Lettre à un condamné…

Lui,

un homme mince et gris,

il a gardé sa maigreur et ses yeux brillants.

Électron libre à la conduite éruptive,

c’est le portrait d’un talent et d’une vraie inquiétude.

Malgré la douleur qui lui déchire la gorge,

il cherche ses mots à coups de pioche.

La vie l’a déserté,

c’était hier,

le temps ne compte plus quand la mémoire nous ronge…

Elle,

auréolée d’un véritable culte

elle avait ce regard,

un regard qu’on croit encore un regard parce que les yeux étaient ouverts mais derrière,

la porte et l’esprit se sont fermés,

le rideau de fer est tombé.

Eux,

quand rien n’avait commencé et que tout était paisible,

une histoire interdite parce que pas libres,

se déplie lentement.

Deux âmes grisées par l’élan des passions et de la fougue,

un oui qu’on lance au monde entier comme un défi.

Ils ont flirté avec le danger,

par amour,

ils ont transformé leurs peurs en force,

leurs fragilités en énergie.

Et puis un jour,

ou peut-être une nuit,

un couple qui ne se comprend plus,

un couple,

un soir qui ne trouve plus les gestes pour s’unir.

Un homme et une femme englués dans leur haine et dans leurs dérives,

l’alcool et la drogue de trop.

La crispation d’un corps qui se refuse,

des lèvres qui esquissent la moue d’un baiser.

Une dispute,

une bagarre,

un coup…

une chute,

un accident.

Un homme démuni devant une situation qui le dépasse,

la nouvelle de sa mort à elle par sa faute à lui,

c’est comme un incendie de forêt,

c’est comme un mur qui l’enferme.

Le destin lui a volé une part de son âme,

s’en suivront des heures, des journées,

des mois et des années apocalyptiques,

la traversée d’une vallée des larmes.

Aujourd’hui il a purgé sa peine,

arrêtez de le condamner pour un acte qu’il ne s’est jamais pardonné.

Des lignes de force invisibles guident chaque destin,

priez pour que ça ne vous arrive jamais!

Il y a un temps pour aimer,

un temps pour maudire et se réconcilier,

un temps pour rire à nouveau,

un autre pour pleurer et,

pour regretter.

Monsieur Cantat,

Je vous souhaite de reprendre la main sur une vie,

qu’on voudrait vous confisquer.

 

61 Commentaires
Partager:

61 Commentaires

      1. Stephane R. says:

        … nous partageons alors le même « bon moment » Lili…..
        « mon ange de désolation » n’est bien évidement pas dépourvu de sens….. en rapport avec… « l’événement »….

  1. Tatie momo says:

    OH cela s’appelle mettre les pendules à l’heure! Je ne vous cache pas que votre éclairage est très appréciable… car beaucoup de questions se posent sur cet homme… Vous allez au delà des apparences, vous voyez au delà des façades ! Un coup de gueule et à la fois un cri du cœur! merci pour cet article superbement écrit comme d habitude .

  2. mireille says:

    Bonsoir,je lis avec assiduité tout les articles celui ci m’interpelle pourquoi je ne sais pas….mais j’aime cette personne qui bien sur est ravagé par ce qui est arrivé j’ai eu beaucoup de plaisir à lire votre texte ma p’tite Sabine merci

  3. mamie says:

    c’est plein de sagesse …. entièrement d’accord !!! . mais il y a des gens qui ont encore besoin de déverser leurs haines . Décidément leurs énergies seraient plus utile pour d’autre causes

  4. Amelie says:

    je suis tout à fait d’accord avec vos écrits ,
    il a purgé sa peine en prison
    il a le droit de vivre aujourd’hui
    Et que dit on des « pédophiles ou autres ….,,,,!!!!!!

