L’auto stoppeur, réécrit par VIRGINIA TOWNSON…

Automne 2017, une série d’agressions sexuelles et deux meurtres endeuillaient la région du Médoc en Gironde. Deux cadavres de femmes avaient été retrouvés dans une maison en ruine du bourg d’un village. En pleine saison des vendanges, quand la foule des anonymes la faisaient exister, la tranquille bourgade de Listrac avait été secouée par l’histoire d’une femme séquestrée.
A chaque fois, les femmes d’âge mûr et brunes étaient visées.
A chaque fois, l’agresseur s’arrêtait avant le viol.
A chaque fois, les victimes décrivaient l’agresseur comme un homme grand et sec.
Bien que nous étions au printemps, l’hiver avait repris ses couleurs. C’était un dimanche pluvieux où le soleil semblait timide. Il était tôt, le brouillard se levait. C’était une matinée cotonneuse.

Jeanne, femme séduisante mais déboussolée, avec ses cheveux qui tombaient sans façon, avait les yeux gonflés par le chagrin. Depuis le drame, tout en elle avait déserté, la joie, la volonté, les projets.
Elle revenait d’une balade autour du lac, le besoin de se lustrer le regard de la beauté pure de la nature encore endormie, après une énième nuit d’insomnie, lui avait permis de se délivrer un peu de la fatigue accumulée, elle en sortait ébranlée comme en apesanteur.
Elle entendait le bruissement des arbres tant la forêt paraissait proche et si grand était le silence.
Elle aimait cette période de l’année où les feuilles mortes recouvraient les chemins et les bois sentaient les cèpes. Des senteurs qui lui rappelaient que c’était l’heure du déjeuner. Au menu pour midi, un bar pêché de la veille qu’elle cuirait au four accompagné d’un plat de légumes rôtis et pour terminer un délicieux gâteau à l’orange.
Elle avait faim, s’en étonna.
Elle était toujours là malgré son cancer … elle se souvenait de cette nouvelle comme d’un incendie, depuis, le sentiment amer d’être allée taquiner le diable et d’en revenir ne la quittait plus. C’était pleine de rage contre l’absurdité de la maladie, qu’elle décidait aujourd’hui de reprendre la main sur une vie qui aurait pu lui être confisquée.
Tout à ses pensées, au détour d’un virage, sur le chemin du retour, une longue silhouette abritée sous un parapluie était immobile sur le bord de la route. Il pleuvait dru et l’orage grondait. Jeanne s’arrêta pour proposer à la personne de monter. L’homme accepta d’un simple signe de tête.

Assis à l’arrière de l’auto, il y avait chez lui une marginalité qu’on devinait obscure. Une impulsion soudaine poussait parfois cet homme libre à tout quitter. Il aimait alors, homme aux semelles de vent, arpenter seul les rues et les chemins et se laissait hanter par eux. Alors le charme opérait et magie et folie se conjuguaient dans le cœur de cet étrange trentenaire fou ou prédateur. Dans son univers mutant et mouvant, il ne se souciait pas de grand-chose et surtout pas du reste du monde qui le lui rendait bien. Il se sentit observé dès les premières minutes comme s’il était une anomalie, sentiment désagréable qui le poursuivait depuis l’enfance et qui le mettait toujours en colère.

