Il était une fois…

Pensiez vous vraiment que j’avais oublié notre atelier d’écriture!

Une page de plus va pouvoir s’écrire si vous le voulez bien,

d’ailleurs, je compte bien sur une participation massive…

Nous allons procéder autrement,

pas de trame imaginée par moi même  ni par l’un d’entre vous d’ailleurs,

simplement vous référez à mes différents carnets de bord depuis dix jours.

Tout y est, les villes, les quartiers, les gens, les situations sans compter sur les décors.

Donc le cadre sera L’Afrique du Sud.,

il ne vous reste plus qu’à écrire une histoire.

Cédric ne peut pas se défiler par contre rien ne l’empêche de se faire aider par son chéri ou par sa maman, quand aux autres je vous fais confiance, je sais combien vous allez avoir envie de vous amuser à cet exercice.

Alors pas de crise de la page blanche…

persistez, luttez contre la solitude de l’écrivain, son désarroi et,

son désir d’en finir.

Confiez à ce blog vos pensées et votre imagination comme s’il s’agissait d’une discussion avec un fantôme…

j’ai hâte de vous lire.

Vite, tous à vos plumes…

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93 Commentaires

  1. Chantal says:

    Moi je ne suis pas douée pour raconter une histoire alors les amis je compte sur vous pour donner a Sabine ce qu elle souhaite.
    Je suis votre première supportrice😉
    Courage…

  2. Sonia M says:

    Oulala après l effet de surprise c est la panique mais bon comme Cedric je vais essayer ….
    Après tout quand j’ai mis un pied dans le blog c était aussi pour dépasser mes peurs !

        1. Sonia M says:

          Flute je n’ai pas mis mon texte au bon endroit il est dans les commentaires de l acte 9 !
          Maintenant que je viens de lire les textes de nos amis blogeurs peut être que c’est pas plus mal.
          Lili, Cedric, Christelle quel talent !

  3. Christelle77 says:

    3 articles dans la même journée ?! Mais … vous n’êtes pas sensée être en vacances Sabine ?! C’est à dire vous mettre les doigts de pieds en éventail, buller, jouer à « le premier qui bouge a perdu ! » ou des choses du genre ! Bon, moi je pensais réellement que vous aviez oublié l’atelier d’écriture parce que vous étiez déconnectée du calendrier … et ça m’arrangeait un peu parce qu’il y a un brin le feu en terme de devoirs ces temps-ci à la fac ! … Mais je dois malheureusement m’avouer que vous n’avez pas perdu le Nord et que vous êtes même au taquet de votre forme ! Mais bon, une petite histoire en Afrique du Sud ? ça ne se refuse pas !

    1. Sabine Thierry says:

      là j’attends d’avantage l’investissement de mes lecteurs, merci à vous 3 qui avez ouvert le bal en beauté, j’adore ces trois textes.

  4. Lili says:

    Bon, je me lance parce que le 1er doit avoir le bénéfice de la médiocrité ! 😉

    Estou tão sozinha, tenho os olhos cansados de olhar para além…Elle n’en pouvait plus de porter son regard au loin, et rien …Elle écoutait en boucle Samba de Prelúdio…
    Elle y était presque, elle savait qu’elle devait partir, même brutalement parce qu’elle n’en pouvait plus de cet accouchement qui n’en finissait pas. Elle aurait quelques détails à régler mais l’urgence de vivre sa vie se faisait ressentir.

    La France n’était plus pour elle mais où ? Buenos Aires ? Le sud de l’Europe ? A moins que ce ne soit …
    On lui avait parlé d’un endroit qui réunissait peut-être tout ce qu’elle recherchait ou presque : pourquoi pas Muizenberg ? C’était tout au bout du continent africain, pays chargé d’histoire, pays chargé de beauté et de désespoirs. Peut-être même avait-elle du sang africain, des ancêtres aventuriers auraient navigué entre l’Afrique et l’Amérique et jusque à Macao, Goa, Cap Vert ; elle ressentait fortement cette saudade.
    Et puis, il y avait cette immensité des plages de sables fin, ces 2 océans, ce bout du monde…Muizenberg : on la lui avait décrite comme une ville cosmopolite où régnait une certaine convivialité dans un mélange heureux de populations de différentes religions et nationalités qui avaient plaisir à échanger et à partager. Tout cela lui faisait cruellement défaut dans cette ville froide et étriquée. Là-bas, elle pourrait y trouver ce qu’elle espère tant, elle pourrait enfin trouver sa raison d’être…