  5. Nurse 24 says:

    Texte magnifique et douloureusement vrai, tout en pudeur…pourquoi ne pas lui envoyer votre récit ???
    Un artiste et un poète au talent incroyable, du rock enivrant, mais son dernier album est si mélancolique…
    Un homme qui s’est égaré dans les frasques de la passion noire désir…lui souhaite de trouver de l’indulgence envers lui, une paix certe fragile et de retrouver de la passion rouge désir…

          1. Nurse 24 says:

            Je viens de le lire à mes amis, biensûr que j’ai tout lu et relu tellement que c’est poignant, qu’est ce ce que vous croyez…
            Un coup de gueule si sagement publié et si généreusement partagé à un public, à des personnes aux ressentis et aux vécus différents ont aussi le mérite d’être lu attentivement autant qu’on le fait pour vous.
            Tendrement la Nurse 😜

          2. Nurse 24 says:

            Si on ne s’est pas comprise ce n’est pas grave à mon sens, les messages sont parfois dénués par manque de geste et de regard pour mieux se comprendre, mes amis ont été très touchés par votre texte et vous disent bravo elle a tout compris! 😁

  6. carine says:

    Vous ouvrez d’autres volets sur cette triste façade, et j’avoue que ça m’interpelle et votre texte est super bien écrit.
    C’est vrai qu’avec votre version, à quoi sert de s’acharner sur cet Homme qui effectivement ne se pardonnera jamais cet acte !!
    Par contre si je peux juste ajouter quelque chose, Monsieur Cantat, je vous souhaite également de reprendre la main sur votre vie mais également de vous soigner afin de ne plus jamais lever la main sur qui que ce soit !!!

      1. carine says:

        C’est vrai RIEN, vous avez raison Sabine de nous faire réfléchir sur tous les sujets et de nous poser les bonnes questions.
        Mais malheuresement elle, elle n’est plus là pour expliquer ses gestes, ses paroles et ses actes !!

          1. carine says:

            Vous certainement mieux que nous 😉
            Pour moi elle, elle était complétement barrée et lui complétement paumé. Donc effectivement leur histoire était mal barrée !!

  7. véro biarritz says:

    L’acharnement médiatique et surtout tous ces avis donnés sur une situation qu’il est difficile de juger de notre place de spectateur … seul lui sait … et seul lui finira ses jours avec le poids de sa douleur …

  8. Rabia says:

    Il a purgé sa peine.
    Il a le droit à un peu de calme pour essayer de se reconstruire.
    Il va vivre le restant de sa vie avec cet énorme poids.
    Le problème, c’est que les gens continue à s’acharner sur lui.
    Il est détruit à vie par le geste qu’il commis. Il est inutile de lui en rajouter davantage.

  9. Laurence says:

    Un tragique destin, pour elle un départ trop tôt et pour lui une souffrance ourlée de regrets. Son ex femme s’est suicidée il y a quelques années. Sans parler des enfants dans tout ça… Un désastre… qui a le droit de juger effectivement. Aucun ne trouvera la paix j’imagine…

  10. chantal11 says:

    Et puis quand ça dérange on reste chez soi!
    En souhaitant qu’il trouve de l’aide afin d’éviter un troisième accidents…
    Des lignes de forces invisibles guident chaque destin…
    Quelle belle lettre truffée de messages

  11. michel says:

    Bonsoir, super texte, il a le droit de vivre , je pense qui regrette son geste qui doit en souffrir , on devrait le laisser tranquille et les journalistes arrêter de parler de cette affaire car il y a eu trop de malheur. La vie de couplé ce n est pas toujours facile.

  12. Nicole says:

    Cela fait un bien fou de ne pas lire les mots de haine qui habituellement jaillissent dès que l’on parle de Bertrand Cantal. Une véritable curée. C’est effrayant de se dire que pour beaucoup cet homme ne paiera jamais les conséquences de son acte. On lui renie le droit de continuer à vivre. Je n’ose imaginer les tourments qu’il doit endurer chaque jour. Bravo Sabine ton texte est courageux.

