être quand l’enfant ne peut avoir accès à ses informations parce que les parents ont interdit toute divulgation de nom … Peut on se construire correctement sans cela ?!

  9. GUYBKK says:

    Cela fait longtemps qu’elle vit une vie de privation et de dur labeur . jadis très belle , à présent elle cuisine ,lave nettoie et donne des cours de yoga pour gagner un peu d’argent . Le courrier vient d’arriver , elle n’en croit pas ses yeux , le compte de son mari est à découvert comme plusieurs fois déjà et cette fois ci la somme à rembourser est abyssale e et les intérêt de découvert son disproportionnés . Elle veux absolument savoir ce qui se passe et elle mène son enquête et elle s’aperçoit que son mari à une double vie , qu’il entretient une autre femme depuis des années , qu’il à eu un garçon avec cette femme malhonnête et qu’elle vient de décéder en laissant son amant face à des graves problèmes d’argent . Comment cela est il possible se dit elle , tant d’années sans s’apercevoir de rien et pourtant elle aurait dû se méfier , il partait tout les jours très en avance à son travail en prétextant une causerie avec les amis avant de prendre son travail à mi-temps comme caissier dans un petit supermarché . Son étonnement fait place à une colère terrible . elle décide le mettre à la porte sans plus tarder , cette fois ci la coupe est pleine , le pot aux roses est découvert . Tout une vie de mariage passé dans le mensonge et la trahison . Elle est prête à agir , rien ne pourra plus l’arrêter à présent ..

      1. GUYBKK says:

        J’ai du mal avec les fictions , c’est pas mon fort . Merci j’essai de me mettre au diapason , ce qui n’est pas facile vu le niveau de ces dames .

  10. Josiane Daste says:

    Super Guy,si en plus d’d’apprendre l’existence de ce garçon,elle doit renflouer les comptes de son mari….trop,c’est trop!!😊

  11. Carole says:

    Carole Cohen,
    J’ai été gâtée par la vie, une vie de voyage !
    Tout a commencé en 1957, année de ma naissance au Venezuela dans la grande ville de Caracas.
    Une mère Maria vénézuélienne et un père Franz d’origine allemande; ils se sont rencontrés sur les bancs de l’école, habitaient le même quartier ouest de la ville. Il faut dire que la famille de Franz avait émigré à la fin de la 2 eme guerre mondiale.
    D’un milieu aisé, je n’ai jamais manqué de rien, j’ai vécu une vie heureuse avec mon frère cadet Pablo.
    Ma mère a fondé un orphelinat et j’en étais très fière.
    Le dimanche nous retrouvions mes grands parents du côté de ma mère; ils étaient gais, adorables et c’était la joie et la fête avec eux. Parfois nous partagions des moments avec les grands parents du côté de mon père et c’était différent… Je ne les appréciais pas beaucoup, ils étaient au contraire sans joie, distants, presque sans émotion.
    A l’age adulte, j’ai choisi le métier de Guide touristique et j’aimais faire visiter mon beau pays. C’est au cours d’une visite que j’ai fait la connaissance de Marc, Marc Cohen, un français. Je suis tombée en amour et je l’ai suivi jusqu’en France à Caluire près de Lyon. Des années de bonheur, j’ai continué mon métier de guide mais cette fois ci je faisais visiter les monuments français. Nous avons eu 2 enfants.
    Aujourd’hui, ils font leur vie. Marc mon mari a été emporté par une longue maladie. Je suis seule entourée de mes chats.

    Vendredi 6 octobre 2017, je reçois une lettre, je n’en connais pas le destinataire, une certaine Hannah Wistengtad.
    A la lecture, mon coeur s’emballe, je m’assoie…
    Flash back, ma vie défile, je revois le visage de mon grand père paternel et je comprends soudain pourquoi je ne l’aimais pas, pourquoi il me semblait ailleurs, dur, sans émotion, un mort vivant.

    Hanah m’explique dans sa lettre qu’elle a fait des recherches ou plutôt qu’elle a poursuivi les recherches de ses parents juifs aujourd’hui décédés. Sa famille a été persécutée pendant la guerre. Elle a retrouvé la trace de mon grand père Adolf Hauster, mon grand père leur bourreau.
    Mon grand père a servi l’armée allemande et est responsable de la mort de centaines de personnes juives.
    Mes grands parents se sont exilés au Venezuela et se sont cachés.

    Je me sens vide, abîmée, silence assourdissant.
    J’ai honte de mes origines.

    Rien ne sera plus jamais comme avant.

    Ironie de l’histoire, j’ai épousé Marc qui était juif, j’ai habité à Caluire où a été arrêté Jean Moulin.
    Aujourd’hui je dois révéler cette vérité à mes enfants.
    Stop au silence.
    Il faut parler, il faut réparer.