  5. CEDRIC says:

    C’est l’histoire de deux amoureux d’évasion et de voyages, à la recherche d’horizons lointains, qui rêvaient de passer un Noël au soleil sous d’autres latitudes.
    Ils s’envolèrent ainsi vers l’Afrique du Sud. Et ce 25 décembre au matin, munis de leur bonnet de Père Noël pour marquer l’occasion, ils découvrirent l’une des 7 nouvelles merveilles de la nature. Je veux parler de Table Mountain, la célèbre Montagne de la Table.
    Où que vous soyez à Cape Town, elle n’est pas difficile à trouver : elle est tellement imposante qu’elle est visible de partout. C’est l’emblème de la région du Cap, « l’attraction » la plus photographiée du pays. Elle marque les esprits de part sa forme. Elle vous procure un sentiment d’admiration lorsque vous observez cet imposant plateau de 1073 mètres qui domine toute la région.
    En cette matinée ensoleillée de Noël, après 1h30 d’attente, les deux garçons montèrent dans son téléphérique qui a transporté des millions de touristes vers son sommet. Ils découvrirent sur les pans de la montagne une végétation luxuriante. Il faut rappeler que sur le flanc oriental se trouve le magnifique jardin botanique de Kirstenbosch qui couvre une superficie de 1300 hectares, et comprend un conservatoire unique avec 2200 espèces de plantes provenant de différentes parties du monde.
    Une fois arrivés au sommet, ils furent frappés par un contraste saisissant. Ils découvrirent en effet un paysage aride balayé par les vents. Les frissons qu’ils ressentirent alors étaient-ils dus à la chute des températures, malgré un soleil brûlant ? Ou à l’époustouflante vue sur la péninsule, la ville du Cap et ses plages ?
    Pendant qu’ils prenaient des photos pour immortaliser cet instant magique, ils furent surpris de découvrir que des marmottes (appelées des Hyrax) avaient élu domicile sur ce plateau.
    Amusés et toujours coiffés de leur bonnet de Noël, une touriste canadienne les observait et leur demanda s’ils étaient des frères jumeaux.
    Mais c’etait en fait deux garçons follement amoureux puisqu’il s’agissait (vous l’aurez compris) de mon chéri et moi, lors de notre escapade à Cape Town en décembre 2017.
    Que de beaux souvenirs et de belles sensations que j’ai tenté de vous décrire 😊

    1. Christelle77 says:

      Et bien Cédric, il faudra bien plus souvent descendre de l’avion pour venir faire le guide touristique dans l’atelier d’écriture de Sabine ! C’est chouette !

    2. Lili says:

      Je rejoins Christelle même si le thème y est pour beaucoup dans votre inspiration…
      Cédric, on dit que les amoureux finissent par se ressembler physiquement au fil des années…cultivez votre amour, c’est si rare….

    3. GUYBKK says:

      Cédric , vous faites une description fascinante d’un endroit unique au monde , cela fait rêver et invite au voyage . on a envie de partir et de marcher sur vos traces un peu comme des explorateurs . Votre Eldorado avec la montagne et le jardin botanique se situe aux portes du désert environnant .
      Bien décrit bien imagé

      1. CEDRIC says:

        En effet, Guy, la Montagne de la Table est fascinante ! C’est un lieu unique au monde . Voilà pourquoi elle fait partie des 7 nouvelles merveilles de la nature 😜

