Il était une fois…

Tout récit est une illusion, les écrivains, de merveilleux couturiers qui tissent leur toile.

Une histoire, c’est un jeu de miroir entre vérité et imaginaire.

J’attends de vous un récit sur le fil, au bord de l’étrange dans ce qu’il peut avoir de plus envoutant.

Les spécialistes dans le raccourci sont aussi les bienvenus.

Plongez dans les mots, plongez dans le cœur, j’ai hâte de vous lire.

Mardi je donnerai une suite au texte qui m’inspirera.

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  1. Anne says:

    L’exercice n’est pas simple…
    Il était une fois une bergère prénommée Lola. Lola, du haut de ses 25 ans, vivait seule dans sa cabane aussi exiguë que minimaliste, tant au niveau du confort que des équipements.
    Cette cabane se trouvait au beau milieu des Pyrénées, en vallée d’Ossau, du côté du
    premier lac des lacs d’Ayous. Elle était posée au milieu d’un paysage extraordinaire, face au lac dans lequel le pic du Midi se mirait chaque jour prenant soin de varier les couleurs et les lumières au gré des heures et des saisons. Lola dominait tout depuis sa cabane tout en restant invisible pour les milliers de promeneurs qui venaient contempler ce paysage. Elle était seulement connue de vue de quelques bergers qui venaient travailler non loin de là. Depuis 5 ans qu’elle vivait dans ses montagnes hiver comme été, aucun cependant n’avait pu l’approcher pour lui parler…Et depuis 5 ans, coincidence ou non…, certains randonneurs disparaissaient…

  2. Sabine Thierry says:

    Mais c’est génial, on va donc changer la donne!
    tous ici nous allons donner une suite à,l’intro de Anne, partons tous sur ce texte, bonne chance
    moi ça sera pour mardi.

  3. Anne says:

    Je n’en reviens pas que ça vous plaise car j’ai écrit de mon téléphone donc pas évident…et je ne suis pas très douée pour l’écriture; je préfère lire les talents présents sur votre blog, il y a des écrivaines géniales sur ce blog ! 🙂 Et vous aussi Sabine, bien évidemment !!! 🙂

  4. Christelle77 says:

    Octobre 1900. Un petit village haut-pyrénéen à la tombée de la nuit.

    Les enfants de la famille Castet trépignent d’impatience ! Ce jeudi, comme tous les jeudis, grand-père Castet va prendre place au coin du feu, sur son fauteuil aussi large qu’un trône, pour raconter les histoires de son enfance ou de ces aïeux. Des histoires peuplées de sorcières, de feux follets, d’ombres apparaissant à la nuit tombée, ou encore d’’un immense et méchant dragon qui, après avoir terrorisé tous les habitants du Sud-Ouest, avait été pétrifié pour former la montagne des Pyrénées, la queue plongeant dans la mer méditerranée et la tête dans l’Océan Atlantique.

    Les 5 enfants de la fratrie Castet sont déjà en place sur le grand lit, face au feu, bien serrés entre leurs 2 parents, autant pour se tenir chaud que pour se rassurer quand l’histoire à venir leur donnera quelque frisson. Tout le monde attend le rituel qui va sonner le début du conte, tout le monde …sauf la petite Marie.

    Depuis le début d’après-midi, Marie n’est pas dans son assiette. Elle se sent inquiète. Inquiète sans raison. Pourtant, la journée avait bien commencée : elle était allée faire paître son petit troupeau de brebis, avait mangé le repas préparé par sa grand-mère, agrémenté de quelques baies qu’offrait généreusement la nature puis fait un léger somme réparateur dans la petite cabane que son papa lui avait fabriqué. Mais à son réveil, elle s’était subitement sentie mal à l’aise. En ramenant son troupeau à la bergerie, elle avait cru entendre quelqu’un, par 2 fois, murmurer son prénom et s’était sentie épiée, alors même qu’elle était bien seule ! Etait-ce les histoires à venir de son grand-père qui la travaillaient ? Pourtant, elle savait bien que ces histoires de grottes aux sorcières, de feux follets et de mare au diable n’étaient que des sornettes !
    Elle savait tout ça ! Mais alors, pourquoi ce soudain mal-être ? Et puis, pourquoi ce soir, sa grand-mère chérie la regardait-elle si intensément, au point presque de lui faire peur ? Et puis ce feu, ce feu si réconfortant habituellement, pourquoi ce soir lui donnait-il cette si étrange impression, l’impression …

    1. Anne says:

      L’impression que même les flammes qui dansaient dans l’immense cheminée, se tortillaient de plus en plus vite, qu’elles se mettaient à dessiner des silhouettes de sorcières terrifiantes. L’impression même d’entendre à nouveau son prénom murmuré dans l’âtre de la cheminée…
      Marie chercha du réconfort dans les yeux de sa grand mère mais faute d’aide, elle y vit une inquiétude inhabituelle et grandissante.
      Grand père débuta l’histoire mais au lieu de s’évader dans l’imaginaire comme à l’accoutumée et de passer un doux moment, Marie se sentit prise de panique, ne voyant dans chaque phrase de son grand père et dans la gestuelle qui accompagnait son récit, que des allusions déguisées au monde terrifiant des sorcières. Elle entendit à nouveau son prénom à chaque fin de phrase, le son des voix se faisant toujours plus pressant.
      Tout à coup, envahie par ce trop plein d’émotions, elle en perdit même connaissance. Sa grand mère, observant la scène depuis un moment, la prit dans ses bras et la déposa dans son lit afin de lui admisnistrer quelques soins. En effet, comme le craignait la grand mère, Marie, toujours adepte de sensations fortes, avait appliqué, à la lettre, la fabrication d’une sorte de potion; recette narrée par grand père lors du dernier conte. Seulement, Marie a ensuite eu quelques effets secondaires dus à ce breuvage, entre autres, une énorme poussée de fièvre délirante, la même qu’avait eu sa grand mère lorsqu’il y a des années, son propre grand père lui avait, lui aussi, conté cette histoire !

  5. Christelle77 says:

    Lettre à Anne

    Alors que la veille, un jeune homme avait de nouveau disparu, devant ses amis, au pied de la cascade désormais malheureuse célèbre dans le village (c’était en effet là que les disparitions avaient lieu !), certaines langues commencèrent à se délier. La mère Loubès avait depuis longtemps jeté les soupçons sur Lola et monté certains villageois trop influençables contre la jeune femme. D’ailleurs, cette Lola n’était-elle pas la petite fille de la vieille Lacraberre, une soi-disant « guérisseuse » retrouvée morte 10 ans auparavant au pied d’une falaise ? Les gendarmes n’avaient jamais pu déterminer si c’était un accident ou si elle avait été poussée par quelqu’un (… ou par le diable disaient certains !). Quoi qu’il en soit, « guérisseuse » équivalait, dans la tête de bon nombre de méchantes âmes, à « sorcière ». Et par ricochet, Lola, enfant sauvage qui semblait n’être qu’un fantôme puisqu’elle s’évaporait dès qu’on tentait de l’approcher, était bien vite elle-aussi devenue une sorcière !
    Secondée par son fils, abruti fini, violent, buveur et mauvais payeur, la mère Loubès décida de monter une battue pour régler son compte à la Lola. Elle su si bien convaincre les villageois qu’une armada de 150 personnes entreprit de rejoindre la cabane de la jeune femme pour y mettre le feu … et la sorcière avec !!!