Le silence pesait, l’atmosphère sous-jacente était tendue. Il vit que le regard de la conductrice s’attardait sur ses ongles noirs et sur les tâches du col de son pardessus froissé. Son nez et sa bouche étaient dissimulés par une écharpe.
Il y avait chez lui quelque chose d’étrange, son visage avait un côté médiéval, se dit-elle.
Elle conduisait vite, trop vite, elle le voyait dans son rétroviseur, son regard de prédateur la fixait pour saisir le fil de sa pensée, il s’amusa de son trouble. Pour détendre l’atmosphère, elle l’invita au dialogue en lui posant quelques questions. Il resta vague dans ses réponses. Elle percevait chez lui de l’érudition mais aussi qu’il semblait camoufler des secrets sous le manteau de l’auto-dérision. Elle cherchait ses mots à coups de pioche et passait tout le temps du coq à l’âne, c’était parce qu’elle pensait à toute vitesse, s’excusa -t-elle. Son silence à lui était inquiétant tandis que ses mots à elle, chahutés par le vent, restaient vains.
Supertramp en boucle dans l’habitacle de la voiture et elle qui parlait trop, il eut la nausée. C’était comme une main qui lui broyait l’estomac. Il semblait submergé par une déferlante d’ombres. L’impression d’étouffer l’oppressa, le besoin d’ouvrir les fenêtres et de passer à travers. Son regard resté rivé sur son dos et sa nuque, il retrouva le calme. Il se demanda alors si entre toutes les fleurs prêtes à donner leur bouquet, c’était elle qu’il allait choisir pour la cueillir.
Jeanne était mal à l’aise, il lui fallait engager la conversation, elle tira sur sa lèvre supérieure en réfléchissant et lui dit alors qu’elle venait d’avoir cinquante ans et que c’était son anniversaire. Cela ne lui posait aucun problème, il n’avait pas d’état d’âme et la pitié il ne connaissait pas. C’était parce que depuis sa naissance, la lumière était éteinte dans son cœur, il était resté dans les ordures et ne côtoyait rien d’autre. Il n’avait que mépris pour la populace.
– Je dois descendre, je suis arrivé, dit-il brusquement.

Alors qu’il s’apprêtait à sortir, le sourire mauvais, il se jeta sur elle. Muré dans le silence, les deux mains agrippées à son cou, comme si elle était une ancre à laquelle il pouvait se raccrocher, il serra de toutes ses forces. Il regarda froidement le visage contracté par la douleur de sa victime, le plaisir fut intense, il eut l’impression de toucher la paix du bout des doigts.
Jeanne lutta contre la montée des larmes, cligna des paupières, bougea la tête de haut en bas, ses traits se fanèrent, ses yeux s’embuèrent, le mascara se mêla aux larmes. Les lèvres soudées d’avoir trop crié et les paupières collées d’avoir trop pleuré, elle était devenue un trait d’union entre deux mondes, femme au visage de cire, ses rêves se brisèrent sur les remparts de sa nouvelle réalité… elle était en train de mourir.
Le visage fendu d’un rictus, il regarda la face inanimée de Jeanne retomber mollement sur le volant.

Le remords est le poison de la vie, il supposa qu’elle était allée vers la lumière quand elle eut quitté ce monde. La mort reste associée à la nuit, le noir est la couleur du désespoir, du deuil, des idées noires et du néant.

Sur le bord d’une route, une voiture était mal garée. Un peu plus loin, on devinait une forme. Émergea des brumes, un homme. Les cernes lui plombaient le regard. Il expira pour chasser le brouillard et ouvrit les yeux.

Virginia Townson.

87 Commentaires
Partager:

87 Commentaires

    1. Sabine Thierry says:

      c’est tout Josiane!
      je vous présente à tous Virginia townson, nous avons toutes les 2 trouvé amusant qu’elle réécrive à sa façon certains de mes textes,
      moi pour ma part…j’adore.

      1. Josiane says:

        J’attendais que vous ns la présentiez un peu plus!! J’ai bp aimé sa façon de réécrire votre texte,elle appuie sur certains détails qui donne « la chair de poule »…..

  1. Tatiemomo says:

    Oui beaucoup l atmosphère, l ambiance digne d un polar doublé d un drame psychologique. On attend la suite quelle sera la prochaine victime?
    Le nom de l auteur sonne , claque , même très bien.

  2. Sabrina PO says:

    Bienvenue Virginia !
    Je dois dire que votre façon d’utiliser la plume est SUPERBE et c’est un réel plaisir de vous lire!!!
    Si je peux me permettre Virginia Townson… est ce un pseudo ou votre véritable prénom et nom ?
    En me promenant sur les catégories du blog il y a les écrits de Virginia Towson est lorsque je cliquais il n’y avait pas de post.. Alors j’ai été cherché sur le net et Ion y trouve Virginia Townson américaine écrivain ( une de ses casquette ) née Le 11 Aout 1920…. ça doit être une coïncidence car cette dame n’est plus aujourd’hui….
    Encore un grand Merci pour être sûr ce blog avec Sabine et nous tous et nous faire partager votre si belle écriture .

  3. Sabine Thierry says:

    C’est incroyable votre histoire, elle n’a rien à voir avec cette dame, mais , ne dit on pas qu’il n’y a jamais de hasard!
    Merci Sabrina pour l’info.

  4. Mirielle says:

    Bonjour et bienvenue à Mme Towson.
    Bravo!
    Alors comme il est tout à votre honneur de souhaiter la discrétion…
    Encore un mystère de Dame Sabine
    C’est drôle, mais je vous imagine…
    Cheveux cour, plutôt chatain clair, entre 1m70 et 1m75, et entre 55 & 60 printemps…
    Je ne sais pas pourquoi !

      1. Françoise46 says:

        c’est bizarre, je pense comme Mirielle quant à la description de « Virginia Townson » une personne qui vous ressemblerait fort étrangement, Sabine, Ce n’est sûrement qu’une impression, mais ne seriez vous pas Virginia Townson ?

          1. Françoise46 says:

            Quand vous aviez évoqué votre prochain livre, vous aviez précisé que vous aimeriez écrire plus tard des romans policiers.
            Le texte réécrit de l’auto stoppeur est très structuré, très abouti , même si le récit fait froid dans le dos.
            le choix de  » Virginia Townson » a une consonnance anglo-saxonne que vous appréciez, car nous savons que vous aimez particulièrement l’Angleterre.
            Ma note est de 19,75 sur 20.!!

  5. Mirielle says:

    Chère Sabine,
    j’ai noté Bravo,
    Mais puisque vous souhaitez, vraiment avoir mon ressenti, et bien…
    J’ai…
    Comment dire, je cherche les bons mots …
    L’écriture est belle, mais je ne peux pas aller au delà, j’ai eu la sensation très désagréable de voir la mort de cette femme, sa souffrance, cette injustice, bref, je n’ai pas aimé Mon ressenti, tout simplement.
    Je ne pourrais pas écrire comme ça sur ça..
    Femme, enfant, viol !
    Vous avez souhaitez savoir…

    1. Sabine Thierry says:

      mais si, il faut tout nous dire,
      pas de souci, au contraire c’est qu’elle a mis les bons mots, elle voulait aller au bout de mon texte et imaginer le pire.
      Si vous êtes à ce point troublée et dérangée ça veut dire que ça a marché!

  6. Nurse 24 says:

    Bienvenue Virginia et bravo!!!
    Très beau texte, une belle écriture qui prend aux tripes dégageant l’horreur de cet homme…
    J’aime les polars parce que ça cause de la morale bafouée, d’un monde déséquilibré, raconter l’horreur du crime, la noirceur de cet individu…au delà d’une belle écriture rendant ce récit plus profond et émouvant, effrayant … tout autant d’émotions qui traversent le lecteur.
    Le polar, c’est noir violent, comme une balise à la recherche de l’humain et de ses complexes.
    Le crime odieux et le vice méprisable qui caractérisent ce genre de personnes me troublera toujours, en fait j’aime comprendre pourquoi en arriver là…nous ne naissons pas meurtriers…mais dès les premiers instants de vie où il se passe plus de choses que l’on croit (à l’origine de la plupart des névroses ou psychoses) qui grandissent au fil des ans, des situations ultérieures à cet âge comme le seuil d’une vie sombre….quels sont ces véritables désirs mais surtout quel plaisir a t il à faire du mal, à décider de la mort…mais malheureusement c’est ainsi…le psychisme humain!
    D’ailleurs, chez Freud, la conscience n’est que la surface d’un iceberg entièrement immergé et constitué par le pouvoir de l’inconscient. La conscience, le subconscient, les pulsions, les passions, la raison…selon lui, nous sommes tous aliénés par tout cela, c’est une question d’équilibre nous rendant sociables ou pas, nous constituants malades ou pas…à l’origine de tous nos maux…j’ai adoré ces cours à l’école d’infirmière, préface à l’étude de la psychiatrie…
    Je pense que la psychanalyse est à la science ce que le polar est à l’écriture
    Sabine, je ne sais pas par quelle occasion ou idée d’offrir à Virginia une place dans ce blog (d’ailleurs excellente idée 😜), oui le hasard n’exsite pas, votre rencontre avec elle a un sens et je dirai même que vous êtes complémentaires…