      1. Carole says:

        Obligé de patienter jusque mardi.
        Mais c’est chouette d’attendre, on savoure d’autant.
        Je me suis réveillée cette nuit pour écrire, c’est dingue!

    1. Christelle77 says:

      Très bien !! Mais très dur aussi ! Ce doit être difficile de savoir que nos ancêtres ont été des gens malfaisants (même si on n’est pas responsable de leurs actes dirait Sabine !). L’écrivain Alexandre Jardin a raconté ça dans un de ces livres car il a lui-même découvert (vers 20 ans je crois), que son grand-père avait été le bras droit de Pierre Laval, qui fut l’un des piliers du collaborationnisme en France pendant la 2ème Guerre Mondiale !

  12. Goldy says:

    – Bonjour m’dame Suzon, vous avez du courrier bonne journée.
    – Merci Sylvain, à demain, répond Suzon au jeune facteur qui déjà lui tourne le dos.

    Suzon, se redresse tant bien que mal, l’arthrose de ses genoux l’a fait souffrir de plus en plus et elle fait la moue à l’idée qu’elle devra bientôt abandonner ses parterres envahis par sa fleur préférée : la pivoine. Elle retire ses gants et se saisit du courrier : factures edf, saur, publicités, rien d’intéressant pense Suzon. Elle rentre dans la cuisine et jette sa pile de courrier sur la table. Alors qu’elle allait rejoindre son jardin, son regard est attirée par une enveloppe qui s’échappe du lot.

    Intriguée, Suzon revient sur ses pas et de son index fait glisser ce pli de couleur jaune pale. Pas d’adresse d’expéditeur, elle la retourne et observe longuement l’écriture. Cette calligraphie lui parle mais aucun nom ne lui vient. Puis elle remarque l’adresse : Tartifume. Cela fait vingt ans qu’elle et sa famille n’y habitent plus. Curieux, mais Suzon se munit d’un couteau et d’un geste hésitant elle ouvre ce courrier.

    Doucement, elle en sort un papier à lettre aux grains épais ou plutôt une feuille de dessin proprement pliée en trois d’où tombe quelque chose. De sa hauteur, il lui semble reconnaitre des pétales fanés et décolorés. Lentement elle s’accroupit et ramasse, oui ce sont bien des pétales de…. Pivoine.

    Péniblement, elle se relève et s’assoit, son cœur se serre, l’horripilation se fait ressentir de la tête au pied.
    Enfin, elle ouvre la lettre et, tout de suite, glisse son regard vers la signature. Elle ferme les yeux quelques secondes, prend une grande inspiration et commence la lecture.

    « Mon amour,

    Tu sais combien écrire est difficile pour moi, mais m’exprimer par photos ou peintures serait encore plus délicat. Alors, pour toi, je prends la plume.

    Je ne suis pas très loin de toi, je t’observe mais toi, tu ne peux pas me voir. Je viens de faire la connaissance de ton mari et de tes enfants. Rassure-toi, ils ne savent rien. Tes enfants sont magnifiques et te ressemblent. Quant à ton mari, je l’envie. Sans crainte, il peut t’approcher, te serrer contre son cœur et partager ton lit. Oui, je suis un peu… jaloux.

    Dans quelques heures, je quitterai cet endroit définitivement mais je ne pouvais pas le faire sans t’apercevoir une dernière fois.

    Il y a deux jours encore, j’ignorais ton existence et aujourd’hui, je constate combien ma vie était fade et sans goût. Je ne remercierai jamais assez ce client qui m’a commandé cette série de photos de ce pont de pierre.

    Je te revois encore, dans ta robe bleue et ton chapeau de paille retenant tes cheveux couleur miel, cueillir ce bouquet champêtre. Tu étais magnifique et j’ai pu t’observer de longues minutes jusqu’à ce que nos regards se croisent.

    Nous nous sommes retrouvés comme deux adolescents, émus, un peu gauche dans ta cuisine. Ton mari et tes enfants étaient partis pour quatre jours à la foire du Mans.

    Tu m’as proposé une limonade fraîche alors que je me lavais les mains.

    Et puis… le lendemain est arrivé, tu m’as accueilli dans ta belle robe blanche et timidement, nous nous sommes rapprochés, un peu plus chacune minute. Tu t’es offerte à moi et j’ai savouré chaque centimètre carré de ton corps. Je sens encore l’odeur de ta peau, ton parfum sur mon écharpe.

    A peine parti, tu me manquais déjà… J’aimerais pouvoir encore te respirer….