    Benoît, jeune spéléologue professionnel de 30 ans natif des environs n’était pas de la battue. Il était revenu vivre dans son village natal pour étudier les grottes souterraines des lacs d’Ayous qu’il soupçonnait d’être la cause des mystérieuses disparitions. Il avait en effet étudié que certains trous menant à des grottes pouvaient se former dans les lacs et se comporter comme de véritables siphons aspirant tout ce qui se présentait à leur porte. Pour lui, les corps des disparus se trouvaient donc quelque part dans ces grottes souterraines qui n’avaient pas encore été explorées, faute de moyens.
    De plus, si Benoît n’était pas de la battue, c’est que sa propre grand-mère vouait à la grand-mère de Lola une reconnaissance éternelle pour l’avoir sauvée de la mort. Reconnaissance qu’elle avait transmise à tous ses descendants. Benoît savait donc bien que Lola n’était ni une sorcière ni une criminelle mais seulement une jeune femme si craintive de la race des Hommes qu’elle préférait la seule compagnie des animaux. Ne voulant pas se rendre seul chez Lola qu’il ne pourrait pas approcher, il convainc sa grand-mère de l’accompagner. A eux d’eux, ils parviendraient à la mettre à l’abri des villageois en furie !
    Quand ils arrivèrent non loin de la cabane, ils trouvèrent Lola recroquevillée et sanglotant si bruyamment qu’elle ne les entendit même pas avancer. Lentement, le plus doucement possible, comme on s’approche d’un oisillon tombé du nid et incapable de s’envoler, ils s’approchèrent de Lola. Effrayée à leur vue en croyant sa dernière heure arrivée, ils parvinrent tant bien que mal à lui expliquer qui ils étaient et finirent par la convaincre de les suivre et de la protéger dans leur maison jusqu’à ce que l’affaire soit close.
    Les villageois arrivèrent quelques minutes après, entrèrent dans la cabane et ne trouvèrent rien pour prouver quoi que ce soit. Mais « rien » était déjà trop ! Ils brulèrent donc la cabane, tuèrent le petit troupeau de brebis de la jeune femme et entreprirent de parcourir la forêt à la recherche de la criminelle.

    Quelques jours plus tard, les gendarmes vinrent mettre fin au mystère. Grâce à l’aide de Benoît, ils retrouvèrent les 5 corps disparus au fond d’une nappe souterraine. L’autopsie révéla qu’ils étaient bien morts par noyade, innocentant définitivement Lola, au grand dam de la mère Lubès et de son rejeton. Durant ces quelques jours et grâce à la douceur de ses sauveurs, Lola finit par comprendre que se retirer du monde n’était pas la clé pour éviter le danger, bien au contraire ! Elle apprit donc à se mêler au reste du village, à discuter avec les gens, à apprendre à reconnaître les belles âmes des méchantes. Et pour se faire pardonner, un grand nombre de villageois proposèrent même à Lola de lui construire une nouvelle maison, où elle le voudrait dans sa montagne ou dans le village.

  6. Goldy says:

    Chaussures de randonnées lacées, sac à dos apprêté, bob vissé sur le crâne, Charles est prêt à en découdre avec le pic du Midi. Ces quelques jours de congés vont lui permettre de recharger les batteries et effacer ces horribles photos de cette dernière enquête policière. Pourtant des horreurs, il en avait déjà vues mais là, il se devait de faire un break, l’âge sans doute. Et puis l’idée de retourner à ses sources, les Pyrénées, l’avait convaincu un peu plus.

    Le voilà en route vers ses montagnes si magiques et si mystérieuses. Sa venue au pays n’avait pas échappé à ces quelques amis restés au village : accueil chaleureux, un peu arrosé, on parle du passé et surtout de l’avenir.

    Charles commence son ascension et ne se lasse pas de ce paysage si merveilleux. Le soleil vient de montrer le bout de ses rayons qui lui promettent une belle randonnée ensoleillée et avec juste ce qu’il faut de chaleur. Une belle journée s’annonce.

    Chemin faisant, il rencontre quelques randonneurs, de tout âge, plus ou moins bien équipés. Il salue chacun et leur sourit mais aussi à l’idée de faire de la randonnée en tong : les gens !!

    Ses jambes gravissent chaque mètre avec entrain et son esprit vagabonde, d’une fleur à un arbre, d’un oiseau à un papillon. Que la nature est riche et belle !! Puis son regard se perd, un peu plus loin, un peu plus haut : un petit point noir qui bouge, un bouquetin sans doute. Charles se munit de ses jumelles, règle la vue et… et non, ce n’est pas un animal mais une silhouette humaine qui se déplace aisément d’un bloc de pierre à un autre. Lui revient, alors, en mémoire l’histoire contée par ses amis hier soir. Celle d’une jeune bergère, sauvage, prénommée Lola. Et si c’était elle ?!

    Instinctivement, il presse l’allure et repense aux récits de ses amis : des disparitions depuis quelques années, aucun corps n’a été retrouvé, aucun indice, aucune piste et cette bergère sauvage que personne ne peut approcher… Allez, oublie ! Tu es en congé, songe Charles.

    Midi approche et les grenouilles abdominales de Charles entament un chant guttural. Encore quelques pas et il s’installe au bord d’un cours d’eau. Il retire ses chaussures, chaussettes et fait trempette : brrr c’est frais mais vivifiant ! Son regard erre et rencontre, à nouveau, cette silhouette, plus proche. Elle ne semble pas avoir remarqué sa présence, elle s’affaire, va, vient et disparaît. Charles est intrigué et en oublie ce pour quoi il est là. Rapidement, il se rechausse, ramasse ses affaires et se remet en marche. L’excitation fait accélérer son pas.

    Il gravit quelques rochers, non sans mal : son manque d’entrainement se fait sentir mais pas que… Lentement, Charles avance et arrive à l’endroit où se trouvait cette silhouette. Il a le souffle coupé : la vue est juste sublime ! Mais Charles ne s’attarde pas et continue son ascension et l’aperçoit encore plus près. Il se fait tout petit et la suit le plus discrètement possible. Comme un isard, Lola se déplace de rocher en rocher, légère comme une plume, rapide comme le vent.

    Charles est à la fois excitée : où l’emmène-t-elle, et stressé : pourvu qu’elle ne disparaisse pas totalement.

    Tapis derrière une fougère, il la voit entrer sous une voûte. Il patiente longtemps, très longtemps. Il hésite, doit-il la suivre aux risques de l’effrayer ou est-elle déjà repartie par une autre sortie ?
    Et puis, elle est là. Il baisse rapidement la tête mais trop tard, elle l’a vu et s’enfuit.
    Flûte !! Je lui ai fait peur, se dit Charles. Tant pis je vais voir.

    Il se relève et se dirige vers cette grotte, la gorge sèche. L’entrée est petite et l’oblige à se coucher puis à ramper jusqu’à l’intérieur. Une odeur l’accueille. Il ne sait pas dire si cette dernière est gênante ou repoussante. Il avance et se surprend à ne plus rien sentir et se familiarise avec la pénombre. Après quelques mètres, la grotte l’invite à se relever et lui révèle son secret, leur secret.

    Charles est abasourdi, chancelle et se retient contre la roche.

    Enfin, il reprend son souffle et observe la scène. Au centre, brûlent encore quelques bûches et cette faible lueur éclaire chaque visage, enfin ce qu’il en reste… Sont assis, contre les pans de la grotte, cinq corps, de taille différente. Charles s’approche et les observe l’un après l’autre.
    Il commence par celui qui lui semble le plus vieux, comme momifié. Il pense à un homme, grand et fort. Puis le deuxième, plus petit, c’est un squelette vêtu de loques, la tête tombante. Le troisième corps ressemble au précédent accompagné de son sac à dos. Le quatrième est dans un état moins avancé, il lui reste encore un peu de chair, sèche. Charles se penche et remarque deux boucles d’oreilles, un peu ‘décrochées’ : une femme sans doute, assez jeune au vu de ses vêtements. Et enfin le dernier corps, même état que cette femme, peut-être le couple disparu il y a quelques mois. Charles se redresse, recule de quelques pas et contemple la scène. Ils sont là en cercle, comme pour une veillée à se raconter comment ils sont morts sans doute. Un bruit le tire de ses pensées. Il se retourne. Lola se tient droite derrière lui et le fixe intensément, profondément, le visage fermé.

    Ils se scrutent de longues minutes. Enfin, Charles ouvre la bouche le premier :

    – Je m’appelle Charles, je… je… les mots se sont enfuient loin de la grotte.
    – Lola, je suis Lola, lui répond-elle sèchement, brutalement. Que faites-vous là ?
    – Euh.. Je vous ai aperçu et je vous ai suivi. Il se tait, quoi dire. Il se tourne de biais et de sa main montre les corps
    – Ce sont mes amis.
    – Pardon !! Vos amis mais ils sont…
    – Morts, oui, je sais, je suis sauvage pas idiote ! Leur randonnée s’est finie tragiquement et je n’y suis pour rien. Je les ai juste amenés ici à l’abri des animaux sauvages. Je ne voulais pas qu’ils finissent dans leurs estomacs.
    – Oui, mais leur famille…
    – Je sais mais personne n’est venu les chercher alors je les ai réunis et ils me tiennent compagnie. Elle s’avance et s’assois près d’eux.

    Charles en reste bouche-bée. A son tour, il s’assoit près d’elle et engage le dialogue. Il lui explique son métier et ce qu’il va faire en sortant de ce lieu. Elle l’écoute attentivement et hoche la tête.

    Quelques jours plus tard, les corps ont été redescendus dans la vallée, identifiés et autopsiés.
    En effet, Lola est innocente, les autopsies n’ont révélé aucune trace suspecte dans la mort de ces cinq randonneurs. Leurs familles respectives ont pu récupérer les corps et enfin, faire leur deuil.

    Quant à Charles, il ne manque pas de rendre visite à Lola à l’occasion de ses rares visites dans la vallée d’Ossau.

    1. christelle77 says:

      Top !!! Et en effet, comme vous, j’aime bien les histoires qui finissent bien et où l’innocence l’emporte sur la méchanceté humaine !!! 😉

  7. sandrine says:

    suite du texte d’Anne. (avec mes filles)

    Certains randonneurs disparaissaient… Ces questions tant mystérieuses trottaient dans la tête de Lola..s’arrêtant ainsi pendant des heures, assise sur un rocher, contemplant son reflet au bord du lac..réfléchissant. Étaient-ce seulement des illusions ou la réalité? Où passaient donc ces randonneurs? Quel(s) étai(en)t leur(s) chemins(s)?
    Seule depuis 5 ans, n’adressant la parole à personne, Lola ressentait une peur, infime, mais assez présente, peur de parler a quelqu’un..chose absolument banale pour Lola qui vivait dans un petit village auparavant.
    C’est alors qu’au bout de quelques jours de réflexion, elle se décida à s’adresser à un berger, qui passait non loin de sa cabane pour se rendre à sa « ferme ».

    Marchant au pas de loup ce matin-là, il surprit cette jeune fille isolée, au bord de son passage, sentier qu’il emprunte tous les matins et tous les soirs. Traînant son pique-nique pour midi, il s’arrêtant auprès de Lola. Mais que faisait-elle ici? Il n’en avait le moindre doute.

    – Bonjour Monsieur, je suis Lola..
    – Bonjour, oui je vois, je vous aperçoit parfois quelques matins au bord du lac, au lever du soleil.

    Tient donc, il est observateur ce berger, pensa Lola.

    – Euh..Je voulais vous demander..

    PAM PAM PAM !! raisonna dans les flancs de la vallée..comme des coups de fusil.

    – Oh mon dieu, mes brebis, mes chèvres s’écria le berger. Il partir en courant dans ce sentier biscornu, au secours de ses animaux.

    Lola n’avait pu dénicher aucune information au sujet de ces énigmatiques randonneurs.