  6. Christelle77 says:

    Ethan avait débarqué le matin même à l’aéroport de Cape Town. A contrecœur. Depuis toujours, il s’était juré de ne jamais mettre un pied dans ce pays. Mais les circonstances faisaient aujourd’hui qu’il avait dû faillir à sa propre promesse.
    Quand il passa les portes vitrées de l’aéroport, l’air chaud, la lumière, les odeurs, les bruits le saisirent immédiatement. Il en eut presque le vertige et une impression bizarre de « déjà vu » … lui qui n’avait pourtant jamais mis les pieds de sa vie ici. Perturbé, il alla récupérer une voiture de location pour rejoindre la petite ville de Misty Cliffs. Il coupa la radio, refusant d’entendre le son de l’Afrique. Ses yeux étaient rivés sur la route, se refusant d’admirer les paysages qui défilaient, comme il aimait pourtant à le faire en Angleterre. Accomplir sa besogne, vite. Puis repartir à tout jamais sans se retourner … ou alors si, juste une fois pour cracher à la gueule de cette terre maudite !
    Arrivé à son but, il gara la voiture. Puis il sortit de sa sacoche une enveloppe que l’auteur lui avait fait promettre de ne pas lire avant d’être arrivé à bon port. Il inspira profondément, comme l’on respire pour se préparer à une difficile épreuve :

    « Mon garçon, mon très cher Ethan,
    Si tu es à Misty Cliffs aujourd’hui, c’est parce tu as accepté de répondre à une promesse bien plus grande que la tienne. Et je t’en remercie. Comme tu le sais, je suis née ici il y a 50 ans. Et c’est à quelques kilomètres, à Simon’s Town, que j’ai rencontré celui qui serait pour toujours l’homme de ma vie … mais une absence bien cruelle pour toi. Ton père est mort à cause de la folie de quelques hommes qui s’étaient amusés à jouer les apprentis sorciers en créant des poisons pour tuer, sans laisser de trace, la population noire exclusivement. Parce que ta vie était déjà dans mon ventre plus forte que tout, j’ai donc fuit l’Apartheid pour l’Angleterre. Je voulais que tu puisses grandir en toute sérénité, aller à l’école, apprendre que le monde est beau, qu’il y a des pays où la liberté et l’égalité ne sont pas de vains mots. Et qu’on doit aussi se battre pour que ceux qui en sont provisoirement privés puissent savoir que rien n’est définitif ! En devenant avocat, tu as fait de moi, ta maman, la femme la plus fière du monde. Et si je n’ai jamais failli à ma mission de mère, j’ai pourtant un immense regret : ne pas avoir réussi de mon vivant à te transmettre mon amour pour l’Afrique du Sud et à te convaincre qu’ô combien ce pays est beau ! Aujourd’hui, Dieu m’a rappelée à lui, en me laissant néanmoins le temps de te dire au revoir et de te faire promettre de répandre mes cendres du haut de ces falaises, comme je l’ai fait il y a 27 ans pour ton papa.

    Alors, quand dans quelques instants tu seras au bord de cette immensité, ouvre grand les yeux mon garçon … mais surtout ouvre grand ton cœur ! Laisse enfin entrer en toi ce qui a forgé l’homme formidable que tu es aujourd’hui mais que tu as jusqu’ici refusé : ta part d’Afrique. Promets-moi aussi, avant de repartir, d’aller dans ces lieux si chers à mon cœur : Simon’s Town, les plages de sable fin de Kommetjie, Muizenberg et ses food garden, le Cap Espérance … Promène-toi, enrichis-toi de tous les êtres que tu croiseras sur ton passage, ceux qui sont dans la misère des townships autant que ceux des beaux quartiers, apprends à connaitre avant de juger, cherche à comprendre avant de condamner.
    Les blessures du passé se réparent mon fils, si l’on sait pardonner …

  7. Nam says:

    Belle histoire qui ne peut être autrement que Joliement raconté. Je vais vous partager ma suite… mais quel exercice complexe face à la vie et les expériences de vies des professeurs sur ce site, de la génération des miens et qui auraient pu être des miens… :). Bravo.

          1. Christelle77 says:

            Oui mais c’est nul, il faut que je vieillisse plus vite ! Sabine m’a dit que dans ma 2ème partie de vie, ce serait « ouala ! ».

  8. Chantal says:

    Bonjour
    Depuis hier soir je cherche un sujet mais a la vue des chroniques précédentes je ne serai pas a la hauteur.
    Que vous êtes doués….bravo je vous avais promis d etre vitre première supportrice désolée on est plusieurs….
    Que de jolis écrits…merci. Je pense que Sabine est comblée…

    1. Christelle77 says:

      Allez Chantal, jetez-vous à l’eau sans complexe ! Racontez-nous une petite histoire, avec vos mots, votre émotion, votre style à vous (et on sait que vous en avez parce qu’on lit vos autres commentaires !). On s’en fiche que ce soit mieux ou moins bien que les uns ou les autres.
      Pour ma part, j’aime autant lire les histoires toutes simples mais pleines d’émotions des livres d’enfant de mes petites nièces que de la grande littérature classique. Et on est sûrement nombreux dans ce cas ! Alors vous voyez, vous avez de la marge pour trouver votre place à vous … et ça nous fera forcément plaisir !
      Ici, on aime lire !! TOUT lire !!

      1. christelle77 says:

        Mais Lili ?! … Tu n’es pas encore dans l’avion ? … Mais qu’est-ce que tu fous bon sang ! 😋 … 😂 !
        … Tu sais à quoi on ressemble là toutes les 2 (et Sabine aussi d’ailleurs) ? A des pompom girls qui encouragent les membres de l’équipe « écriture » !! (l’avantage néanmoins pour moi, c’est que je n’ai pas besoin de faire péter la minijupette aux couleurs flashis !!). 😂

  9. Sonia M says:

    L Afrique du Sud
    Sophie vient de descendre de l avion, elle sait que plus rien ne sera pareil !
    Ce voyage elle l a imaginé après le décès de son père, il y a quelques mois.
    Égarée dans son chagrin elle réalise combien elle n’a pas pris de temps pour elle.
    Au détour d’une lecture sur un blog , elle découvre l Afrique du Sud : les paysages, le climat, la diversité culturelle et surtout la mystérieuse ville de Misty Cliffs.
    Après avoir visité le Cap Espérance avec ses falaises majestueuses balayées par un vent discontinu qui vous procurent un sentiment intense de liberté , elle prît la route pour Misty Cliffs.
    A peine arrivée une tranquillité absolu l étourdi, un epais brouillard l enveloppe. …
    À cet instant précis, elle ressent la magie du lieu .
    Cette terre sauvage, c’est ça qu elle est venue chercher .
    Sauvage, c’est comme ça qu elle se voit !
    Comme ces falaises indomptables, ciselées par les vagues et le vent .
    Elle est au bout du monde, dans l au delà .
    Elle se laisse aller à la magie du lieu de l instant , elle sait qu’elle vient de se trouver . Elle lève les yeux et sans surprise elle le voit il est là , il sourit. ..
    Elle s entend murmurer : je t aime.

    Plus rien ne sera pareil !

      1. Sonia M says:

        C’est curieux Lili un soir de la semaine je suis revenue sur le blog, lire d anciens écrits de vous tous et celui où vous évoquez vos premières lectures m a interpellé .
        Je me suis reconnu !
        Même lecture !
        Merci.

    1. Sabine Thierry says:

      Et bien chapeau bas!!
      nos stars du blog ont du souci à se faire…pas vrai Christelle et Goldy!!!!
      la relève est assurée.
      Par contre où sont nos profsssssssssssss??????

      1. christelle77 says:

        On sera surtout ravis de partager ce moment d’écriture avec encore plus de gens !! … Et puis le jour où on aura un coup de mou, on sait que la page proposée ne restera pas blanche !! Donc vive la relève !!!

      2. Sonia M says:

        Je ne sais pas à qui s adresse votre  » chapeau bas  » Sabine mais j’ai envie de le prendre pour moi , même si mes quelques mots ne sont pas comparables à votre indéniable talent et à celui de nos amis blogeurs.
        Ce blog justement il est mon jardin secret j y tisse des liens invisibles avec des personnes que j apprends à connaître au fil des pages noircies.
        Il me rapproche un peu plus de qui je suis vraiment sans tricher et surtout à me dépasser.
        Comme vous en Afrique du Sud, je me sens chez moi ici dans ce blog.
        Je me sens bien. Bon dimanche à tous 😊

  10. Carole says:

    C’est dans un bidonville de Muizenberg que je suis né; je m’appelle Moussa.
    Enfant, J’avais 10 ans, je n’allais pas à l’école, je passais mes journées à pêcher la langouste, ma grand mère avait confectionné un panier en osier.
    Un jour sur la plage, un jeune de mon age a faillit se noyer sous mes yeux; je l’ai sauvé par miracle de la noyade. Il s’appelait Antoine.
    Ma vie a totalement changé ce jour là, ce 28 janvier 1980.
    Antoine, ce jeune garçon était le fils d’une riche famille de Muizenberg.
    Sa famille m’a sortit de mon bidonville; je suis allé à l’école et Antoine est devenu mon meilleur ami.
    Aujourd’hui, je suis adulte, je fais du surf sur les belles plage de Kometje.
    Mais je n’ai pas oublié d’où je viens. J’y retourne chaque semaine pour encourager les parents à laisser leurs enfants fréquenter l’école. Je suis devenu enseignant et ma mission est d’enseigner au coeur du Bidonville d’où je suis né.
    C’est là ma place.

  11. Chantal says:

    Ça y est les amis je me lance mais ne vous moquez pas.
    Une amie que nous appellerons Sophie me conte son voyage en Afrique du Sud.
    AUCUNE CHANCE que ce pays ne m attire, Des son arrivée,elle me décrit une atmosphère étouffante, une chape de plomb. Pourtant c est son troisième voyage. Que vient elle rechercher?
    Premiers regards:des bidonvilles, la pauvreté lui frappe le visage. Oh je sais Sophie dit que nous avons la même chose chez nous,oui, c est vrai mais celle là on est obligée de vivre avec, on ne peut qu apporter notre petite contribution des que possible mais Là faire autant de kilomètres. ÇA MOI JAMAIS ! Puis on continue….la tempête. ..heureusement les sourires des habitants la comblent…. puis les surfeurs Ah Kommetje de suite elle aime cette coquine mais il y a les requins rien ne lui fait peur,cet après-midi elle ira boire de la bière et écouter de la musique. Puis Simon’s ton, alors là c est son instinct de Maman elle envoie de jolis pingouins en famille et oula la elle commence à m emporter dans ce que j appelais une folie, mais un réflexe me fait faire un pas en arrière c est mal famé. ..et oui je suis peureuse.
    Muizenberg, je ne sortirai pas le soir,protitution drogues misère misère.
    On arrive à Cape point et Cap Espérance. Les falaises,l endroit où deux océans se croisent. Quel paysage.
    Sophie m emporte avec elle, c est parti je voyage et j aime….Misty Cliffs , je me promène je ne la laisse plus seule faire cette balade magnifique sur la plage.
    Puis en voiture, nous arrivons à Muizenberg et là je goûte à différents mets avec mes nouveaux amis qui ne font pas la fête des voisins une fois par an mais tous les vendredis.
    Tout est réuni pour faire la fête. ..comme quoi y a que les imbéciles qui ne changent pas d avis

    1. Sabine Thierry says:

      Oh mais que je fière de vous , c’est génial Chantal…mais où est donc passé mon chauffeur de salle pour vous encourager, alors Christelle? on dort!

    1. Christelle77 says:

      Ah non Chantal, pas déçu du tout ! C’est super de rajouter votre histoire à ce beau livre ! Et alors c’est marrant, mais j’ai vécu les mêmes émotions changeantes face aux récits de Sabine, du « Moi ça, jamais ! » au « ça à l’air merveilleux ! Bref, c’est une belle histoire de la 1ère semaine des aventures de Sabine.
      En tout cas Chantal, vous avez fait le plus dur : poster votre 1ère histoire ! Maintenant, vous ne pourrez plus vous en passer (et nous non plus !).

  12. Nam says:

    Fait troublant.
    Aujourd’hui, Marie arrive en Afrique du Sud. Elle narre son escapade…
    « Après douze longues heures d’avion, je viens d’arriver à ma nouvelle destination, l’Afrique du Sud. Je ne parviens pas à vous dépeindre le paysage, je ne m’en suis pas encore suffisamment imprégnée. En effet, je ressens constamment un besoin de voir et vivre intensément la rencontre avec un pays avant de vous décrire un site. Je vous en conterai plus longuement prochainement. A défaut, je désire vous relater un évènement un brin étrange qui s’est déroulé à l’instant même.
    J’aperçois une silhouette dans la rue. Mon regard s’immobilise sur cette personne, elle me rappelle étonnamment quelqu’un de familier. Sa corpulence, sa démarche et son apparence semblent le portrait certain de mon grand frère, dont la vie nous l’a ôté si jeune. C’était en 2015…

    Il s’appelait Louis, il avait 18 ans.

    La silhouette que je contemple m’extrait alors de mes pensées. Cet individu se retourne brusquement pour scruter le sol, à la recherche d’une clef tombée de sa poche. J’aperçois alors sa main à terre, puis son profil. Interloquée, je reste sans voix. Son visage ressemble trait pour trait à mon frère. Il parait seulement davantage marqué par le temps, plus grand et plus âgé.
    J’ose à peine balbutier :
    -On se connait, non ?
    Quelle frustration que je ressens! Il ne me comprend pas. L’émotion et la surprise m’égarent et me font perdre la raison. Communiquer dans ma langue natale, quel mauvais réflexe ai-je! Je reprends rapidement mes esprits et lui pose à nouveau la question en anglais. Malheureusement pour moi, je n’ai pas la réponse que j’escompte.
    Je lui demande alors.
    -What’s your name ?
    Il me répond laconiquement :
    – Louis, 18 years old

    Je reste mutique, mon sang se fige et se glaçe.

    Il ne me connait pas et paradoxalement a tant de similitudes avec mon Louis. Si ce dernier me voyait, il me dirait peut-être « T’aimi, va plan ? Qué fas… ». Abasourdie, je regarde fixement s’éloigner cet inconnu. De multiples questionnements fusent dans mon esprit. Est-ce mon Louis qui revient en lui ?? Est-il près de moi ?

    Je demeure fondamentalement lié à mon grand frère. Se llama Louis, ténia 18 años. Un accident vasculaire cérébral un jour… le jour de mon propre anniversaire…

    Je fais un vœu.

    La clef, échappée de la poche demeurait introuvable. Cette clef volatilisée dans cette ruelle est peut-être la clé du bonheur. Le vœu sera donc d’éviter tous les chemins sinueux de la vie, et de m’apporter l’ouverture des portes des études, de l’épanouissement personnel et professionnel. »

      1. Nam says:

        Whaou, quel commentaire!. Je ne sais pas si vous avez volontairement oublié de nous parler de votre Louis. Finalement, vous avez bien fait car je n’aurais rien écrit aujourd’hui.

    1. Christelle77 says:

      Mais comme c’est beau !! … Décidément aujourd’hui, l’au-delà fait beaucoup de signes dans pas mal d’histoires ! Et puis surtout, les blessures que provoquent la mort des êtres chers (et particulièrement jeune pour votre Louis), semblent apaisées par ces jolis signes du destin qui prouvent que rien ne meurt jamais totalement.
      En tout cas, on vous souhaite de réaliser le vœu de votre histoire ! Et de vous raconter encore …

      1. Nam says:

        Merci pour cet encouragement Christelle. Je n’avais pas vu vos histoires lorsque je l’ai rédigé hier soir, donc un pur hasard cet au-delà. 🙂
        « Les grands esprits se rencontrent » comme le dirait l’expression.
        D’accord, je demanderai à mes personnages si ils pourront encore me raconter leurs histoires.

  13. Goldy says:

    SUPERBE toutes vos suites, je me suis délectée… Mais quel talent vous tous!!!
    Oui, l’atelier d’écriture a de beaux, magnifiques jours devant lui… Bravo à tous et au plaisir de vous très prochainement…

      1. Nam says:

        Je vous ai répondu mais j’ai oublié de vous demander… Vous parlez de la 2ème partie de vie meilleure. Cela peut dépendre des personnes mais… puis-je demander à quel âge apparaît cette 2ème phase? 🙂

        1. Christelle77 says:

          Strictement aucune idée … mais j’ai 40 ans et je n’y suis pas encore ! Bon, je me dis que, potentiellement, à 45 ans, je devrais être à peu près à la moitié de ma vie non ? Donc à partir de là, je vais entrer dans une pente ascendante ! En attendant, je me prépare à changer de boulot ! Là sera mon salut ! 😉

  14. Nam says:

    Bonne route professionnelle alors!! Je vous demandais cela car cette phrase de « 2ème partie de vie », je l’ai déjà entendu… , donc cela m’interpellait :D.

  15. Domino says:

    Bantu s’entraîne.
    Sur ce terrain en mauvais état et sans poteaux, dans ce township sud-africain, où des bénévoles tentent d’initier des enfants noirs à un sport historiquement dominé par les blancs.
    Sous la pression du gouvernement, la fédération sud-africaine de rugby s’est engagée à respecter des quotas de joueurs « non blancs » dans la fameuse équipe nationale des Sprinboks.
    Sept joueurs au moins dans l’effectif, et au moins deux joueurs parmi les sept devront être des Noirs, distingués des joueurs métis (ces derniers jouant déjà un rôle important depuis de longues années au sein des Springboks).
    Cela fait partie d’un plan pour une transformation radicale de ce sport traditionnellement blanc dans l’objectif d’avoir une équipe composée à moitié de non-Blancs à l’horizon 2019. Ces quotas raciaux au sein du rugby font l’objet de féroces débats dans le pays. Certains adeptes de ces sports traditionnellement « blancs » craignent que la sélection de joueurs sur d’autres critères que le simple mérite n’affaiblisse leurs équipes nationales. Bantu sait tout cela.
    Alors Bantu s’entraîne.
    Il est fort et robuste. A seulement 13 ans, il pèse déjà 80 kilos. Il rêve de revêtir un jour le maillot vert et jaune, de représenter son pays, de rendre sa maman fière. Et de lui offrir une vie plus confortable, dans laquelle elle n’usera pas sa santé à petit feu.
    Il n’a pas de chaussettes. Il n’a pas de maillot. Il n’a pas de crampons. Il se nourrit presque exclusivement de pâte de maïs. Il ne mange pas de viande comme la plupart des jeunes blancs. Les enfants du township, à 10 ans, sont déjà en retard en termes de nutrition et de condition physique.
    Mais Bantu, lui, a un gabarit hors norme.
    Bien sûr, il est difficile de former de futurs Springboks dans cet environnement, avec ce manque d’infrastructures, sans tenues adéquates. Même si certains enfants ont un talent exceptionnel. Certains d’entre eux, s’ils venaient d’un autre milieu seraient sûrement dans un de ces prestigieux établissement sud-africain où les écoles de rugby sont connues pour leur excellence. Cependant, le rugby offre une échappatoire face à la violence des gangs et de la drogue.
    Alors Bantu S’entraîne.
    Sur le terrain, il n’est plus timide, il est respecté. On le craint. Il compte bien profiter du don que la nature lui a fait en lui offrant ce corps.
    Sur le terrain délabré de ce bidonville, l’enfant noir rêve de faire tomber les barrières raciales. Il imagine le stade rempli à craquer et la clameur du public qui crie son nom chaque fois qu’il touche le ballon.
    Alors Bantu s’entraîne.

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