    Et aujourd’hui, je suis là à t’attendre même si je sais….

    Je ne pars que demain vers 15H mais avant je serais à notre pont de pierre vers 13H, si jamais tu voulais…

    Sache que je suis à toi pour toujours, quel que soit ta décision…

    Mon amour, sois heureuse et je laisse mes lèvres courir une dernière fois, peut-être, sur ton cœur et ton corps
    A. 09/09/1996 «

    Suzon referme la lettre, ses yeux sont humides. Eté 96, le plus beau de toute sa vie, elle s’en souvient comme si c’était hier.

    Elle relit, encore et encore, ce pli afin de s’en imprégner, graver chaque mot dans son corps, dans son cœur et le brûle dans l’évier. Ce sont ses souvenirs à elle…. et à lui…. Personne ne doit savoir que de cet amour, aussi puissant que bref, est né Antoine….

  13. Anne says:

    Bon, vous allez rire…Je reviens de la boite aux lettres…Il y a un recommandé…espérons que lorsque le facteur repassera demain, je ne serai confrontée à aucune lettre de nos suites…;-)

    1. christelle77 says:

      7 octobre 2017, il est 10h, Anne est allée chercher son recommandé à la poste. Pleine de fébrilité suite à l’atelier d’écriture de Sabine, Anne se demande si elle doit ouvrir la lettre.
      Mais Anne est courageuse… Et surtout une grande curieuse ! D’un geste dynamique, elle décachète l’enveloppe et lit :

      Nous on attend en tout cas Anne !!! Le suspens est trop grand ! 😂

      1. Anne says:

        7 octobre 2017, il est 12h, le ciel est magnifiquement bleu, Anne jardine. Tout à coup, elle entend le dring dring du vélo de la factrice qui sursaute en passant d’un trottoir à un autre. Là, son coeur se serre. Sa vie va t elle basculer en un instant, telle celle de l’héroine de l’atelier d’écriture de Sabine ?
        Tout à coup, la factrice sonne. Anne s’avance vers elle, la salue, échange quelques mots…Et là, le.moment clé de l’histoire arrive. La factrice lui tend le reçu à signer. Anne avec un coup d’oeil rapide, appercoit le nom de celui qui lui envoie ce courrier tant redouté…À ce moment précis, grosse, très grosse déception ! Un courrier d’une banalité déconcertante !!! La radiation des listes électorales émanant de la ville dans laquelle elle habitait avant de déménager…Pfuuu… aucune poésie, aucune originalité…un courrier type sans personnalité…
        Anne tourne les talons et rentre dépitée…Mais.trop heureuse de ne pas connaitre le sort de notre héroine de la semaine. Finalement, tout est bien qui finit bien ! 😉

        1. Christelle77 says:

          Merci Anne !! Quel soulagement !!
          … Bon, après, vous auriez peut-être pu mentir un chouïa pour nous faire rêver un peu : un amoureux transi, un ancien élève qui vous déclare sa flamme … ou un papa d’élève qui vous déclare sa flamme (ou une maman d’ailleurs … on n’est pas sexiste !).
          Mais bon c’est pas grave car, comme l’a senti Sabine, j’ai quand même adoré !!!

  14. chantal11 says:

    Le pére de Carole a fermé la porte des relations et de la communication avec sa fille définitivement depuis de nombreuses années depuis le décés de sa compagne
    Trente années et des poussières…
    Après toutes ces années c’est avec stuppeur qu’ elle parcours ces quelques lignes qui rugissent tel un océan en colére
    Elle se demande si elle n’a pas volontairement fermé les yeux… Ou bien avait elle eu des mécanismes de protection et de déni si forts , elle avait vécu toutes ces années telle un aveugle a qui on ne peut plus rendre la vue!
    Elle a admiré et bu les paroles de ce pére chercheur qui parcourait le monde au sein de cette OMS qui n’était que fiction!
    Mais alors que faisait-il?
    Cette OMS servait de couverture à un trafic d’enfant dans les pays du tiers monde , l’horreur
    Ses lunettes embuées par les larmes elle comprit que le trafic d’êtres humains reste une activité peu risquée et très lucrative pour les criminels

  15. Lili says:

    Bravo à toutes et à Guy ! J’ai bien rigolé aussi !
    On attend la suite de Sabine mardi. Sympa ce blog, chaleureux, ça donne des envies de rencontre.
    « Bon dimanche » comme disait Jacques Martin

  16. Sabrina says:

    Bien joué Chantal , Bravo !!
    Finalement , il y aura eu de la suite dans les idées pour chacun et chacune d entre nous et ça c’est Super !
    Mais le suspense reste encore entier jusqu’à mardi…. Surprise…

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