      1. christelle77 says:

        C’est sûr ! Ce doit être un sympathique moment familial !!! J’en aurais bien pris encore un peu d’ailleurs ! Ces vilains coups de fusils nous ont empêchés d’avoir le fin mot de l’histoire ! 😋

    1. Anne says:

      Sandrine, en quelle classe sont vos filles ? Ce qui est sûr c’est qu’elles seront bien entrainées pour les productions d’écriture de la suite d’histoires…:-) Bravo !

      1. sandrine says:

        Ma fille de 16 ans passe en première économie et social, ma deuxième fille passe en cm2 .
        Comme elles s’ennuient je les fais participer a l’histoire, c’est vrai que ça les entraîne.
        Merci à vous toutes pour vos commentaires. J’avoue que sans les filles je serai moins inspirée.

  8. Carole says:

    Sa cabane était rudimentaire mais connectée au monde extérieur. Lola avait son Blog « en terre d’aventures  » qui lui permettait d’être reliée aux autres et notamment avec certains citadins en mal d’espaces et de liberté. Par messages privés, elle avait préparé méticuleusement le départ de certains… Départ vers un monde sans nom.

  9. Sonia says:

    Suite de Anne

    Derrière sa fenêtre , Lola observait ces randonneurs qui passaient devant sa maison . Elle remarqua que certains d entre eux avait juste une bouteille d eau pour bagage , et se dit  » fff ..encore un qui ne va pas revenir , ces citadins , ils se croient toujours plus forts , ceux la .. ».
    Elle s installa a sa table , dehors alors que le soleil apparaissent doucement derriere sa montagne.Elle deplia son journal devant son café bien chaud, et parcoura l article qui relatait des recherches en cours.
    Elle imagina l inquietude de leurs familles et eu un pincement au coeur, elle que personne n avait jamais cherché depuis 5 ans.
     » Je la connais par coeur moi , ma montagne . Je vais aller voir sur le petit chemin la ba .. la ou mes moutons ne veulent pas aller ..on va voir ce qu il y a  » .La jeune intrepide fourra un couteau dans son sa besace, son chapeau, une gourde et appela son chien , son fidele ami qui serait la en cas de problème.
    D’un pas décidé, elle s engaga sur le sentier , et des flashs lui parcourait son esprit : tous ces gens sont peut etre bléssés ,en pleurs et apellent a l aide, rien ne capte ici . Ces accros de la wifi n ont plus leurs reperes .
    Le soleil lui ouvrait la route et son chien aboya a l entrée d une grotte qu elle n avait jamais remarqué jusque la .Un rayon semblait illumininait l entrée. Elle s engouffra et apercut de ca et la , des montres, des pulls que ses predecesseurs avaient laissé la . Elle continua et se faufila dans des galeries de plus en plus petites.Elle entendit des voix lointaines qu elle decida de suivre.Elles paraissaient familières elle qui était une etrangère ici . Sa curiosité s enflamma et ses pas se presserent. Tout a coup , se devoila un paysage magnifique . La galerie menait à un lac souterrain , illuminé d une lumiere étrange qui venait d on ne sait ou .La couleur de l eau etait celle des plages de son enfance dans son ile natale . D un bleu turquoise au vert pale , elle se refletait contre les parois de la grotte qui semblaient mesurer 10 m.De plantes aux milles fleurs ornaient les bords du lac …Des gens se baignaient , riaient et respiraient le bonheur.Elle s avanca,. et resta stoppée net, quand elle aperçut sa mère , jeune, et son petit frère qui pataugait dans l eau . Tout y etait , la creme solaire, sa grand mere qui faisait la sieste , son amie Flavie qui lui faisait de grands signes.
    Avancant à pas de loup, son amie lui dit alors  » Mais ou etais tu? Ca fait trois heures que tu es partie ! On t attendait pour le gouter ! » Elle pencha la tete et vit ses petites jambes et son maillot a paillette qu elle aimait tant .Elle était retourné dans son passé, son paradis .Elle vit alors les randonneurs disparus qu elle avait vu dans le journal . Elle courut vers eux et leur dit  » ou , ou sommes nous ..? svp? je ne comprends pas ..que faites vous ici? »
     » Ma petite, tu es dans la grotte du Temps Suspendu …Ici tu peux venir te refugier quand ton coeur est triste. Nous avons parcouru le monde pour revenir dans ce temps qui nous a rendu heureux .Nous avons décidé y rester pour ne plus quitter ceux que nous aimons.Tu as le choix , tu peux repartir ou rester , mais sache que si tu pars et que tu reviens, tu seras peut etre dans un autre temps de ton passé .  »
    Ils etaint donc la tous ces gens , la ou il n y a ni temps ni espace .
    Son chien était entrain de jouer dans l eau quand elle s approcha de sa mère , et se blottit dans ses bras pour sentir encore la tendresse et la chaleur de sa peau . « Tiens ma chérie ,prend ton beignet aux pommes  » dit elle avec son sourire radieux.
    Elle croqua a pleine dent dans son gouter préféré et eclata de rire avec Flavie .Elle savoura cette sensation de rire et de legereté d un enfant de 8 ans… Elle savoura ce bonheur qui ne durerait qu un temps .. infini

  10. Sabine Thierry says:

    vous pouvez écrire votre histoire jusqu’à jeudi prochain, merci les filles pour votre participation.
    Des petits talents en herbe!!!!

  11. Sabrina says:

    Suite à Christelle .
    …. Cette étrange impression… l’impression que… sortaient du feu de petites formes couleurs d’or qui semblaient vivantes et se rapprochaient dangereusement de Marie.
    Elle ne parvenait pas à détacher son regard de ces petites lumières qui fusaient de parts et d’autres de ce feu si envoûtant , alors qu’elle était dans une posture confortable sur l’immense tapis étalait au sol ( car Marie ne faisait jamais les choses comme les autres ! ) , près de la cheminée , une de ces petites lueurs vint se figer là , juste devant le bout de son petit nez..!
    Marie , apeuré , fit un bond en arrière , personne ne semblait avoir remarqué ce qui se passait. Toute la petite famille écoutait avec attention l’ extraordinaire histoire de Grand-père …. elle cherchait des yeux sa Grand-mère qui l’enveloppait déjà d’un regard bienveillant et rassurant.
    Sa Grand-mère savait-elle ?
    Avait-elle vu , comme elle , ces drôles de petites choses …?
    Elle se frottait les yeux pour être certaine que sa vue ne lui jouait pas des tours…mais non ….
    Marie se trouvait face à une adorable petite créature …. une Fée !!!
    Elle en restait bouche bée , en extase , devant cette petite merveille sortie tout droit du Pays Imaginaire , curieuse , qui tourbillonnait autour d’elle , elle retenait sa respiration .
    Pourquoi avait elle ce privilège ? Se demandait elle…. Peut-être , parce que Marie était différente et qu’elle pouvait percevoir ce monde invisible qui échappait aux autres ….
    Tout à coup , elle se sentait tellement bien , son corps flottait dans l’air aux côtés de sa nouvelle amie qui la regardait d’un oeil pétillant et amusé.
    Bizarrement , ce regard lui était familier… Mais Oui !!! Elle le connaissait !!! Comment était-ce possible…. il s’agissait de son adorable Grand-mère Paulette ….Et comme par magie , toutes les deux virevoltaient , le bonheur jaillissaient de leurs eclats de rire , aux milieux des étoiles, plus précisément…… continuez tout droit , en sortant de la planète Terre , jusqu’à la 2ème étoile à droite … Vous ne pourrez pas la manquer , c’est celle qui brille le plus !!
    Mais en attendant … Chuuuut…. Marie s’était endormie dans les bras de sa Grand-mère et continuait son extraordinaire aventure à ses côtés .

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