      1. Nurse 24 says:

        De rien! Et au vue des suppositions ici exprimées concernant Virginia versus Vous…je n’ai pas envie de chercher plus loin, tellement la qualité de l’écriture est belle, je me laisse dompter…pas de note chiffrée pour moi c’est une note de ressentis et de cœur et ça c’est incalculable ♥️
        Bonne soirée les z’amis!

  7. Anne64 says:

    J’ai adoré !!! Merci Virginia ! 🙂 🙂 🙂 🙂
    Moi aussi j’ai cherché qui pouvait être Virginia Towson, pensant qu’elle était écrivain et que je ne la connaissais malheureusement pas. Mais je n’ai pas vraiment trouvé…du moins rien qui ne me mette sur la piste de notre talentueuse plume de ce jour.
    Curieuse et très agréable sensation en vous lisant, l’impression d’une plume familière. Je vais vous dire la vérité, je me suis même demandée à moment donné si ce n’était pas Sabine qui avait écrit le texte et qui signait d’un nouveau nom. Surtout Virginia, ne vous méprenez pas, c’est un beau compliment pour vous signifier que j’aime beaucoup votre histoire tant sur le fond que sur la forme et j’espère que nous aurons la chance de vous lire à nouveau très bientôt ! 🙂

    1. Christelle77 says:

      C’est drôle, j’ai eu la même sensation que vous, mais sans certitude aucune. Du coup, je vais attendre un peu pour y voir plus clair et profiter en attendant !!

      1. Sabine Thierry says:

        N’hésitez pas à relire et pourquoi pas amusez vous à la noter…on va dire sur 20, je compte sur vous tous.
        C’est son idée et je vous la transmets.
        Pas de Chantal dans les commentaires, là elle a vraiment eu peur!!!

        1. Sabine Thierry says:

          alors les filles on boude son plaisir…celui d’évaluer le travail de Virginia, une note peu importe laquelle serait la bienvenue.

          1. Anne64 says:

            19,5/20. Excellente histoire, décor très bien planté, on plonge dans le récit dès les premières lignes, j’adore la trame du récit, on frissonne, objectif atteint ! 🙂 Virginia, vous avez les félicitations !!!

          2. Sabine Thierry says:

            nous attendons d’autres notes, merci Anne,
            pour une première nouvelle sur le blog,
            on met déjà la barre haute!

    2. Domino says:

      J’ai cru exactement la même chose … L’homme « aux semelles de vent », certaines tournures … Je me suis dit que Sabine nous faisait une farce et semait des indices pour qu’on devine que c’était elle qui écrivait sous un pseudo … Et je ne suis toujours pas sûre de l’existence de Virginia … Je ne sais pas pourquoi …

      1. Sabine Thierry says:

        telle une acrobate dans l’écriture, elle donne une seconde vie à mes écrits,
        j’ai comme elle confiance en vos yeux pour lui donner une note m’dame.