  13. Christelle77 says:

    Ah, quel difficile sujet !! Celui du pardon, celui de l’acceptation qu’une fois purgée sa peine (pas la douleur, l’autre), on a le droit de reprendre sa vie et de vivre le plus normalement du monde. Celui de la différenciation entre l’homme et l’artiste aussi.
    Le problème avec Bertrand Cantat, c’est que son métier, c’est d’être auteur, compositeur et interprète. C’est d’avoir un métier « public ». Sa vie à lui, c’est écrire ses émotions, ses coups de gueules, ses drames, ses amours, bref, écrire la vie. Et une fois tout cela écrit, la 2ème partie de son travail, c’est de partager ses œuvres, de les chanter. Et ce droit-là lui est retiré aujourd’hui. Mais qu’est-ce qu’un artiste si on lui retire le droit de pratique son art ?
    L’autre problème, c’est que notre société n’est pas homogène dans sa façon de traiter les artistes comme Cantat. Si l’on était logique avec la censure faite à Bertrand Cantat, alors il faudrait refuser de propager les textes sur l’Education du philosophe Jean-Jacques Rousseau parce que l’homme qu’il était a abandonné ses enfants. Il faudrait interdire de jouer les opéras du compositeur Wagner parce que l’homme était antisémite. Il faudrait décrocher les tableaux de Gauguin dans tous les musées du monde parce que l’homme couchait avec des plus que mineures. Et on pourrait sûrement faire une liste longue comme le bras d’artistes de grand talent qui sont le contraire dans leur quotidien.
    Peut-être faudrait-il apprendre à dissocier les artistes (dont le rôle public est de nous faire rêver, nous éblouir, nous faire réfléchir, nous transporter par des émotions) des êtres qu’ils sont dans le privé (ce privé qui ne nous regarde pas, même si l’on peut avoir un avis sur la question).
    Pour ma part, je n’ai jamais été fan de Noir désir. Si le groupe passait chez moi demain, je n’irai pas les écouter. Cependant, je ne vois pas pourquoi j’empêcherais les gens qui apprécient ce groupe d’aller les écouter.

    1. Laurence says:

      Un artiste est toujours sur la sellette, tout est jaugé, jugé, commenté, condamné, encensé…et a valeur aussi d’exemple pour l’opinion publique. A l’heure numérique tout se sait, tout est information, surinformation, désinformation. On s’émeut pour la mort d’une actrice, à côté de cela on nous dit que la Russie empoisonne un agent secret, Mitterand a fait taire Coluche, idem Balavoine, nos agriculteurs se suiccident, des milliers de personnes crèvent dans l’indifférence totale ou avec la bénédiction des puissants de faim, de maladie, de désespoir, l’occident se meurt de trop et de mal manger, Monsanto est plus puissant que Dieu, les pays riches commercent avec les armes … la liste est longue, le monde entier est un réservoir de coupables!

  14. Pascale says:

    Texte écrit avec le coeur …
    Hommage touchant …
    Parce qu’il le mérite !
    Cela lui ferait tellement de bien de le lire votre texte,
    De se sentir soutenu devant tant de haine
    Pour ainsi se pardonner parce qu’il ne souhaitait pas cette fin dramatique !
    Et comme vous dites, ça peut arriver à tout le monde !!
    J’ai souvent pensé à cette histoire, à cet homme qui dans ses chansons avait quelques visions réelles du monde … même avec un brin de folie …

    1. Sabine Thierry says:

      merci à tous pour vos réactions à ce texte.
      Je ne supporte pas le sentiment d’injustice, la haine et le jugement.
      Qui d’entre nous n’a pas bu un verre de trop?
      N’avez vous jamais eu de violence envers quelqu’un?
      parfois une agression verbale en vaut une autre!
      Pour répondre à Michel du 11,
      si tous les proches des gens qui se suicident devaient être jugés coupables…les prisons ne seraient plus assez grandes!
      qui sommes nous pour juger?
      Plus les années passent et plus j’aime mon chien!
      Bientôt un autre article …qui décoiffe!

      1. Nurse 24 says:

        Quand on sait ce que l’on devient quand on boit ou se drogue on ne le fait pas mais….ces deux amoureux étaient dans ce qu’on appelle l’addiction. L’addictologie fait partie de la psychiatrie qui s’appelle la maladie de l’esprit, aussi intelligents et instruits qu’ils étaient et probablement mal entourés ou pas assez aidés, la maladie les a emporté. La psychiatrie va dans le même sens que n’importe quelle maladie et doit être traitée en tant que telle. Si on est juste avec le diabète ou des cardiomyopathies par exemple on doit aussi comprendre que les maladies de l’esprit ont leurs places…mais la réalité est que c’est souvent relégué au dernier rang…et ça c’est un autre débat!

      2. Isabelle64 says:

        j’adoOOOoore !!! et vous avez raison il est trop mignon votre chien !!! je l’aurais bien ramené chez moi … il était toujours à mes pieds… j’adore ses ronflements !!! vivement de revenir chez vous et de lui faire un gros bisous !!!!
        Moi !!!! plus j’apprends à connaître les gens …. et plus j’aime mon chat…..
        Au mois d’avril Sabine !!!!!!

  15. Vincent says:

    Souvent je l’ai eu croisé sur son vélo à la gare de Bordeaux et sans jamais vraiment lui parler j’ai souvent senti pour lui une grande tendresse non seulement pour les chansons qu’il a laissé mais aussi parce que je me suis toujours mis à sa place le voyant avançant tête baissée comme si un poids le tirait vers en bas encore et toujours.
    Je suis comme vous Sabine pour moi rien de pire que l’injustice et le jugement. Nous aurions par passion pu être tous à sa place à lui ou à elle. Passions a la Rimbaud- Verlaine.
    Merci pour lui…
    Bises

    1. Carole says:

      Complètement en phase avec ce qui est dit.
      Lorsque ce drame passionnel a eu lieu, les gens avaient à 99% condamné Bertrand Cantat.
      Je me souviens m’être sentie isolée en me disant  » ce n’est pas aussi simple ».
      J’aimais Marie Trintignan pour sa voix, son regard, sa très grande liberté; je ne connaissais pas bien les chansons de Bertrand Cantat mais je le trouvais charismatique, il avait quelque chose en plus.
      Je me souviens du cri de Kristina sa compagne et mère de ses enfants qui avait dit à Bertrand Cantat alors qu’il était menotté et venait dêtre interpellé « Marie n’est pas morte » , elle était dans le coma; Kristina voulait rattacher Bertrand Cantat à la vie.
      A leur passion dévorante, si on rajoute, l’alcool, la drogue qu’ils consommaient tous les deux… C’est Marie qui est partie mais cela aurait pû être Bertrand.

      Et puis j’aime me remémorer toujours cette phrase puissante de Krisnamurti: « On n’est pas irresponsable de son propre assassinat ».
      A méditer.

    2. Carole says:

      Complètement en phase avec vous Sabine et Vincent.
      Lorsque ce drame s’est produit, les gens étaient à 99% positionnés en le condamnant.
      J’étais une des rares à me dire, mais attendez, ce n’est pas si simple.
      J’aimais Marie Trintignan pour sa voix, son regard, sa très grande liberté. Je ne connaissais pas les chansons de Bertrand Cantat mais je trouvais qu’il avait du charisme.
      Je me souviens de Kristiana sa compagne criant à Bertrand Cantat alors qu’il venait d’être interpellé et menotté à Vilnius: « Marie n’est pas morte » alors qu’Elle était dans le coma, comme pour l’aider à ne pas plonger. Cela m’avait bouleversée.
      Drame passionnel avec en plus l’alcool, la drogue… Il se trouve que c’est Marie qui est partie, mais cela aurait pû être aussi Bertrand.

      Et puis j’aime à me remémorer cette phrase de Krisnamurti  » On est pas totalement irresponsable de son propre assassinat ».
      A méditer…

    3. Domino says:

      « Passion à la Rimbaud Verlaine » : c’est exactement ce que je pense ! J’en ai connu des amours / passions, et ça aurait pu dégénérer… Personne n’est à l’abri… Personne.
      Merci Vincent

  16. AMELIE says:

    -moi aussi je ne supporte pas les injustices ,
    -et puis les médias ne font qu’en rajouter pour gagner en audimat !!!
    – il est vrai que dans bien des colères, l’ont peut avoir des mots , des gestes qui après l’on peut regretter, et si en plus vient l’alcool , la drogue où autre …. l’on n’est plus maître de soi !!
    Moi j’aime bien ce chanteur , autant pour ses textes , ces paroles , que sa musique .
    -Et puis la vérité en fait , qui peut savoir le pourquoi du comment de ce malheur ??
    – Personne d’autre que lui !!!
    – Il y a pleins pleins d’injustices sur cette terre de divers meurtres voulu , là je dirai que c’est trés grave !!!
    -l’idéal serait que MR Cantat puisse vivre et ses passions et partir loin de la France.

  17. Lili says:

    Il y a un métier que je désapprouve de plus en plus alors qu’il colle pourtant à mes valeurs, qu’il est synonyme pour moi d’ouverture sur le monde, de savoirs, de libération des consciences…je salue les vrais journalistes, les journalistes de terrain…et oui, il faut bien alimenter celles et ceux qui se délectent de récits sensationnel. Il est tellement plus facile de juger autrui que d’avoir le courage de se connaître soi…l’honnêteté envers soi, ça prend du temps…

    Qui n’a jamais connu une dispute qui pourrait tourner mal, une chute, l’accident, la voiture que l’on prend et que l’on conduit avec excès parce que débordé de désespoir, qui peut affirmer avoir toujours gardé son self-control ? Et bien, moi je dis chapeau…

    J’avais croisé Cantat il y a environ 3-4 ans dans un quartier populaire de Bordeaux avec sa bande de potes, moi j’étais avec des potes de l’époque. L’une d’elle était toute excitée et moi de dire « laissons le tranquille, laissons-le dans son intimité ».

    On me décrit souvent comme une personne exubérante, il y a pourtant certaines valeurs auxquelles je suis profondément attachée : le respect de l’intimité, ne pas juger, l’humilité. Il y a tant à faire chez soi, cessons de regarder le pré vert d’autrui, cultivons d’abord le nôtre…et puis il y a tellement de raisons de s’indigner pour des causes nobles…

    On sent que ça vient du cœur Sabine…

  18. Domino says:

    Alors là, je dois dire que je vous apprécie encore plus Sabine !
    Noir Désir est mon groupe français préféré, chacun de leurs albums me rappelle des périodes de ma vie. Ce sont mes madeleines de Proust.
    Cantat, sur scène, c’est un charisme, une présence, une aura ….
    Puis le drame ….
    J’ai toujours dit que c’était un accident… On a voulu la faire passer pour l’ange qu’elle n’était pas … Et lui pour le démon qu’il n’est pas. Il a tué son amour, je pense qu’il en souffre tous les jours.
    Bien sûr, la famille de Marie, ses parents, ses enfants, en souffrent aussi et de façon incommensurable. Et on ne peut leur jeter la pierre par rapport à leur façon de réagir. L’avocat Eric Dupont Moretti l’a très bien exprimé dans « C à vous » : « Vous ne pouvez pas demander à une victime de considérer avec complaisance le sort de l’artisan de son malheur. (…) J’ai un infini respect pour ce que dit Madame Trintignant et Benchetrit, ils sont victimes. Vous ne pensez tout de même pas qu’ils vont dire : ‘C’est super, il revient sur scène !’ On peut les entendre, le chagrin légitime leurs propos. »
    Mais il a dit aussi, et je partage entièrement son avis : » Vous avez le droit de ne pas aller le voir et surtout n’y allez pas et moi j’ai le droit d’aller le voir si j’ai envie d’aller le voir, » (A une féministe qui veut faire annuler ses concerts).
    C’était un ACCIDENT. ET personne n’est à l’abri.
    Sa peine, il l’a purgée, et il la purge tous les jours encore. Ce n’est pas parce qu’on dit ça qu’on minimise le chagrin de la famille de Marie Trintignant. Je les plains de tout mon coeur.
    Mais j’aime toujours autant les chansons de Bertrand Cantat.

  19. Corine says:

    Que cela fait du Bien de lire enfin un si beau texte sur ce drame ! 🌞
    Merci Sabine 🙏
    Merci de poser de si doux mots à l’égard de Bertrand Cantat, que tu le monde acable.😳
    De quel droit l’être humain s’autorise autant de haine à l’égard de son semblable ? 😡
    Laissez le tranquille ….sa vie doit être un enfer … cela ne suffit il pas ?

  20. Karine Festal says:

    J ai encore un temps de retard sur les artjcles de l ecrit maus je viens de relire celui ci et je regrette de ne pas pu avoir participer.car je le trouve pougnant !!!!karine

  21. Villadary Joëlle says:

    j’ai trouvé votre texte avec cette vérité pure, cela peut arriver à tout le monde. Quand je vois et j’attends cette haine envers lui. Il a purgé sa peine, il est revenu. C’est un homme de talent, un père. Est-ce que quelqu’un a pensé à ses enfants. L’humain peut être si inhumain. Personne ne peut se mettre à sa place, enfin si… ceux et celles qui ont eu des accidents bêtes, stupide. Cela reste à jamais en soi, et il faut composer pour survivre, puis vivre mais Monsieur Cantat aura toujours ces gens là qui ne lui pardonneront jamais. Il mérite de vivre au mieux avec ses enfants. Chapeau bas.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *