Le chagrin…

Se soustraire au chagrin c’est tout sauf laisser un vide, c’est positivement l’étouffer…

Vous, les héros du quotidien face aux douleurs du passé, vous vous débattez dans vos histoires d’amour, de couple, d’enfants et de solitude.

Développons ensemble si vous le voulez bien…

Il y a celles qui croient que tout ce qui a existé est gagné pour toujours.  C’est comme une faveur étrange du destin. Le jour où le pire leur tombe dessus et que ça s’arrête d’un coup, mais pas que…

le jour où elles voient leur destin bouleversé par les évènements et leurs convictions ébranlées par le conflit, il n’y a pas pire difficulté que de rester loyales à elles-mêmes.

C’est conduites peu à peu dans le labyrinthe d’une mémoire familiale douloureuse qu’elles tentent de soigner leur dépression dans la nourriture ou l’alcool, les années passent et leur tour de taille s’en ressent. Elles ne sortent jamais indemnes de leur histoire et mettent du temps à la digérer.

Il y a les solitudes à la vie simple et sans prétention qui ont su oublier la tristesse de leur enfance.

Il y a ceux, murés dans la prison des traditions dont la reconstruction de leur passé est filtrée par le temps qui passe et qui en brouille l’image. Ceux qui ont œuvré pour avoir une jeunesse paisible mais qui ont eu la malchance de naître.

Il y a les éternels incertains qui préfèrent poser une chape de plomb sur le cœur.

Et puis il y a ceux, loin d’eux l’idée de rester des figurants insipides, courageux, ils restent capables des plus belles astuces pour rester dans la vie.

 

 

26 Commentaires
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26 Commentaires

  1. Boucle d'or says:

    Sabine, s’il vous reste des livres de poche, j’en voudrais bien un s’il vous plaît.
    Un roman d’aventures si possible. Vous choisissez pour moi. Merci.

  2. Carole says:

    TOUT FAIRE POUR RESTER DANS LA VIE, c’est indispensable.
    Se raccrocher à ce que l’on aime le plus au moment où cela va le plus mal pour ne pas couler. Personnellement, je me suis plongée quelques mois dans l’étude de l’histoire de l’art car j’en avais envie depuis longtemps et cela m’a fait beaucoup de bien. Aller vers le beau.
    S’extraire de ce qui est pesant et s’évader. Penser a réaliser ses rêves et se dire qu’après la pluie viendra le beau temps.
    Avoir la foi en la vie. Se dire que l’on est responsable de sa vie et de ce que l’on en fait. Ne pas se plaindre Rester Vivant !!!!

    1. christelle77 says:

      Ah oui ! L’histoire de l’art !! Avec du recul, j’aurai moi aussi adoré faire des études d’histoire de l’art ! Quand c’est entré dans les programmes de musique au collège, je peux vois dire que je ne me suis pas faite prier pour en faire !!!! Aller vers le beau en effet ou en tout cas, aller vers l’émotion que crée la rencontre d’un tableau avec l’analyse de son contexte historique ou du pourquoi telle ou telle oeuvre est née ! D’ailleurs, ils en parlent beaucoup dans « la femme qui fuit » d’Anaïs Barbeau Lavalette de la création, de l’émotion et de la notion de « beau » !

  3. yefsah says:

    Ma vie est comme un électrocardiogramme, avec des courbes hautes et des courbes basses, mais ce qui les fait remonter, c’est l’amour, celle-ci donne la force, le courage de regarder la vie en face et de l’apprécier, le courage d’affronter ses démons sans plus en avoir peur et les chasser à jamais, ainsi vivre à fond et voir la beauté de la vie. La solitude parfois à son utilité pour mieux remonter la courbe de l’amour.

  4. Carole says:

    Et quand on est dans le creux. Et que l’on a perdu son amour, vers quel Amour se raccroche t’on yefsah? Parles tu de l’Amour que l’on reçoit ou de l’Amour que l’on donne?

    1. yefsah says:

      De tout l’amour que l’on ne voit pas quand on est amoureuse , mais qui est bien présent autour de nous et puis un échec fait réfléchir et même si après une rupture on se dit que c’est la dernière fois que je donnerai mon cœur, la vie fait qu’un jour il réparait par hasard .Il faut laisser le temps faire les choses.

  5. Carole says:

    Tant que l’on a la santé, on doit « se botter les fesses » pour rebondir. Cela demande un gros effort mais on a pas le choix. Si on a un problème de santé, cela devient plus compliqué. Cette rubrique m’inspire. Je laisse la place aux autres témoignages..

  6. chantal11 says:

    Prendre conscience de notre existence dans l’univers, nos expériences de la vie nous démontre que nous pouvons accéder à nos rêves les plus fous
    Eprouver du bien être, du bonheur, ça ne sert à rien de s’apitoyer sur son sort, de toute façon il faut avançer, je n’arrive pas bien à marcher et bien je fais du vélo!(lol),avoir le choix c’est « chouet » non?
    Si le probléme a une solution,il ne sert à rien de s’inquiéter
    Mais s’il n’en a pas ,alors s’inquiéter ne change rien
    Merci Sabine

  7. christelle77 says:

    En fait, je crois vraiment que vous êtes de grandes optimistes Chantal, Carole et Yefsah ! Et c’est beau !! D’une certaine manière vous verrez toujours le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. Et il faut un certain talent pour cela ou une philosophie de vie qui n’est pas toujours facile à avoir (même si elle est idéale en effet !!).
    Et puis gérer son chagrin est une chose … Mais gérer celui des autres !!!! Quand Sabine parle de ceux qui ont eu la malchance de naître, ça me rappelle la raison pour laquelle, très tôt dans ma vie, j’ai eu la certitude que je n’aurais pas d’enfants ! Car je ne suis pas sûre que j’aurais pu supporter que mon enfant me dise un jour de chagrin immense : « mais maman, pourquoi est-ce que tu m’a fait naître moi qui n’avait rien demandé » !
    Bref, on en revient comme souvent à cette notion fondamentale dont vous parlez en fin Sabine : Le courage ! Le courage de ne pas rester un anonyme ou un figurant comme vous dites, de ne pas se morfondre, de se créer des plaisirs quand la vie ne vous les donne pas naturellement, etc … Pas facile d’avoir toujours du courage !

  8. Carole says:

    Optimiste, oui sans doute, c’est en nous ou c’est le choix que l’on fait; a vrai dire, je ne sais pas… Christelle, pourquoi vouloir gérer le chagrin des autres ? C’est impossible non ? Avoir de la bienveillance, oui, mais on est pas là pour gérer le chagrin des autres;

    Je note le titre « la femme qui fuit » car si cela parle d’art, cela m’intéresse. Merci Christelle

    1. Christelle77 says:

      En effet, on ne le gère pas forcément, mais on peut le subir par contre !
      Pour « La femme qui fuit », Sabine en a parlé dans un article du vendredi (il y a 3 ou 4 semaines). Niveau art, ça parle de « l’automatisme », un mouvement artistique large (danse, poésie, peinture, cinéma) né au Québec dans les années 40 et qui prône l’intuition expérimentale en art (il faut donc aimer l’art contemporain !). Je n’en suis qu’à la moitié du livre mais on y parle beaucoup de création, du travail d’atelier, de la difficulté d’être dans une démarche artistique rejetée par la majorité car remettant en cause une société sclérosée et qui prive de libertés …
      Et il existe même un film qu’on trouve sur le net : « Les enfants du refus global », réalisé par Manon Barbeau (mère de celle qui a écrit le livre !).

  9. Amelie says:

    En fait comme vous dites Sabine , rien n’est acquit dans la vie , et dans les expériences douloureuse , il faut essayer d’en tirer le meilleur , pour justement se dire qu’il y a quelque chose à comprendre , et qu’il y a d’autres personnes qui souffrent plus que nous .
    Après il faut apprendre à se connaître soi , et faire avec nos faiblesses et nos forces .
    Et puis surtout , essayer de positiver pour en attirer que du positif ( pas évident quelques fois)
    Et surtout , si l’on doute en l’avenir , venir demander conseil à notre chère Sabine ,
    Ce qui est un bon point positif, pour mieux appréhender, faire face à certaines choses de la vie.
    Car la vie est évolution , dans tous les sens du terme .

  10. claire says:

    C’est un beau texte qui mérite toute son attention.
    Personne n’est épargné par le chagrin, par les blessures qui le provoque, les couacs, les fausses notes … parfois on ne soupçonne même pas qu’une personne a pu vivre une situation très douloureuse à un moment donné de sa vie.
    Sauf pour les personnes comme vous Sabine qui nous permettez de mieux comprendre le sens de ces souffrances. Elles nous permettent ainsi de grandir, de se mouvoir avec le temps.
    Evoluer et avancer !

    1. Josiane Daste says:

      Désolée,pas la tête à répondre….c’est incroyable comme notre corps réagit quand on n’est pas bien moralement….il me reste ce long week end a passer pour savoir ce qu’ils vont me proposer!!! Ma formation s’est très bien passée,vs aviez raison sabine quand vs m’avez dit que j’allais m’y « éclater »,c’est tout à fait ca!! les soins ne me manquent pas du tout,comme quoi…..

  11. Sonia says:

    quant à moi ,ce qui me parle c ‘est le passage  » la taille s en ressent ,elles ont du mal a digerer » !! ah voila la clé de compréhension!! merci 😉 ca va pas changer la donne mais je comprends mieux lol

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