  8. Christelle77 says:

    Bienvenue à notre nouvelle écrivaine !
    Quand je pense que Sabine nous a fait patienter plusieurs jours durant, nous a demandé d’inventer des suites, nous promettait le dénouement le lendemain et nous mentait allègrement puisqu’il n’arrivait jamais… Bon j’exagère un brin, mais c’est parce que j’ai failli devenir « pirateuse » d’ordinateur tant le suspens était infernal pour moi !!! lol
    Voilà en tout cas que là, tout est bouclé dans une seule et même nouvelle ! Quelle libération !! En tout cas, en nouvelle, ça fonctionne vachement bien !
    Par contre, je me rends compte que quasiment personne (mais ma mémoire me fait peut-être défaut), n’avait raconté le geste criminel, en tout cas avec tant de précision. ça fait froid dans le dos !
    Bref, tout ça pour dire qu’on attend la prochaine revisite de Virginia le plus vite possible !

    1. Sabine Thierry says:

      Elle reprend mes écrits, ceux qui l’inspirent et l’amusent.
      Donc c’est normal que vous retrouviez quelque chose de moi, le polar pur ce n’est pas mon truc, mais…sait on jamais…

  9. Pascale says:

    Super captivant ! super bien écrit … Bravo à Virginia à vous Sabine pour nous faire découvrir une écrivaine de talent !
    J’ai quand même du mal avec ces histoires tellement c’est horrible. D’habitude j’aime bien prendre les auto-stoppeurs, je vais y réfléchir à deux fois … et dire que le monde est bourré d’histoires comme celle-ci … Bref … je rejoins Christelle pour les détails, la précision … glaçant … mais quel talent !

    1. Sabine Thierry says:

      Des compliments qui la rendent vraiment heureuse, elle a réussi et ce n’était pas gagné à vous conquérir et à se faire une place dans notre petit club.
      N’hésitez pas à lui écrire, elle vous lit mais écrivaine pour de vrai, elle n’a pas le temps de vous répondre!
      Elle a déjà son public et ne peut pas être partout.

  10. Carole says:

    J’ai été un peu déstabilisée au début, un peu égoïste je dirai car pas envie de partager avec quelqu’un d’autre que Sabine.
    C’est pas bien… mais je suis sincère et livre ma 1ère pensée.
    A froid, maintenant je dirais que l’écrit m’a glacée, que j’ai eu la sensation de lire un polar en 1 page, en accéléré et que l’on en prend plein la figure.
    Au final après digestion, cela me plaît.

  11. Chantal says:

    J ai pensé que c était vous Sabine qui avait pris un pseudonyme. ….les écrits sont moins poétiques et on arrive vite dans le vif du sujet. J ai ressenti l angoisse de la conductrice. …j avais l impression qu elle attendait cette fin….Je trouve qu il’y a moins de suspens dans l histoire vous on pense cela et pas que….

      1. Chantal says:

        Pour l angoisse je mettrai 16/20.
        Pour l ensemble 15/20 car j ai aimé le fait qu on arrive vite à la fin mais j aime quand vous écrivez et que vous laissez place à notre imagination là c était comme ça et be pouvait pas être autrement..

          1. Chantal says:

            Merci a Virginia de me faire connaitre une autre façon d écrire…mais nous aimons l écriture de Sabine telle qu on la connaît aussi

  12. Lili says:

    Moi qui ne lis jamais de polar mais qui ai flippé en me disant que j’ai le profil potentiel de ses victimes…brrrr….
    ça doit être long de se sentir mourir de la sorte…

    18/20 !

  13. Sabrina PO says:

    Alors Sabine, vous avez trouvé cette autre Virginia Townson sur Google ? Surtout l’orthographe du nom est important…. car il y a aussi Towson… sans N après le W .

    Sur Le thème de l’angoisse, je trouve que c’est vraiment réussi et même parfait !
    Donc je mets 20 / 20 . C’est mérité .
    Au grand plaisir de vous lire à nouveau Virginia .

  14. Chantal says:

    je viens de relire ce texte je n’avais pas vu toutes les subtilités du texte….Cela aurait pu etre vous Sabine car même en Afrique du sud vous preniez des inconnus en stop pourtant lui avait tout pour ne pas le faire jusqu’au bandeau sur le visage. En plus ils y avait eu tous ces meurtres à l’automne ce n’était pas aussi vieux que l’héroïne les ai oubliés. Je ne sais pas pourquoi mais cette nouvelle écriture me surprend. Virginia vous ressemble beaucoup enfin je trouve. Avez vous besoin de repos que vous invitiez cette auteure ?

          1. Chantal says:

            Je crois que nous sommes plusieurs à avoir des doutes sur Virginie mais Sabine ne lâchera pas elle est très joueuse….et c est tant mieux pour la suite😁

  15. Laurence says:

    Superbe plume, l’angoisse monte au fur et à mesure. Le style est sobre et sûr.
    J’aime bien aussi! C’est complémentaire avec le tien Sabine, qui est davantage dans l’émotion.
    J’ai cru que c’était une histoire vraie, d’autant qu’il y a eu par deux fois à plusieurs années d’intervalle des meurtres dans une maison à Listrac-Médoc, commis par le fils d’une voisine de la maison en question si je me souviens bien.
    Est-ce que le jeune homme serait la personne indélicate n’ayant pas payé sa chambre, est-ce que le fantôme de la morte aurait soufflé ce qu’il lui est arrivé? Est-ce que Sabine serait Virginia? A priori non, mais pourquoi pas?

      1. Laurence says:

        18/20
        J’ai oublié de préciser dans mon commentaire précédent que les meurtres à quelques années d’intervalle avaient eu lieu dans la même maison à Listrac!!! brrrrrr

  16. Anne64 says:

    Bon et bien on dirait que Virginia s’en tire avec une excellente moyenne en production d’écrit ! Bravo Virginia et que le jeu continue Sabine 😉

  17. Pascale says:

    22/20 !
    C’est super flippant … on attend le déroulement, c’est super bien écrit avec précision … suspens assuré … le personnage est super flippant on se doute que ça va mal tourner, on ressent la douleur de la femme qui meurt … c’est horrible

    1. Christelle77 says:

      Bon, alors s’il faut noter Virginia, je mets 17/20 : c’est très bien écrit, le récit est bien structuré, les personnages sont présentés de façon suffisamment précise pour qu’on s’en forme une image mentale claire. Cependant, j’ai mis un peu de temps à rentrer dans l’histoire (mais c’est aussi parce que je ne suis pas fanatique des polars ou des récits angoissants ou fantastiques alors quand on m’annonce une histoire de meurtre, j’y vais avec moins d’entrain que si on m’annonce une histoire d’amour !). J’aurais également aimé un peu plus de poésie pour contraster davantage encore avec la froideur du criminel (il y a une écrivaine nommée Sabine qui sait merveilleusement faire ça !). Par contre, dès que l’homme entre dans la voiture, la tension monte, le suspens est haletant et on ne lâche plus l’histoire ! Bref : 17/20 !!

      Bon, par contre, j’espère que c’est bien Virginia qui a écrit cette nouvelle et non une camarade qui se serait faite passer pour elle… et qui aurait donc triché !! Si tel était le cas, je me verrais dans l’obligation de revoir ma note et de mettre 0/20 à Virginia et à Sabine ! Et peut-être même 2 heures de colle pour faire une rédaction avec un sujet imposé par moi ! Mais je pourrais cependant me montrer plus clémente si le pot-aux-roses était dévoilé : faute avouée, à moitié pardonnée !
      Mais bon, j’attends la prochaine copie pour me faire une meilleure idée et ne pas accuser à tort ! Car rien n’est pire que l’injustice ! 😁… 😊

  18. Armelle says:

    Tout dépend des consignes d’écriture, du sujet, du thème … Ici pas besoin de grille de notation, on fonctionne avec le cœur !!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *